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jeudi, 06 août 2015

#Sarkozy tombe le masque frontiste

Profitant de la querelle familiale des Le Pen, l’ex-président Nicolas Sarkozy se lance dans une OPA amicale sur l’électorat frontiste.
A part un appel bienvenu au soutien de la Tunisie qui rejoint celui que j’avais lancé il y quelques semaines.

L’ancien président revisite tous les standards du Front national. Pour lui parler « vrai » c’est parler « front ». C’est un aveu pour Sarkozy, le salut de la droite et de sa France se situent dans son extrême droitisation. Nous mettons au défi, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire de dire ce qu’ils en pensent. Qui ne dit mot consent. Soit ils se démarquent, soit ce sera la marque : une alliance d’idées pour conduire demain les régions et plus tard la France.

J’appelle en ce mois d’août tous les démocrates à réagir. Les mots prononcés par Nicolas Sarkozy ne sont pas innocents. C’est un tournant , cet appel à l’électorat des Le Pen ce n’est pas un un appel à la France, mais à l’extrême droite pour la France

JC Cambadelis

mercredi, 05 août 2015

Les "honneurs" du Canard Enchainé

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mardi, 04 août 2015

"Je suis contre la création d'un président -délégué !"

Je suis contre la création d'un président -délégué !

Au 1er janvier 2016, la nouvelle région sera une et indivisible.A ce moment là,plus personne ne parlera de Languedoc -Roussillon et Midi -Pyrénées. Les nouveaux élus qui la composeront devront avec enthousiasme être dynamiques,clairvoyants,ouverts et devront travailler à l'élaboration d'un grand dessein ! 6 millions d'habitants composeront cette nouvelle région soit 13 départements rassemblés, 2 métropoles fortes, rural et urbain main dans la main...La gouvernance de cette belle région devra tenir compte de toutes les particularités de ce nouveau grand territoire .

Le gouvernement de Manuel VALLS a déjà répondu à ces exigences en décidant d'une répartition équilibrée des services de l'Etat. Il y aura donc après les élections de décembre prochain,une Présidente et des vice-Presidents pas besoin de rajouter un président -délégué.

D'ailleurs dans le débat parlementaire,il n'a jamais été question de créer un président -délégué car cela aurait conforté les anciennes entités au détriment de la nouvelle fusion. J'ai donc donné mon point de vue directement au Premier Ministre Manuel VALLS,en lui indiquant que j'étais contre la création d'un président -délégué.

Même si le parti socialiste est au pouvoir, il ne peut pas à sa guise décider tout seul. Ce qui arrange les intérêts de quelques dirigeants socialistes ne peut pas se faire au détriment de nos concitoyens !!!

Jean Claude Perez, député de Carcassonne

lundi, 03 août 2015

Lettre de Kléber Mesquida aux maires

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samedi, 01 août 2015

Les promesses rendent les enfants joyeux

Manuel Valls l'a dit: une loi va instituer la fonction de Président délégué dans les nouvelles régions. Cette future loi n'a évidemment d'autres vertus que d'offrir un hochet pour amadouer le futur ex président du Languedoc-Roussillon, faché de devoir abandonner la place de premier vice-président qui lui était promise avant le célèbre accord avec les radicaux.

Une telle disposition serait une première dans la cinquième république: promulguer une loi à seule fin de régler un accord électoral entre deux partis politiques. C'est parfaitement contraire aux grands principes républicains et pour tout dire, parfaitement contre productif: cela ne ferait qu'éloigner un peu plus les électeurs lassés des arrangements et combinaisons politiciennes.

Mais comment Manuel Valls, que l'on connait bien plus avisé et fin politique, pourrait-il commettre une telle faute?

Bon, à vrai dire, cette loi déjà surnommée loi « Alary » est probablement vouée aux poubelles législatives.

En effet, entre le dépôt de la proposition ou projet de loi, son examen en commission après désignation d'un rapporteur, son inscription à l'ordre du jour, le premier vote, la navette entre les deux assemblées, la commission mixte paritaire et le vote final, on voit mal comment le marathon législatif pourrait être réduit à trois mois.

