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lundi, 31 août 2015

L'éthique en politique

Ethique en politique s'applique a tous y compris à celle que M Malvy soutient. Est il éthique de se partager les postes avec le PRG dans le cadre d'accords précipités? Est il éthique d'inventer un President délégué et de mentir en disant que cela avait été prévu dans la loi Notre alors que les députés n'en n'ont jamais entendu parler. Est il éthique de constituer notamment la liste de la Haute Garonne pour régler des comptes ou placer les copains des copains ..? Est il éthique de voter la loi contre le cumul des mandats et invoquer des raisons fausses et manipulatrices pour y déroger . L'éthique doit être respectée mais elle doit s'appliquer d'abord dans son camp si on veut donner des leçons

Monique Iborra

 

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dimanche, 30 août 2015

Une soirée à La Rochelle : pugilat

Ambiance tendue à La Rochelle. Samedi soir, en plein dîner de clôture de l'université d'été du Parti socialiste, et alors que le Premier ministre Manuel Valls passait de table en table pour saluer les participants, un militant membre du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) s'est levé et a alpagué l'assemblée: "Les 35 heures, on s'est battus pour les avoir, on se battra pour les garder!" Une pique qui faisait référence à la sortie critique d'Emmanuel Macron jeudi, qui s'en était pris à demi-mot à ce totem de la gauche.

Un mouvement à la gauche du PS

Aussitôt après, plusieurs tables se sont mises à huer Manuel Valls, siffler et crier "Macron, démission! Taubira, présidente!". Jean-Christophe Cambadélis, très mécontent, s'est dirigé vers eux et a alors empoigné par le col l'un des militants qui insultait Manuel Valls, d'après plusieurs témoins, rapporte un de nos journalistes sur place.

Le chef du gouvernement, lui, s'est ensuite attablé avec l'un des membres du courant pour une explication "franche".

Une après midi à La Rochelle : tensions

Un débat sur le «bilan de l'accord PS-EELV» signé en 2011 avait été organisé dans le cadre de l'université d'été des socialistes. Dans le rôle des débatteurs: le bouillant secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, et, côté EELV, la députée Eva Sas et le numéro 2 du parti, David Cormand. Entamée sous le signe de la courtoisie, la rencontre a rapidement viré à l'aigre.

Le Guen et «le rapport de force» Rarement tendre à l'égard des Verts, Jean-Marie le Guen a lancé les hostilités en soulignant que l'accord conclu entre les deux formations en 2011 ne résultait pas d'un «rapport de force politique» mais d'un «acte de foi du PS», qui voulait «faire participer à la victoire d'autres courants».

Faux, a répliqué David Cormand: «Aujourd'hui EELV a 18 députés», soit 3% des effectifs de l'Assemblée, correspondant aux 3% que le parti recueille quand il se présente seul aux législatives. «Il n'y a pas eu de hold-up», a-t-il martelé, en soulignant qu'il n'y aurait «pas de majorité socialiste» sans les voix apportées par les Verts.

Les «renoncements» du PS A ses côtés, la députée de l'Essonne a regretté les multiples «renoncements» du PS, y voyant «ce qui a créé la défiance dans le pays».

Elle a dressé l'inventaire des mesures qu'EELV souhaiterait voir mises en oeuvre avant la fin du quinquennat: plan de rénovation des logements, loi sur les nouveaux indicateurs de richesse, financement des transports «à la hauteur» de ce qui est requis, écotaxe (éventuellement au niveau régional), convergence de la fiscalité entre le diesel et l'essence, réforme fiscale, taxe sur les transactions financières.

«Pour récréer la confiance, il faut faire ce qu'on avait dit qu'on ferait», a insisté David Cormand. A quoi le député PS, Olivier Faure, a répondu que les propositions d'EELV étaient souvent «orthogonales à ce que veulent les Français» et que le PS ne pouvait, dans une conception «léniniste» de l'exercice du pouvoir, faire abstraction du réel.

Le Parisien

Un jour à la Rochelle : mer lisse


samedi, 29 août 2015

Les petits accommodements de Delga

Carole Delga a livré une interview qui ne restera certes pas dans les mémoires mais qui comporte pour le moins quelques curiosités.

