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mercredi, 16 septembre 2015

Aux premiers jours de l’accueil des #réfugiés (1933

La comparaison historique ne fournit pas du prêt à penser mais matière à connaître et à réfléchir. Au sujet des réfugiés, les différences contextuelles n'interdisent pas l’observation des termes en lesquels ont pu se poser des crises passées du même ordre. Cette observation rappelle tout au moins que les réactions auxquelles nous sommes aujourd'hui confrontés ne sont pas tout à fait neuves.

Les semaines qui suivent l’installation d’Adolf Hitler à la chancellerie allemande, en janvier 1933, sont marquées par le départ de milliers d’Allemands, directement menacés par les thèses national-socialistes. La France fait face à un afflux brutal de réfugiés, parmi lesquels de nombreux juifs, qui n’est pas sans susciter inquiétudes, improvisation et réactions xénophobes. Un rapport de police estime à 10 000 le nombre de réfugiés dans le seul département de la Seine, en octobre 1933.

Une invasion d’ennemis ?

Le 2 avril 1933, l’industriel François Coty, proche des milieux d’extrême droite, fait paraître dans son journal, L’Ami du Peuple, un article sur les réfugiés intitulé « En face d’une invasion allemande ». À ce sujet, il précise : « Cela va loin ! (…) cela peut aller vite. » Son raisonnement est simple et met l'accent sur le danger que constituerait la présence de ces hommes et de ces femmes sur le territoire français : « Si les Juifs de France sont des Français, les Juifs d’Allemagne sont des Allemands. » La vague des réfugiés est à ses yeux une immigration, « une invasion d’Allemands qui se prépare, qui se produit déjà, qui va se développer ». Coty a vite fait d’établir un parallèle avec la Grande guerre : « voilà quinze ans, dix-sept cent mille Français se sont fait tuer pour empêcher une invasion allemande armée ». Il pose enfin la question : « Quelle attitude et quelles mesures va prendre le gouvernement de M. Daladier en face d’une irruption allemande d’aspect différent, mais de conséquences également redoutables ? »

Emmanuel Debonno, historien

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mardi, 15 septembre 2015

Cambadélis: voir Béziers et vomir

Quelle mouche a piqué Cambadélis ? Certes il a souhaité répliquer sèchement au ministre anonyme qui envisageait des alliances avec les Républicains. Mais de là à expliquer qu'il n'y aurait aucun désistement républicain, et surtout pas là où Le Pen fille et petite-fille peuvent gagner, il y a un pas dangereux. Offrir la deuxième région de France à Le Pen comporte un risque certain pour la suite et notamment 2017. Il est vrai que si le PS doit se désister partout où il termine en troisième position...Bref. Mais nous sommes à Béziers particulièrement bien placés pour connaître les conséquences d'un maintien au second tour, quitte à faire passer le FN.

Tout d'abord sur l'élection elle même, contrairement à ce que laisse supposer les sondages, lorsque la gauche se maintient dans de telles conditions, elle perd des voix !! On l'a vu lors des municipales de Béziers, la liste de gauche (fusion PS+PC) perd 1448 voix et 6% par rapport au total théorique PS+PC. Mais surtout, l'UMP et le FN qui n'avaient pourtant pas de réserves voient eux leurs suffrages augmenter tant en voix qu'en pourcentage. Trois explications probables :

  • la mobilisation des abstentionnistes est plus favorable quand la victoire est possible, en clair une troisième place n'a aucune chance d'enclencher une dynamique positive

  • malgré le maintien, une partie des électeurs de gauche ont joué le réflexe républicain. Ca paraît très clair à Béziers où l'UMP a gagné 2174 voix sans réserves.

  • La banalisation du vote FN encourage certains électeurs de droite à voter FN. Ainsi, au deuxième tour, Ménard gagnait 1799 voix

Bref, au mieux, le gauche se démobilise tandis que droite et extrême droite gagnent des abstentionnistes,.Au pire, on assiste à un déport généralisé vers la droite : gauche vers droite et droite vers extrême droite.

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Et le coup d'après ?

Le coup d'après c'est encore pire : à Béziers, le FN a raflé les 3 cantons y compris les villages lors des départementales avec des scores de 54 % contre les candidats de droite ou de gauche, et même 59% contre un candidat PS pourtant vice président du conseil régional : le plus mauvais score de France dans cette configuration.

Au delà du simple constat électoral, le ni-ni socialiste recèle trois dangers que nous connaissons à Béziers.

- Offrir une légitimation : depuis l'accession de Ménard à Béziers qui avait lui-même souhaité faire de sa ville un labo de l'extrême droite, le FN est désormais un parti de gouvernement, certes local pour l'instant, mais ô combien observé. On est bien loin des errements de Vitrolles ou Marignane.

  • La propagation des idées : Ménard, en conquérant Béziers, s'est offert une tribune inespérée. Point besoin de démonstration...Et la propagation des idéaux d'extrême droite se diffuse à grande vitesse. A Béziers, le racisme et la xénophobie se revendiquent désormais sans complexe. Ils appellent ça « libérer la parole »...Il s'agit surtout de libérer la parole d'extrême droite : Ménard invite désormais tous les réactionnaires et penseurs de la fachosphère à venir disserter devant un public conquis. Et ça marche ! La pensée d'extrême droite est aussi contagieuse que la peste bubonique. Il suffit pour s'en convaincre d'observer les résultats des dernières élections dans les communes proches de Béziers.