D'autant que certains députés socialistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne la voteraient pas.

 

Mais l'objectif est atteint .Les promesses rendant les enfants joyeux, Alary ne grogne plus et c'est bien là l'essentiel..

vendredi, 31 juillet 2015

Regionales : Saurel dégaine

A ceux qui doutaient de sa volonté d'aller jusqu'au bout de sa candidature, à ceux qui glosaient sur son incapacité à avoir des relais en Midi Pyrénées , Philippe Saurel donne depuis quelques jours des sueurs froides...

C'est tout d'abord l'arrivée dans son staff de campagne de  l'ex- directeur de cabinet de Pierre Cohen maire socialiste de Toulouse, Jean François Portarrieu bardé de son carnet d'adresses et de sa connaissance fine de Midi Pyrénées. A noter qu'il est actuellement directeur de cabinet de Jacques Bascou à l'agglo de Narbonne. 

C'est ensuite la présentation de sa première tête de liste, non pas en Languedoc-Roussillon mais en Midi Pyrénées. Le message n'en est que plus clair. 

Pierre Verdier , maire de Rabastens, sera la tête de liste de "Citoyens du Midi " dans le Tarn, le département de Jean Jaurès ...Permalien de l'image intégrée

 

Son portait par Laurent Dubois, journaliste France 3 Midi Pyrénées

Pierre Verdier a été le chef de cabinet de Martin Malvy. Ce passage dans l’entourage du président socialiste (sortant) de Midi-Pyrénées constitue une sorte de brevet de qualité. En effet, dans les rangs socialistes, Martin Malvy jouit toujours d’une vraie autorité et d’une véritable reconnaissance.

Pierre Verdier peut également revendiquer une connaissance des dossiers départementaux. Le maire de Rabastens a été conseiller général. Dans les couloirs de l’Hotel du département, certains citaient même son nom pour succéder à l’actuel président du conseil départemental, Thierry Carcenac. Ce dernier est devenu sénateur et il ne pourra pas cumuler ses fonctions exécutives avec son (nouveau) mandat parlementaire. En 2017 (date d’entrée en vigueur d’une loi sur le non-cumul), Thierry Carcenac devra laisser son siège. Le nom de Pierre Verdier circulait. Mais cette hypothèse ne se concrétisera jamais. En effet,  Pierre Verdier a perdu son siège lors du renouvellement de mars 2015. Élu sur le canton de Sivens, il s’est investi sur le dossier du (fameux) barrage et il  a payé « cash » une position plutôt modérée.

En désignant Pierre Verdier, Philippe Saurel a adoubé une personnalité qui ne manque pas d’atout.

Exclu deux fois du PS (une première fois suite à un conflit musclé avec le député PS Valax et une seconde en raison d’une candidature dissidente aux municipales face au candidat officiel du PS), Pierre Verdier entretient des relations compliquées avec le PS local. Mais il est connu sur la scène politique tarnaise

Grande région: quels aménagements ?

Hier, Damien Alary, seul en son bureau, a annoncé en avant première, avec la permission de Manuel Valls, les choix du gouvernement pour la future grande région. 

Sans surprise, Toulouse est la préfecture de Région , avec la Direction des Finances Publiques, la DIRRECTE (économie, formation professionnelle), la DREAL (environnement,aménagement, logement) et la DRAAF (agriculture..)

A Montpellier , l'ARS, la direction de la jeunesse et des sports et de la cohésion sociale, la direction de la culture, et la chambre régionale des comptes.

La grande région conserve ses 2 rectorats.

Cette répartition des services de l'état est à l'aune de ce qui se fait dans toutes les régions fusionnées. 

jeudi, 30 juillet 2015

La famille Patatopoulos ou comprendre la crise grecque


mercredi, 29 juillet 2015

#Regionales2015 #PS #PRG la cerise sur le gâteau @CaroleDelga @alary_damien

L' accord (entre le PS et le PRG), c’est la cerise sur le gâteau. Imaginez-vous que l’on va inventer une présidence déléguée, je dis bien inventer une fonction qui n’existe pas aujourd’hui. Je ne sais pas comment d’ailleurs. Un texte sera-t-il proposé au Parlement ? Si ce devait être le cas, je ne le voterai pas. Au-delà de la forme, c’est également le fond que je conteste sur ce point. Cette présidence déléguée, promise à Damien Alary, n’aura d’autre effet que de conserver le principe de deux présidences de régions distinctes: Carole en Midi-Pyrénées et Damien en Languedoc-Roussillon. Voilà qui ne correspond ni à la loi, ni à l’esprit de la loi qui veut fusionner deux régions en une seule.