Tout d'abord elle lance un nouvel appel au rassemblement à Gérard Onesta (FdG-EELV) et Philippe Saurel au nom de la lutte contre le FN, dénonçant au passage la gestion municipale de Robert Ménard à Béziers. La cause est juste mais en ce cas, Carole Delga aurait du s'inquiéter des colistiers qu'elle a mis en place sur l'Hérault. Ou peut-être ignore-t-elle l'épisode des municipales biterroises?

Rappelons qu'au second tour des municipales, Solférino avait appelé toutes les listes arrivées en troisième position à se retirer là ou l'extrême droite pouvait l'emporter. Cette consigne avait été respectée partout sauf à Béziers où la liste de gauche se maintenait malgré son très faible score. Le PS local assurait ainsi à Robert Ménard une confortable élection, ce dernier ne tardait d'ailleurs pas à remercier « son ami Jean-Michel Duplaa »! Hussein Bourgi, encourageait alors ce maintien contre le PS national. Il est vrai qu'existait alors une motivation inavouable: il s'agissait essentiellement de faire battre le candidat de droite qui avait eu l'outrecuidance de battre Dolorès Roqué lors d'une législative partielle après un recours. Et aujourd'hui, on retrouve Hussein Bourgi et Dolorès Roqué en tête de la liste Héraultaise de Carole Delga.

Alors Madame Delga, pour faire vibrer la corde du rassemblement contre le FN, il eut été préférable de mieux sélectionner vos colistiers!!

Carole Delga explique ensuite qu'elle restera député quoi qu'il arrive, en parfaite contradiction avec le règlement du PS qui interdit le cumul d'un mandat de parlementaire et la participation à un exécutif. Ce qui devient curieux c'est qu'elle justifie ce maintien en arguant qu'elle ne peut plus démissionner puisqu'il n'y aurait plus de législative partielle. La loi prévoit pourtant l'organisation de partielles jusqu'à un an des élections. Celles-ci interviendront en mai ou juin 2017, Carole Delga élue en décembre 2015 pourrait donc très bien respecter les règles du parti socialiste en démissionnant.

 

 

Enfin, à l'attention des colistiers PS qui mesurent toutes les nuits leur chance d'être élus, ils devront encore patienter jusqu'au 18 septembre pour connaitre leur place définitive, date du congrès du PRG.

Cambadelis, les valeurs et Béziers

Jean Christophe Cambadelis l'affirme : à gauche , les valeurs Cambadélis-valeurs.jpgdécident de tout. Que ne l'a-t-il pas montré avec plus de force à Béziers aux municipales !

A Béziers où les socialistes de la  liste de Jean Michel Duplaa et Dolorés Roqué ont prêté main forte à Ménard en se maintenant et en rendant inéluctable sa victoire.

Certes , J C Camabdélis  a prononcé quelques mâles paroles , comme il sait si bien le faire :"C'est une attitude inacceptable du point de vue des principes, inacceptable du point de vue de notre philosophie et consternante du point de vue des raisons qui l'ont inspirée. " Mais , hormis cette déclaration,  il n'a rien fait à l'encontre de celles et ceux qui ont bafoué les valeurs de la gauche pour "un strapontin municipal". Ni exclusion, ni sanction....Bien au contraire !

Demain , la même question se posera: que faire si le FN est en position de l'emporter  ? Se maintenir pour avoir des strapontins de conseillers régionaux d'opposition ou se retirer car les valeurs et l'éthique républicaine priment face un parti qui plonge ses racines dans l'eau de Vichy? 

Or , signe alarmant :la liste héraultaise présentée par Carole Delga comprend uniquement les Biterrois qui ont fait fi de ces valeurs  et ont favorisé l'élection de Ménard. 

Il est donc plus que temps que Carole Delga  prenne des engagements nets en cas de risque FN

 

mercredi, 26 août 2015

Philippe Saurel les rend fous

 

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La campagne des régionales n'en est qu'à ses balbutiements, mais d'ores et déjà, on sait qui est l'ennemi principal du PS en LRMP. Ce n'est pas Louis Alliot, tête de liste FN, pourtant donné en tête du premier tour par les sondages. Ce n'est pas non plus Dominique Reynié, tête de liste de la droite, pourtant donné second par ces mêmes sondages. Ce n'est pas plus Onesta à la tête de la coalition des Verts et du Front de Gauche. Non, l'ennemi désigné c'est Philippe Saurel.

