mardi, 22 avril 2008
Parti Socialiste Européen
Depuis maintenant quelques mois, chaque militant des différents partis membres du PSE peut se faire recenser comme « militant du PSE » sur le site web du PSE. La préparation des prochaines élections européennes est une nouvelle étape de cette transformation du PSE. Par le passé, à chaque élection européenne, le PSE adoptait une plate-forme négociée entre les directions des partis. Depuis le conseil du PSE de Sofia, en novembre 2007, chaque militant des partis membres peut contribuer directement à la préparation et à la rédaction du programme du PSE appelé « manifeste », et ce jusqu’au 31 mai 2008. Déjà plus de 100 000 personnes ont visité et contribué au site qui centralise les textes 
Nos concitoyens font souvent de l’Europe le bouc émissaire de leur mécontentement. Il s’agit pour nous de démontrer clairement que c’est la droite, aujourd’hui majoritaire en Europe, qui est l’auteur de cette mauvaise politique, et qu’en conséquence, c’est elle qui doit être sanctionnée. Les propositions du PSE pour une Europe plus juste ont besoin de la contribution de chaque adhérent socialiste. Alors que la France prendra la présidence de l’Union européenne et que Sarkozy exploitera ce moment pour redorer sa propre présidence, il faut démontrer que la gauche est mieux placée pour relever tous les défis européens.
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La nécessité de dénouer la contradiction entre le ressenti ou le vécu de certaines catégories de populations ou de métiers volontiers eurosceptiques et le fait qu’elles « vivent de l’Europe », le désir de mieux identifier les responsables politiques socialistes en Europe, particulièrement le ou la prochain candidat(e) à la présidence de la Commission européenne, l’importance de l’implication des élus, la nécessité de dépasser les manifestations événementielles pour s’inscrire dans un travail de plus long terme, telles sont les pistes qui sont évoquées .
Pierre Kanuty
11:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : international, europe
jeudi, 10 avril 2008
A propos du Tibet...
Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?
Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.
Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n’évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché.
L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin.
Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi.
Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.
A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même. Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage.
Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne. Je demande: pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?
Jean Luc Melenchon
11:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : laicité, international
samedi, 12 janvier 2008
UNE FEMME MARTYR
Veille de l’an neuf 2008, et au lendemain de ce 25 décembre, qui pour beaucoup connotent la paix, une trêve fraternelle, une femme est morte, l’ « UNIQUE » au Pakistan.
Aucune violence n’est légitime, la violence signe l’échec de notre part d’humanité, elle est le contraire de la parole qui seule rassemble, réunit, rallie, fédère.
Nous sommes tous les orphelins de cette femme courageuse, qui croyait que la conviction du bien fondé des valeurs qu’elle incarnait, garantirait le dessein qu’elle portait.
Me reviennent en mémoire les mots d’ordre provocateurs de la pasionaria, ma presque homonyme Dolorès IBARRURI « mieux vaut mourir debout que vivre à genoux », que je jugeais excessifs avec la distance de ceux qui n’ont pas eu à se battre, au sens propre, pour leur survie, je leur préférais l’ironie épicurienne de Georges Brassens, notre sétois « mourir pour des idées d’accord, mais de mort lente …».
Ailleurs, dans des sphères où se joue la prééminence d’un dieu, les luttes de pouvoir en son nom, trop de fois invoqué dans l’histoire de l’humanité pour servir en réalité des desseins moins nobles, on en est encore et toujours là ! Et ce sont toujours les innocents qui trinquent ou les symboles.
Benazir BHUTTO, cette femme rayonnante, incarnait la modernité, la liberté des femmes dans un monde d’hommes, elle l’a payé de sa vie.
Je ne peux dissocier son image de celles de mes jeunes élèves venues elles aussi d’ailleurs, que l’on marie à de lointains cousins, que l’on brutalise pour une cigarette partagée, ou un baiser échangé, qui m’invectivent quand j’aborde en français le siècle des lumières, base théorique des thèses de la révolution et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen « les hommes naissent libres et égaux en droit », et les femmes ? m’a demandé un jour Aicha, pour les philosophes « l’homme » est générique, mais sa question continue à m’obséder……
Que souhaiter pour l’année à venir ? Plus jamais ça ! On l’a tellement souhaité et répété …
Il n’empêche ! Qu’est ce qui peut animer les hommes, les citoyens les politiques si ce n’est la volonté inébranlable de lutter inlassablement pour « allumer des petites lampes plutôt que de se plaindre de l’obscurité », de convaincre que seule l’action portée par la réflexion, l’écoute et le partage solidaire, pourront changer la vie dès aujourd’hui.
Dolorès ROQUE
16:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : international