 

Enfin, comment peut-on encore envisager des accords d’appareils politiques distribuant les postes, avant que les électeurs, qui réprouvent ces méthodes et nous le disent à chaque élection, se soient prononcés ? Comment peut-on n’invoquer que des postes et n’évoquer même pas une ligne de contenu, de projet ? C’est choquant et mes valeurs démocratiques ne peuvent l’accepter.

 
 

Carole Delga n’aurait jamais du accepter cet accord avec le PRG. Elle se trouve décrédibilisée et elle va se dissoudre dans cette alliance où il est désormais question, après avoir parlé de binôme, d’un quatuor de tête avec Damien Alary, Sylvia Pinel et Didier Codorniou. La tête de liste doit rester la tête de liste, elle doit décider, elle doit proposer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monique Iborra, député de la Haute Garonne

 

 

 

mardi, 28 juillet 2015

Le Languedoc sacrifié, l'Hérault humilié

Le PS nous offre en Languedoc-Roussillon une nouvelle séquence glauque dont il a le secret. S'il y a longtemps que la lutte des places a remplacé la lutte des classes au PS, le feuilleton des régionales est un modèle du genre.Et il reste encore quelques épisodes puisque les listes sont loin d'être closes.

Les apparatchiks, la bagarre pour des places, la guerre des égos, les combinaisons d'appareils, l'ingérence des « Parisiens », les parachutages, bref, tout ce que rejettent les citoyens est repris dans cette mauvaise mayonnaise.

Tout a commencé par l'invention du binôme, une pure délicatesse sémantique qui avait pour but de calmer les ardeurs languedociennes en réservant la place de premier vice-président au président sortant languedocien. Il s'agissait de démontrer une volonté d'équité des territoires en caressant les électeurs du LR dans le sens du poil. D'autant qu'un certain Philippe Saurel, qui n'en est pas à son coup d'essai, commençait à surfer sur la vague des méprisés de la fusion.

C'est alors qu'interviennent les laborieuses négociations avec le PRG. Les radicaux, qui en d'autres temps n'avaient guère les moyens de leurs exigences, disposent cette fois d'une arme à double tranchant : le rapprochement avec les listes Saurel, et les 12 députés indispensables pour garder la majorité au parlement. Les états majors parisiens s'en mêlent et sacrifient alors Alary et le Languedoc-Roussillon sur l'autel de l'accord PS-PRG. La présidence est conservée pour Delga, mais la première vice présidence revient désormais à Pinel, autre sous ministre mais de Midi-Pyrénées également. Comme il faut bien habiller tout cela d'une apparence acceptable, et surtout flatter les égos des uns et des autres, on invente alors un quatuor composé de Delga, Pinel, Alary et Codorniou. Mais on peut inventer tous les titres honorifiques et formules pompeuses et sans aucun sens, la réalité c'est que dans l'ordre protocolaire, les deux premières sont de Midi-Pyrénées, et les deux derniers sont Languedociens. Reste que toutes ces vices présidences distribuées à tour de bras sont bien virtuelles : il faudra pour cela gagner les élections et passer par une fusion d'entre deux tours qui de toutes façons redistribuera à nouveau les cartes.

Au sacrifice languedocien, s'ajoute l'humiliation du PS Héraultais. On se souvient que Hussein Bourgi avait pris soin de placer les siens et de s'auto désigner tête de liste pour le département. Il se voit infliger un sévère camouflet : il est remplacé par une obscure député européenne qui n'est ni socialiste, ni héraultaise !!