Les attaques fusent, venant des apparatchiks premiers fédéraux de l'Hérault et de Haute Garonne attaques toujours injustifiées et même totalement indignes quand Hussein Bourgi s'en prend au maire de Montpellier au sujet des intempéries.

Au delà des polémiques stériles et absurdes, on est en droit de s'interroger sur la stratégie (si tant est qu'il y en ait est une!!) adoptée par les socialistes locaux.

Taper sur Saurel c'est tenter de se garantir le leadership de la gauche au soir du premier tour. Admettons, mais l'histoire électorale montre qu'en général on obtient l'effet inverse du résultat escompté. Qui plus est, c'est oublier que la coalition Verts-FdG est toute autant en capacité de rivaliser avec le PS au premier tour. L'addition (toute théorique bien sur) des voix du FdG et des Verts peut les situer entre 15 et 20%, ce qui correspond au score actuel du PS.

Mais ce qui est bien plus dangereux, c'est que cette lutte quasi fratricide risque fort de laisser FN et droite loin devant au soir du premier tour. Tellement loin...

Il sera alors plus que temps de sauver ce qui peut encore l'être, si toutefois, les coups n'ont pas été trop rudes. Mais d'évidence, le PS n'y pense pas encore.

Se posera aussi l'inévitable question: que faire si le FN est en mesure de l'emporter?

Philippe Saurel a été très clair sur le sujet: il ne se maintiendra pas s'il y a le risque FN.

Du coté du PS, la question est taboue. D'autant que le PS héraultais porte une lourde responsabilité dans l'élection de Ménard à Béziers. La liste arrivée 3ème avec seulement 18% s'était maintenue avec les encouragements du premier fédéral, garantissant une confortable élection à l'extrême droite.

Que fera Carole Delga si sa liste arrive dans une telle position?

 

En attendant, ce début de campagne ressemble fort à la campagne des municipales de Montpellier où le PS avait fait de Philippe Saurel son ennemi principal. On sait ce qu'il en advint.

Pistolet sur la tempe

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samedi, 22 août 2015

"Loi Alary" le feuilleton de l'été

Damien Alary s’est réjoui du partage équilibré des administrations régionales entre Toulouse et Montpellier en 2016, enfin révélé par l’État fin juillet. Joie de courte durée : le sort du président de Région, enjeu par ricochet d’un accord PS-PRG en vue des régionales, a aussitôt déchaîné la polémique.

Un débat enflammé s'est conclu provisoirement au cœur de l'été avec l'annonce par le préfet préfigurateur des sièges des directions régionales de l'État dans la grande région. Lors d'un point presse, le 31 juillet à Carcassonne (11), Pascal Mailhos a confirmé que Toulouse est désignée chef-lieu provisoire du nouvel ensemble, en attendant un vote définitif de la future assemblée régionale en juillet 2016.

Toulouse hérite également de la Direccte (entreprises), de la DRFIP (finances), de la Dreal (environnement), de la Draaf (agriculture) ainsi que de l'INSEE. Pour sa part, Montpellier obtient la Drac (culture), la DRJSC (sports), l'Agence régionale de santé, en plus du Rectorat d'académie et de la Chambre régionale des comptes.

« Ni vainqueur, ni vaincu », a commenté Pascal Mailhos. Le 30, Damien Alary lui avait grillé la politesse en révélant cette répartition à la presse, dans son bureau de l'Hôtel de région, et en louant « un juste équilibre » entre Toulouse et Montpellier, obtenu selon lui après plusieurs aller-retour à Matignon.

La bombe de l'été

Mais une autre polémique est née presque aussitôt. Le 27 juillet, après quelques semaines de chamaillerie, le PS et le PRG ont conclu un accord électoral en vue des élections régionales de décembre. Celui-ci stipule que derrière la tête de liste Carole Delga (PS), la première vice-présidence de la future région, en cas de victoire, reviendra à Sylvia Pinel (PRG), actuelle ministre du Logement.

Problème : en vertu du « binôme » Delga-Alary formé en février 2015 après les primaires du PS, ce poste devait revenir au président de la Région Languedoc-Roussillon. Lors de sa conférence du 30 juillet, Damien Alary indique alors qu'une fonction de président délégué sera créée, avec l'aval du Premier ministre Manuel Valls, en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et dans les 12 autres super régions. Rien n'étant prévu par le Code des collectivités territoriales, sa création nécessitera le vote d'une loi ad hoc.