 

Pas sur que cela séduise les électeurs languedociens et plus particulièrement dans l'Hérault. Mais au vu de la médiocrité des listes, notamment héraultaise, on peut aujourd'hui se demander si la stratégie ne consiste pas à déléguer à Philippe Saurel la capitalisation des voix de gauche en Languedoc-Roussillon. Quitte à lui offrir la liste Héraultaise sur un plateau entre les deux tours, celle qui l'intéresse en priorité. 

lundi, 27 juillet 2015

Regionales : du binôme au quadrinôme

 

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"Les débats ont été denses et ont débouché sur la formation d'un quatuor pour mener la campagne" annonce Jean Michel Baylet , président du PRG. 

Et voilà que du binôme Delga Alary , on passe au quadrinôme Delga Alary Pinel Codorniou ! L'inventivité et l'imagination sont donc sans limite en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. 

On attend avec impatience les prochaines négociations avec le MUP et Génération Ecologie (si si, ça existe....) qui devrait "naturellement mais pas mécaniquement" , comme le dit Cambadélis , déboucher sur un sextuor. 

Duo, quatuor, sextuor, on reste encore dans la musique de chambre !

Régionales : nouveaux nuages

144.pngLes Verts, le PC et le Parti de gauche ensemble pour les régionales en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, c'est le nouvel épisode du feuilleton des régionales!

Les 2 listes étaient créditées séparément de 9% pour le Front de Gauche et de 7% pour EELV dans le dernier sondage de Midi Libre. Même si , en politique, les additions ne sont pas régies  par des lois mathématiques, cette liste commune pourrait dépasser la barre des 10 % et se maintenir au second tour. 

 Un nouveau cauchemar en perspective pour le second tour.

Sans compter le poids déterminant de la liste de Philippe Saurel....qui pourrait bien rebattre les cartes

 

 

samedi, 25 juillet 2015

Régionales : l'arme nucléaire du #PRG

Lors de sa visite à Toulouse, le vendredi 17 juillet, Jean-Christophe Cambadélis a rappelé un fait. Jean-Michel Baylet participe aux « petits déjeuners de la majorité ». Tous les mardis, il partage un café avec Manuel Valls. Le patron du PRG a ses entrées à Paris. Il a accès au premier ministre et à François Hollande. Le message adressé aux socialistes midi-pyrénéeens et languedociens, réunis dans la ville Rose est clair : les régionale dans la Grande Région se jouent à Paris, loin de Toulouse et Montpellier.

L’Elysée veut un accord avec le PRG. Un responsable national du PS refuse de confirmer que François Hollande demande aux régionaux d’accepter les conditions de Jean-Michel Baylet. Notamment une 1ere vice-présidence à Sylvia Pinel. « Je ne fais jamais parler le président de la République » est la seule réponse obtenue.

En revanche, si l’Elysée et Matignon ne mettent, visiblement, pas le nez dans les détails. François Hollande et Manuel Valls veulent une union de la Gauche. Le premier ministre s’est directement engagé dans la mêlée « midi-pyrénéo-languedocienne » en « convoquant » directement à Matignon Philippe Saurel. L’opération a visiblement échoué. Il s’agissait de désamorcer la candidature du maire de Montpellier. Depuis le 29 juin, Philippe Saurel est officiellement…candidat.

D’après plusieurs sources concordantes, les régionales en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon continuent à (pré)occuper Matignon. François Hollande et Manuel Valls tiennent à un accord, peu importe ses termes mais il n’est pas question de fâcher Jean-Michel Baylet. En effet, le patron du PRG a dans sa poche une arme nucléaire : les 12 députés élus en juin 2012. Comme il l’a fait au Sénat au temps de la présidence (PS) de Jean-Pierre Bel, Jean-Michel Baylet est une force d’appui et d’appoint. Face à la fronde de certains députés socialistes, les parlementaires PRG tiennent entre leurs mains la majorité au Palais-Bourbon. Des défections, une flibuste qui s’organise et les textes présentés par Manuel Valls finissent au panier.

Un parlementaire de gauche relative les choses. D’après lui,

« les députés PRG sont plus sur la ligne de Braillard (adversaire interne de Jean-Michel Baylet et secrétaire d’Etat aux sports) que sur celle de Baylet ».