Dans un climat de vif rejet de la classe politique, l'annonce fait l'effet d'une bombe. « Une folie du PS pour recaser son président relégué » (Claude Onesta, tête de liste EELV), « la bonne petite cuisine au beurre de Solferino, et le type d'attitude qui fait monter le FN » (Philippe Saurel, candidat aux régionales depuis le 29 juin), « une entente PS-PRG déshonorante qui programme la vassalisation du Languedoc-Roussillon » (Louis Aliot, tête de liste FN), etc. Même embarras, voire hostilité, chez les députés qui acceptent mal l'idée de cette loi. Au sein même du PS, plusieurs d'entre eux, dont Patrice Prat (Gard) et Monique Iborra (Lot-et-Garonne), annoncent qu'ils ne voteront pas ce texte.

Déminage tous azimuts

Le sujet devenant radioactif au fil du mois d'août, le PS veut calmer le jeu. Harcelé par les médias, le cabinet de Damien Alary fait savoir que l'idée d'une présidence déléguée « émane de Paris », et rappelle qu'elle sera applicable dans toutes les nouvelles régions. Carole Delga explique que la fonction, localement, sera utile pour réussir « la convergence » entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, et affirme qu'en toute hypothèse, elle ne sera pas reconduite lors de la mandature suivante.

« Je ne vois pas en quoi c'est un problème, a déclaré Manuel Valls, un brin agacé, lors d'un déplacement à Vauvert (30) le 11 août. C'est d'ailleurs une demande qui émane de nombreuses régions. Celui qui polémique à ce sujet n'a pas grand chose à dire sur l'avenir des régions. »

Mais la tempête redouble. Dominique Reynié, tête de liste Les Républicains, a sorti sa calculette. Dans une tribune publiée le 4 août sur FigaroVox et partagée 15 000 fois sur les réseaux sociaux, il écrit que la création d'une présidence déléguée, tous frais confondus au sein d'un cabinet lors d'une mandature de six ans, multipliés par le nombre de régions, coûterait 114 M€ aux contribuables.

Philippe Saurel promet d'autres réjouissances : la loi à venir pourrait être anticonstitutionnelle, selon lui, en créant « un double exécutif issu de la même élection ». Le texte, un temps annoncé par Matignon pour la mi-septembre, serait repoussé à plus tard. L'automne sera chaud.

mercredi, 19 août 2015

Saurel: "S'il y a un danger FN, je discuterai avec le PS"

Invité de Jean-Jacques Bourdin, ce matin, le maire de Montpellier a présenté sa candidature à la présidence de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. L'ex-socialiste n'exclut pas un "accord programmatique" avec le PS entre les deux tours en cas "de risque FN".

Soutien de Manuel Valls de la première heure, Philippe Saurel a assuré, ce matin sur RMC, toute la sympathie qu'il éprouvait pour le Premier ministre : "je le connais depuis longtemps. J'ai de bonnes relations avec lui dans le cadre privé". Pourtant, sur le terrain politique, les relations sont toutes autres : exclu du PS pour s'être présenté en dissidence aux municipales de Montpellier, Philippe Saurel a définitivement consommé son divorce avec le parti en annonçant sa candidature à la présidence de la Région, face à Carole Delga, ancienne secrétaire d'Etat. Pour l'en dissuader, l'élu local a été convié en juin à une réunion à Matignon. À l'issue, les rumeurs annonçaient qu'en échange de son retrait le Montpelliérain aurait pu décrocher un strapontin à l'Assemblée nationale : "très honnêtement, je n'ai pas eu ces propositions, et si cela avait été le cas, je les aurais refusées", soutient au micro de RMC Philippe Saurel.

Équilibre territorial et présidence déléguée

Le candidat s'est "donné jusqu'au 20 septembre" pour présenter ses têtes de liste dans les 13 départements. Fin juillet, le maire de Rabastens, Pierre Verdier, a été officiellement désigné pour conduire la liste dans le Tarn. Une première étape qui en appelle d'autres : "une autre tête de liste sera présentée cette semaine et une autre la semaine prochaine. Fin octobre, nous constituerons les listes". Par ailleurs, les candidats de l'équipe Saurel "seront uniquement des maires et des citoyens".