Selon cet habitué du Palais-Bourbon, la majorité parlementaire n’est pas en danger si un accord n’est pas trouvé.

Néanmoins, le cauchemar d’une fin de quinquennat saboté par les députés existe. François Hollande et Manuel Valls ne peuvent pas prendre le risque. D’ailleurs Jean-Michel Baylet sait rappeler qu’il est indispensable à la majorité présidentielle.

Au Sud de la Loire, les socialistes sont franchement hostiles aux conditions fixées par Jean-Michel Baylet. Ils les trouvent mirobolantes et même délirantes. Samedi dernier, la tête de liste socialiste, Carole Delga a réuni ses troupes. La députée du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault a lancé un cri du cœur :

« oui, au compromis. Non à la compromission ».

Cette déclaration a fait bondir Christophe Borgel. Le numéro 3 du PS et député de Haute-Garonne est en charge des négociations avec le PRG. C’est lui qui doit composer l’improbable et pourtant incontournable accord avec Jean-Michel Baylet. La sortie de Valérie Rabault l’a fait sortir de ses gonds. En revanche, dans la salle, de nombreux socialistes sont sur la ligne Rabault.

Mardi soir, le bureau national du PRG a rejeté, à l’unanimité, les conditions du PS.D’après une source radicale, Sylvia Pinel était, selon ses termes, dans le rôle de « Cruella » et Jean-Michel Baylet plutôt dans le rôle du modérateur. La ministre radicale a eu des mots très durs contre les socialistes alors que le président du PRG (qui espère toujours redevenir ministre) plaide pour un accord.

En réalité, le PRG et le PS se sont mis dans la situation ubuesque de deux partenaires qui ne peuvent pas se dispenser d’un accord mais qui sont incapables de le trouver.

Contrairement à ses menaces, le PRG ne peut pas partir seul. Cela diviserait le parti à quelques semaines de son congrès. En effet, de nombreux élus radicaux sont hostiles à une rupture avec les socialistes. Jean-Michel Baylet offrirait une occasion rêvée à son concurrent, Thierry Braillard. Ce dernier pourrait devenir Khalife à la place du Khalife suite à un schisme interne. De plus, les radicaux ne sont absolument pas assurés de passer la barre fatidique des « 5% » au 1er tour. En dessous, c’est la double peine : non remboursement des importants frais de campagne (minimum 700 000 euros) et impossibilité de fusionner au 2nd tour.

Du côté du PS, même chose. La marge de manœuvre n’existe pas. Comme l’aurait dit, à Toulouse, Jean-Christophe Cambalédis : le PRG ne va pas faire gagner mais il peut faire perdre. Les 2 ou 3 points qu’il apporte peuvent faire la différence dans une élection qui s’annonce très serrée. Mais, surtout, un accord avec le PRG est un mot d’ordre de François Hollande et Manuel Valls.

Samedi dernier, le Tour de France est passé sur les terres du directeur de campagne de Carole Delga, le sénateur de la Lozère Alain Bertrand. François Hollande est venu assister au passage du peloton. D’après nos informations, cette rencontre, au détour de la Grande Boucle, a été l’occasion pour Alain Bertrand de plaider pour le maintien de Damien Alary. Jean-Michel Baylet veut récupérer le poste promis au président sortant du Languedoc (une 1ere vice-présidence) pour Sylvia Pinel.

On ne connaît pas la réaction de François Hollande. En revanche, une chose est certaine. Ce soir, vendredi 24 juillet, un accord risque d’intervenir et il interviendra en fonction de considérations qui dépasse largement Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon 

Laurent Dubois

jeudi, 23 juillet 2015

Sarkozy ou l'obsession anti Hollande

. A tort ou à raison, on prête souvent à François Mitterrand ce petit vade-mecum de l’opposant politique : « Dans l’opposition, on s’oppose sur tout ». De la culture à la politique étrangère, du social à l’économique, en passant par la météo et les résultats sportifs du pays, tout est matière à critiquer les gouvernants en place. On tire en rafales et en circonférence. Patron des Républicains, la nouvelle appellation de l’opposition conservatrice, Nicolas Sarkozy s’applique à suivre ce précepte à la lettre, notamment pour dénigrer à l’étranger la politique extérieure conduite par son successeur à l’Elysée. C’est indigne d’une grande démocratie.