Outre son agenda, Philippe Saurel a motivé sa candidature : "Toulouse a été désignée comme capitale régionale, tous les préfigurateurs sont installés à Toulouse et tous les candidats à la présidence de la Région sont originaires de Midi-Pyrénées, ça fait beaucoup !". L'installation du conseil régional à Montpellier n'a visiblement pas convaincu le candidat : "Ce n'est pas comme ça que je conçois le rééquilibrage des pouvoirs. La réforme territoriale que j'ai soutenue ne doit pas se transformer en un marchandage de tapis. La gouvernance de la Région doit être assumée par un Languedocien ! Voilà comment je vois l'équilibre". Quant à la présidence déléguée de la Région, Philippe Saurel dégaine de nouveau : "cela détruit l'esprit de la réforme territoriale, puisque l'on continue à diviser en deux le territoire. Elle ne sert qu'à récompenser quelques amis". 

Accord avec le PS envisagé

Le candidat ira-t-il jusqu'au bout  de ses ambitions ? S'il parvient à se maintenir au premier tour (passer la barrière des 10%) Philippe Saurel annonce : " s'il y a un risque Front National, je discuterais avec le PS pour passer des accords programmatiques ". Enfin, certains disent du dentiste de profession qu'il aurait un peu trop les dents longues : lui qui avait promis, durant la campagne des Municipales, de ne se consacrer qu'à Montpellier est devenu président de la Métropole et candidate aujourd'hui pour la présidence de la Région. Face à Jean-Jacques Bourdin, Philippe Saurel botte en touche : " j'ai 5 800  net par mois en tant que maire et président de Métropole. En France les indemnités sont limitées, même si je suis président de région ou sénateur, c'est la loi". Parfois, l'argent n'est pas le seul moteur d'un homme politique…

Objectif Gard

Interview de Philippe Saurel à voir en cliquant ICI

lundi, 17 août 2015

Brèves de Féria: soutanes en fête

Après la crêche dans le hall de la mairie, la procession de la vierge avec prières de rue, la messe dans les arènes , les curés en soutane ont été les invités d'honneur de Ménard à la corrida . Le maire  qui a une conception  très élastique de  la laïcité, poursuit son projet de bouter les mécréants hors de la ville et d'évangéliser les masses .... Béziers  devient ainsi la plaque tournante des intégristes de tous poils. Il ne manque plus qu'un colloque de Civitas ....

On ne remerciera jamais assez JM Duplaa et  Dolorés Roqué , avec le soutien d'Hussein Bourgi, d'avoir favorisé l'élection de Ménard par leur maintien au second tour. 

dimanche, 16 août 2015

Brèves de Féria: la phrase du jour

" Pendant une période transitoire, c’est utile d’avoir un président délégué en charge des politiques de convergence.

Cette présidence déléguée pourrait intervenir uniquement pendant le 1er mandat."

Carole Delga

 

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vendredi, 14 août 2015

Brèves de Féria: chacun affiche ses couleurs

Pas de surprise. Le couple Le Pen -Alliot était les invités d'honneur de Ménard. Alliot , tête de liste FN , a passé l'après midi à la corrida dans la tribune présidentielle.

Plus étonnant, Frédéric Lacas , qui jusqu'à présent faisait preuve d'une prudence de sioux dans ses reynie.PNGengagements politiques  afin de garantir la neutralité de l'agglo, s'est affiché dans le calleron avec Domique Reynié. Il était par la suite son invité d'honneur au repas de l'agglo..... Une place en vue sur la liste des Républicains? Voilà qui présage des lendemains de Féria turbulents à l'agglo !

Philippe Saurel, venu en simple citoyen, a discuté au Plazza avec les afficionados. 