L’honnêteté impose de rappeler que François Hollande ne s’est pas comporté très différemment lorsqu’il s’opposait au président Sarkozy. Elle amène aussi à observer que, dans une grande démocratie comme les Etats-Unis, l’opposition ne se prive pas de stigmatiser à l’étranger certaines des options diplomatiques de la Maison Blanche.

Mais la manière dont l’opposant Nicolas Sarkozy s’en prend à la politique étrangère de la France est différente. Elle relève d’une conception mécanique, stérile, voire immature de ce que doit être l’opposition. M. Sarkozy voyage beaucoup. Il a raison, en ces temps de mondialisation avancée et alors que la France n’est évidemment pas imperméable au chaos régnant sur la scène internationale. Ce qu’il dit relève, en revanche, d’un manichéisme et d’un simplisme attristants.

Caricatural

A Jérusalem, confortant le gouvernement d’ultradroite de Benyamin Nétanyahou, il dénonce un projet de résolution français à l’ONU destiné à essayer de relancer une négociation entre Israéliens et Palestiniens. C’est dans la droite ligne de la diplomatie française. Mais il faut condamner parce que l’affaire est menée par le gouvernement de François Hollande. Même jugement négatif à l’emporte-pièce sur la négociation nucléaire iranienne : « Je n’accepte pas la façon dont cet accord a été négocié. » Mais qu’eût-il donc fallu faire différemment, et que la France, naturellement, aurait imposé, toute seule, à l’Allemagne, aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne, à la Chine et à la Russie, les autres petits partenaires de cette négociation avec l’Iran ?

Le ton est aussi bravache pour ce qui est de la lutte contre l’Etat islamique. Au Monde du 2 juillet, l’ancien président laisse entendre que lui, il saurait comment gagner la guerre contre le djihadisme. Il ne dit pas comment. Il dénonce l’absence de « suivi » en Libye, tout comme la gestion par M. Hollande de la vente de navires de guerre Mistral à la Russie – sans prendre la moindre part de responsabilité dans ces deux affaires. A plusieurs reprises, il change de position sur la crise grecque. A chaque fois, un seul angle, un seul souci obsessionnel, d’un voyage à l’autre : dire du mal de M. Hollande.

Cela ne fait pas une politique. Une approche aussi caricaturale de questions difficiles décrédibilise la parole du patron de l’opposition. En soi, ce n’est pas bien, mais il y a plus grave : cela décrédibilise la politique. A des crises complexes, on ne répond pas par une sorte de « ya qu’à » qui trompe l’opinion pour la bonne raison qu’il n’y a ni réponse simple ni solution rapide. L’honneur du chef de l’opposition serait de le dire, voire d’échanger avec le président des réflexions approfondies sur un environnement international inquiétant. On peut rêver

Editorial du Monde

 

mercredi, 22 juillet 2015

Quand ça veut pas, ça veut pas.....

Dur, dur de faire l'union de la gauche. Le Parti radical de gauche (PRG) vient de claquer la porte au nez de son allié socialiste, avec lequel il menait des tractations difficiles en vue des élections régionales de décembre prochain.

 



La fin de non-recevoir a été signifiée par Jean-Michel Baylet, le président du PRG, via son compte Twitter : «Le Bureau National PRG réuni ce jour, rejette à l'unanimité les propositions d'accord du @partisocialiste #Regionales2015. JMB.» 


Les discussions sont particulièrement difficiles en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, la région de Baylet, où le PS a investi l’ex-secrétaire d’Etat au commerce et à l’artisanat, Carole Delga. Elles achoppent notamment sur la question des vice-présidences.

Mais à en croire le patron du PRG, le problème est plus global. «Le compte n'y est pas», déplore Baylet ce mardi soir, auprès de France 3 Midi-Pyrénées. «Même si en Midi-Pyrénées, on avance, au niveau national, le compte n'y est simplement pas», insiste-t-il. Il attend désormais de nouvelles propositions.