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Enfin, le Conseil Régional organisait son traditionnel cocktail à la Maison de la Région... Là, pas de tête d'affiche. Damien Alary et Carole Delga brillaient par leur absence. Devant une cinquantaine de personnes, on a pu entendre le vice-président Claude Zemmour expliquer que la fusion est une chance alors qu'il était vent debout contre il y a quelques semaines encore. Mais il parait qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas !

jeudi, 13 août 2015

Présidence déléguée: la réponse de Andre Vallini

Interpelé par Luc Albernhe ( adjoint au maire de Montpellier) sur twitter au sujet de la loi Alary, André vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale, répondvalllini .PNG

Vallinirepond.PNG

mercredi, 12 août 2015

Loi Alary: "le bâton merdeux"

Alary ne fait pas rire

Manuel Valls n'est pas loin de penser que la proposition de loi relative à bv000010.gifl'organisation des éxécutifs régionaux - rebaptisée loi Alary, du nom du futur président délégué de la future région Midi Pyrénées Languedoc rRoussillon ( le Canad du 05/08) est "un bâton merdeux". Elle devrait venir en débat à l'Assemblée dans le cadre de la session extraordinaire de septembre. 

"C'étaient les conditions de l'accord entre le PS et le PRG "tient à préciser au Canard un proche du Premier Ministre. "Pinel voulait être première vice présidente dans la région et Alary avoir un poste à responsabilité au sein de l'exécutif. Il fallait bien trouver une solution sinon il n'y avait pas d'accord avec le PRG. Mais c'est le pS qui a eu cette idée , pas le gouvernement."

Une "idée" assumée par le premier secrétaire, JC Cambadélis, au nom "des rapports et des accords à préserver avec le PRG". 
En tant qu'ancien militant trotskiste, Camba sait apprécier le poids des groupuscules.

Il y a un plan B

En cas d'impossibilité de faire voter cette proposition de loi avant les régionales, le PS a déjà trouvé un plan B pour sauver le soldat Alary.Tout en calmant la grogne des élus PS de LR qui craignent de voir leurs prérogatives disparaître au profit des élus de Midi Pyrénées.

Alay serait nommé vice-président chargé du rapprochement et de la fusion entre les 2 ex-régions. Avec une voiture de fonction et une jolie équipe de conseillers , de secrétaires ou d'assistantes....

 Le Canard Enchainé

Relativement normal

 

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Hier , à Vauvert, Manuel Valls est revenu sur la création d'une présidence déléguée

"Elle ne représente en rien de nouveaux coûts, au contraire. Avec la fusion, il y aura globalement moins de vice-présidents. Nous aurons l'occasion dans les prochaines semaines d'adopter un texte de loi qui prévoit la création de ces présidences déléguées."

"Ne créons pas de polémique pour quelque chose de relativement normal"

RELATIVEMENT normal. Tout est dit.... pour cette loi de circonstance inventée pour complaire à Damien Alary au détour de l'accord avec le PRG (2% de l'électorat...) 

Une loi qui suscite l'indignation de bon nombre de députés en région.

"Un expédient utilisé opportunément" pour Monique Iborra , députée de Haute Garonne. "Je ne voterai pas la loi qui comportera cette disposition" 

"J'ose espérer qu'il s'agit d'une intox" pour Patrice Prat, député du Gard

Jean Claude Pérez, député de l'Aude la qualifie de "tripatouillage" et ajoute "Je suis contre la création d'un président délégué... dans le débat parlementaire,il n'a jamais été question de créer un président -délégué car cela aurait conforté les anciennes entités au détriment de la nouvelle fusion......

EtSébastien Dénaja , député de l'Hérault et vice président du groupe socialiste , de conclure " A ce jour, le groupe socialiste n'a jamais évoqué un tel projet.Nous aurons d'autres priorités à la rentrée. ...Si on doit voter un tel texte à l'Assemblée, il est peu probable qu'il y ait une majorité socialiste. 

La boucle est bouclée et c'est RELATIVEMENT normal

 

mardi, 11 août 2015

Elus régionaux: vont-ils s'augmenter?

Martin Malvy, l'actuel président de Midi-Pyrénées est récemment monté au créneau pour défendre la création du poste de président délègué en expliquant que la réforme ne coûterait pas plus puisqu'il y aurait la suppression de 15 vices- présidents. Il a raison et tort. En effet, la diminution de moitié du nombre de vices présidents va générer un gain de 164 160€ par an.

Différence entre un « simple » conseiller régional et un vice-président : 912€

912€ x 15 vp x 12 mois= 164 160 €.

Cout du président délégué: 3231€ x 12 mois = 38772€ annuel.