Le Parisien

mardi, 21 juillet 2015

Régionales: l'imbroglio

Les accords entre le PS et le PRG sont suspendus au destin de Sylvia Pinel. Jean-Michel Baylet demande pour la ministre radicale un poste de 1ere Vice-Présidente. Le patron du PRG est intransigeant. Seul problème, Sylvia Pinel a sur sa route le socialiste Damien Alary. En effet, le président (sortant) de la Région Languedoc-Roussillon doit devenir, en cas de victoire en décembre prochain, le 1er Vice-Président de Carole Delga. Christophe Borgel enviseage une solution : la création d’un poste de président délégué. La formule est une « vraie-fausse » option. Elle ne règle rien. Le « casse-tête » reste le même. Damien Alary doit se soumettre ou le PS doit demander à Jean-Michel Baylet de renoncer

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Christophe Borgel au secours d’un accord en danger 

Christophe Borgel veut un accord avec le PRG. L’influence du groupe de presse de Jean-Michel Baylet (réelle mais surtout fantasmée), la crainte d’un ralliement (improbable) avec le Mouvement Citoyen de Philippe Saurel, le poids du PRG dans la majorité parlementaire poussent Christophe Borgel au compromis. Le numéro 3 du PS reconnaît qu’il faut une représentation au Languedoc-Roussillon et qu’il faut donc sauver le soldat « Alary ». Mais les exigences de Jean-Michel Baylet doivent également être entendues.

On pourrait passer d’un duo « Delga-Alary » à un triumvirat « Delga-Alary-Pinel ».Christophe Borgel n’a pas vraiment le choix. Damien Alary refuse de s’éclipser et les languedociens menacent d’entrer en résistance. Pour concilier les deux parties,Christophe Borgel n’exclut pas de créer un poste de président délégué. Le député de Haute-Garonne reconnaît « la nécessité d’assurer un équilibre entre les territoires ». Mais entre le marteau PRG et l’enclume PS, il est possible de forger une sortie de crise par la création d’une présidence déléguée qui existait à « Toulouse Métropole ».

Une présidence Déléguée inspirée de « Toulouse Métropole »

Sous le mandat de Pierre Cohen, « Toulouse Métropole » disposait d’un président délégué. Bernard Sicard (maire de Colomiers) était le numéro 2 dans l’organigramme et occupait la fonction de 1er Vice-Président. Mais, parallèlement, Claude Raynal (maire de Tournefeuille) était le président délégué. Le 1er Vice-Président présidait les séances en cas d’absence du président. Mais le président délégué était en charge des services et des moyens. Il était en charge de l’opérationnel.

Christophe Borgel invoque ce précédent pour débloquer la rivalité « Pinel-Alary » et satisfaire Jean-Michel Baylet. Problème, ce schéma n’est pas transposable au futur Conseil Régional de la Grande Région.

Damien Alary, président délégué mais président relégué ?

Les marchandages autour d’une 1ere Vice-Présidence ou d’une présidence déléguée sont purement virtuels. La distribution des postes interviendra le soir du 2nd tour des régionales et, évidemment, elle dépendra des résultats. Mais, en toute hypothèse, la composition de l’exécutif régional est organisée par la loi.

Sur le coin d’une table, il est possible d’attribuer un poste d’écuyer en chef ou de grand manitou des plateaux repas. Mais le Code Général des Collectivités Territoriales (art. L 4133-5) ne mentionne absolument pas un poste de président délégué. A « Toulouse-Métropole », le président délégué était également vice-président. C’est ce dernier titre qui lui permettait de recevoir des indemnités majorées et qui lui permettrait d’exercer ses fonctions administratives. Juridiquement, dans les textes, il n’existe qu’un président ou des vice-présidents.