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Donc dans l'absolu, la part supplémentaire du président délégué peut être couverte par le gain lié au nombre de vices-présidents.

Cette création crée malgré tout un surcoût dont l'institution peut très bien se dispenser.

En revanche, ce que n'a pas dit Martin Malvy, c'est que ce calcul dépendra surtout de la volonté des futurs élus de maintenir leurs indemnités à son niveau actuel ou de les augmenter comme la loi les y autorisera.

En effet, les indemnités des élus régionaux sont plafonnées en fonction du nombre d'habitants, et bien entendu, ils sont actuellement au plafond. Or la fusion des régions va faire passer le nombre d'habitants à 6 millions et permettre aux élus, s'ils le souhaitent, de passer dans la tranche supérieure et d'augmenter ainsi leur indemnité mensuelle de 380€ pour les conseillers régionaux et de 532€ pour les vices présidents. On l'a vu récemment, le conseil départemental de l'Hérault avait adopté un nouveau plafond permettant ainsi aux conseillers départementaux d'augmenter significativement leurs indemnités.

Si les conseillers régionaux adoptent ce nouveau plafond, le surcoût annuel pour la collectivité sera:

pour les conseillers régionaux

380€ x 141 x 12= 642 960€

pour les vices -présidents

532€ x 15 x 12=95 760€

Soit un surcoût global annuel de 738 720 € !!

Ou encore 4 432 320€ sur la mandature!!

On est bien loin de couvrir l'indemnité du président délégué!!

Reste à savoir si les futurs élus auront la sagesse de maintenir leur indemnité à son niveau actuel ou s'ils profiteront de l'augmentation du nombre d'habitants pour s'octroyer une augmentation conséquente comme l'ont fait les conseillers départementaux de l'Hérault.

 

Pour l'instant, aucune tête de liste ne s'est exprimé sur le sujet.

dimanche, 09 août 2015

Le PS revisite Corneille

La polémique sur la création d'un poste de président délégué pour consoler Damien Alary et surtout cajoler les électeurs languedociens et roussillonnais fachés de voir les deux premières places trustées par Midi-Pyrénées prend une ampleur d'envergure nationale. En pleine torpeur estivale, le PS aura réussi le tour de force de susciter l'intérêt de la plupart des journaux nationaux et de quelques cadors de la politique. C'est dire si l'émoi déclenché en plein mois d'août pourrait se transformer en tsunami médiatico politique à la rentrée...si toutefois le gouvernement persistait. Ce qui est loin d'être acquis. Car désormais, le PS a réussi à se prendre les pieds dans un de ces dilemmes que n'aurait pas renié Corneille.

Renoncer à la création de ce poste c'est admettre que les deux premières places iront à Midi-Pyrénées. Du coté de Philippe Saurel, du FN et même de la droite on s'en frotte les mains.

Mais le mal n'est-il pas déjà fait?

Persister c'est déclencher une vague d'indignation qui ne sera pas sans conséquences dans les urnes. Du coté de Philippe Saurel, de la droite et du FN on s'en frotte les mains...

Entre la peste et le choléra, le PS n'a plus qu'à choisir le moindre mal.

Sans compter que le vote des parlementaires est loin d'être acquis. Le sénat majoritairement à droite rejettera cette proposition, et du coté de l'assemblée, de nombreux députés de la majorité ont d'ores et déjà exprimé leur hostilité.

Hostilité d'autant plus compréhensive qu'in fine, il n'y a aucune garantie sur le bénéficiaire de cette loi. Dans l'hypothèse où la liste PS arriverait en tête de la gauche, une fusion avec Onesta, voire avec Philippe Saurel sera indispensable pour espérer gagner le second tour. Et la ou les fusions de listes se paieront chères. Le poste de président délégué sera forcément revendiqué par l'autre tête de liste. Et si l'on pousse plus loin encore la politique fiction, imaginons que la présidence déléguée échoue finalement à Onesta qui est lui aussi de Midi-Pyrénées...

 

« Qui veut pouvoir tout ne doit pas tout oser » (Pierre Corneille)

Morano et la rhétorique pétainiste

Entretien avec Henry Rousso, historien et spécialiste du XXe siècle et de la Seconde Guerre mondiale (1), sur le coup de chaud de l’eurodéputée.