Bref, une présidence déléguée est un titre honorifique. A moins de disposer simultanément d’une casquette de vice-président. Damien Alary affirme : « en toute hypothèse, je ne serai jamais derrière Sylvia Pinel ». S’il accepte le poste de président délégué, il devra avaler la couleuvre et accepté d’être, dans l’organigramme officiel, derrière la 1er Vice-Présidente et occuper une deuxième, troisième ou quatrième vice-présidence

Comme le précise un ancien Directeur Général Administratif d’un Conseil Régional :

« c’est la seule solution techniquement et juridiquement possible. Un président délégué qui ne serait pas en même temps vice président n’aurait pas de voix délibérative au sein de la commission permanente. Il peut toujours y être invité. Mais alors ce sera avec une voix consultative ».

Même analyse du côté d’un autre responsable territorial, ancien Directeur Général des Services d’une grosse collectivité. Pas de doute, si Damien Alary ne veut pas se contenter de galons d’opérette, il va devoir exercer une vice-présidence :

« il est nullement fait mention dans les textes d’une fonction de président délégué. Si rien ne l’interdit, cette personne n’aurait, en réalité, au delà du titre, que le simple rang de conseiller régional délégué, membre de la commission permanente. Toutes les dispositions du statut de l’élu applicables aux vice-présidents ne lui seraient pas applicables, y compris en terme d’indemnités ».

Evidemment, il existe souvent un fossé entre le droit et la cuisine politique. D’ailleurs, le Languedoc-Roussillon ne manque pas d’imagination. Visiblement, c’est la seule région de France a avoir inventé 4 postes de questeurs. 4 postes non prévus par le Code Général des Collectivités Territoriales.

Néanmoins, s’agissant de Damien Alary et des prétentions de Sylvia Pinel, il semble que la formule inventive d’une présidence déléguée ne règle absolument pas la rivalité politique entre le socialiste languedocien et la radicale du Tarn-et-Garonne. Un des deux devra s’effacer et renoncer.

Laurent Dubois

 

 

 

 

 

lundi, 20 juillet 2015

Alary ne cédera pas

« Il en est hors de question. J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je reste dans ce tandem. Je suis favorable à un accord avec le PRG. Mais il ne faut pas un accord à n’importe quel prix. Ce serait une faute politique grave et inacceptable pour le Languedoc-Roussillon. J’ai le soutien de tous les grands élus du Languedoc. Une absence d’accord avec le PRG peut faire perdre 2 ou 3 points au PS. Mais le fait que le Languedoc ne soit pas représenté peut en coûter 10 ou 12. Si l’on commence à céder à toutes les revendications de nos partenaires, entre les deux tours lorsqu’il faudra négocier avec les écologistes ou le PC, il n’y aura plus de socialistes sur les listes ».

Conversation (presque) imaginaire

 

 

Le militant: Alors t'as renouvelé et rajeuni la liste?

HB: Oui, oui, j'ai viré l'emmerdeuse de Béziers et le sportif de Montpellier

Le militant: C'était des vieux?

HB: Euh, oui...enfin....euh...52 ans et 45 ans

Le militant: Mais c'est les plus jeunes sortants dans l'Hérault...!!??

HB: Bon écoutes moi, c'est de la stratégie politique et je m'y connais

Le militant: Et t'as aussi viré tous les sexagénaires?

HB: Euh...ben..non....ça aussi c'est de la stratégie politique

Le militant: Et pour Béziers t'as mis un jeune pour préparer l'avenir?

HB: Bon, tu m'énerves avec tes questions! A Béziers j'ai remplacé l'emmerdeuse par l'éternelle perdante et elle a dix ans de plus, et je fais ce que je veux...

Le militant: Encore de la stratégie politique?

HB: Oui, c'est ma spécialité. Regarde mes résultats à Montpellier et tu comprendras...

 

 

lundi, 13 juillet 2015

François Hollande renforcé


Sortie de crise grecque : une victoire... par lemondefr

samedi, 11 juillet 2015

Démocratie interne: résultats du vote du 9 Juillet

14dppgcm.gifListe "officielle " présentée par Hussein Bourgi: 70 % des exprimés

Liste n°2 proposée par Michel Calvo pour la motion B : 17 %

Liste n° 3 proposée par Karine Chevalier 13 %

Près de 1500 militants se sont déplacés pour ce scrutin. Une prouesse au cœur de l'été et à la veille du long week end du 14 juillet. La preuve, pour certains, de la vitalité démocratique du PS.