Selon Nadine Morano, les Français n’ont pas fui lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale…

Ses propos sont absurdes et n’ont aucun sens. Elle laisse croire qu’aucun Français n’aurait fui en 1940. C’est faux. En Juin 1940, les populations du Nord et de l’Est de la France quittent leur région. Ça représente entre 8 et 10 millions de personnes, soit un quart de la population d’alors. C’est un mouvement de panique dû à l’avancée des troupes allemandes et motivé par la peur des exactions et des souvenirs douloureux de la Première Guerre mondiale. Les victimes désignées par les Nazis, comme les Juifs et les communistes, tentent aussi de fuir à l’étranger. Autrement dit, elle ne pouvait pas choisir un plus mauvais exemple. Car c’est le seul exode, dans l’histoire de France, qui a un caractère aussi massif. Ce mouvement est d’ailleurs anticipé par le gouvernement, qui lui-même s’exile à Bordeaux. Enfin, je rappellerais que les premiers à fuir sont les soldats…

On relève aussi, dans ses propos, une opposition entre ceux qui ont fui et ceux qui se seraient battus pour la France…

Nadine Morano reprend à son compte la propagande pétainiste qui consistait à dire que ceux qui étaient partis hors de France étaient des«fuyards» et des «lâches». C’est stupéfiant. Pendant des semaines, nous avons parlé de Jean Zay à l’occasion de sa panthéonisation [comme 27 parlementaires, il rejoint l’Afrique du Nord pour continuer la guerre. Dès son arrivée au Maroc, il est arrêté, ramené en France et accusé de «désertion en présence de l’ennemi», ndlr]. Visiblement, elle n’était pas là. L’un des grands débats politiques en 1940, c’était justement : «Faut-il partir ou rester pour continuer la guerre ?» Et quand De Gaulle fait le choix de rejoindre Londres, c’est justement pour poursuivre la lutte, pour refuser l’armistice qu’il considérait comme un acte criminel. Le fait de fuir était ainsi un signe de résistance pour beaucoup. Je ne comprends donc pas comment on peut tenir de tels propos et dans le même temps se réclamer de De Gaulle.

Par ailleurs, peut-on, comme elle le fait, comparer la France de 1940 aux situations actuelles en Syrie ou en Libye ?

Ses propos s’inscrivent dans une constante de la classe politique française de multiplier les comparaisons entre nos situations actuelles et la Seconde Guerre mondiale. Mais plus on s’éloigne de ce conflit, plus la comparaison avec celui-ci est absurde. Les propos de Nadine Morano montrent ainsi son degré d’incompréhension par rapport à la situation de ces pays. L’exode de 1940 a été pris en charge par les autorités françaises. La majeure partie des réfugiés sont d’ailleurs revenus dans leur région. Un retour à la normale était possible. Ce n’est pas le cas pour ces réfugiés. Leur vie serait directement menacée par un retour. Là, on n’est plus dans l’idiotie historique, mais dans le déni. Comparer des réfugiés dont la vie est directement menacée aux Français de 1940, c’est refuser de voir les conditions réelles dans lesquelles vivent ces populations. C’est aussi une façon de dire que ces gens ne sont pas comme nous, que ce sont des lâches, et que nous, Français, on aurait résisté à leur place. C’est évidemment faux.

(1) Henry Rousso est notamment l’auteur de « Vichy : l’Evénement, la mémoire, l’histoire » (2001, Gallimard) et « Les Années noires : Vivre sous l’Occupation » (1992, Gallimard).

vendredi, 07 août 2015

L'invention du Président Délégué? Quel gachis !

 

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"Un President délégué pour assurer une bonne convergence des politiques publiques et assurer une bonne gouvernance" dit D Alary traduisant le texte de loi que les parlementaires ne connaissent pas encore...

C'est exactement ce que l'on attend d'un Président de Région, à condition, bien sûr, qu'il ne cumule pas, comme l'a exprimé C Delga, avec un autre mandat !

Doit-on définir dans la loi une fonction d'élu ? Comme l'on définit la fiche de poste d'un fonctionnaire? Doit-on assigner au Président délégué finalement un rôle de contrôle, comme on pourrait le demander à un Préfet?

Ceci encore une fois sera d'inspiration purement technocratique, et pour le moment ressemble plus à un expédient utilisé opportunément.... Bref un gâchis

Monique Iborra