  • Enfin, l'ouverture des vannes entre droite et extrême droite : la porosité des électorats était certes connue, mais le maintien du cordon sanitaire permettait de contenir au moins au second tour le basculement vers le FN. Désormais, la gauche ayant décrété que droite et FN c'est pareil l'électeur ne ressent plus aucun frein à basculer vers son penchant naturel. La droite républicaine tente de faire le grand écart mais de plus en plus de cadres LR sont tentés par des alliances. Combien de temps tiendra-t-elle encore ?

 

Cambadélis devrait tirer les leçons du laboratoire biterrois. Se maintenir et faire passer le FN n'augure pas forcément des lendemains qui chantent.

 

 

N'ayons pas peur

L'Histoire nous impose parfois d'étranges parallèles. En décembre 1940, le directeur général de la sûreté nationale du régime de Vichy demande au préfet que les étrangers "indésirables" soient rassemblés notamment à Rivesaltes, à proximité de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

Peu de nos concitoyens connaissent ces lieux qui racontent un pan entier de l'histoire du 20e siècle. Le "camp militaire Joffre de Rivesaltes" fut successivement "Centre d'Hébergement" pour les Républicains espagnols, pour les Juifs étrangers et pour les Tsiganes, "Centre inter-régional de rassemblement des Israélites" et, plus tard, "Camp de regroupement des Harkis et de leurs familles" en vue de leur reclassement.

Près de 75 ans après, le Mémorial du camp de Rivesaltes nous invite à regarder l'exode des réfugiés en face. L'enjeu n'est pas tant de savoir si la photo d'un enfant mort, si terrible soit-elle, suffit à influencer l'opinion publique. Pour nous tous, citoyens français et européens, il s'agit plutôt de dépasser nos peurs. Toute notre histoire démontre que la France sait tendre la main, accueillir, intégrer. N'ayons pas peur. Il est temps de vivre nos valeurs républicaines: la fraternité et la solidarité.

Fidèle à ces principes, le Président de la République a annoncé officiellement que la France accueillerait des réfugiés. Parce que ce sont des milliers de familles -enfants, femmes, hommes- qui fuient la guerre et la mort. Pour certains, notre pays n'aurait plus les moyens de faire face. Mais que pèsent 24.000 réfugiés dans une population de 65 millions d'habitants? Ceux qui doutent ont la mémoire courte. Leur amnésie questionne même notre Histoire. Fallait-il donc fermer nos frontières aux Républicains espagnols, aux Harkis, aux rapatriés d'Algérie?

Depuis un mois, je tiens ces propos. En public. A l'occasion de plusieurs réunions, des citoyens de tous âges sont venus me témoigner leur envie d'accueillir des réfugiés. "Angélisme"? Non. Générosité et sincérité. La France est une terre de solidarité et de mémoire vivante. N'ayez pas peur.

Le 16 octobre prochain, le Premier Ministre viendra inaugurer le Mémorial du camp de Rivesaltes au nom de la France. J'invite ceux qui se nourrissent de doutes et de déclin à participer à cette inauguration. Ils pourront y faire une cure de civisme. Un geste salutaire pour l'honneur de la République.

Ségolène Neuville

lundi, 14 septembre 2015

Robert Ménard en petit gestapiste

menard hitler.PNGAvec Robert Ménard, le pire n'est jamais sur. Après une multitude de faits et gestes qui tiennent souvent plus de la gesticulation médiatique que de l'efficacité pour le bien vivre des Biterrois, cette semaine, le tristement célèbre maire de Béziers s'est surpassé. 

Non content d'une couverture abominable dans le dernier journal de Béziers qui joue sur la peur, les fantasmes et les trucages, Ménard joue désormais au shérif dans une production lamentable avec l'aide de sa police municipale. 

Ignorant tout des lois républicaines, Robert Ménard s'est donc rendu dans un appartement de Béziers occupé par des réfugiés, entourés de policiers municipaux et d'une caméra bienveillante pour montrer comment il allait bouter hors de Béziers les indésirables étrangers. Menaçant hommes, femmes et enfants (apeurés devant ce personnage éructant), on voit Ménard doigt en l'air et poing presque levé en digne héritier des milices qui venaient expulser les Juifs qui venaient voler le pain des Français.

Ce pauvre Ménard est bien obligé de donner quelques gages aux Biterrois qui l'ont élu, il avait essentiellement axé sa campagne sur "ses kébabs qui envahissent Béziers". Bien entendu, il ne peut rien contre les "kebabs" alors il joue au petit milicien.

Ça pourrait presque être risible tant le ridicule le dispute au grotesque, sauf que c'est un élu censé être républicain qui s'illustre dans cette mauvaise production, et que l'image de Béziers n'en est que plus écornée. Il suffit de voir comment certains journalistes, sur le ton de l'humour bien sur, affublent le maire de Béziers d'une petite mèche et d'une petite moustache. Tout est vraiment petit chez cet homme.

dimanche, 13 septembre 2015

Un enterrement de la « Présidence Déléguée »

 

Le feuilleton de l’été ne survivra pas à l’automne. Depuis la fin juillet, le PS est empêtré dans la polémique de la « Loi Alary-Pinel ». L’annonce d’une réforme législative pour créer un poste de « président délégué » a soulevé une tempête politico-médiatique. Visiblement, le projet est enterré.

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Vendredi dernier, Sylvia Pinel lance un pavé dans la mareLa ministre radicale prend ses distances avec la « présidence déléguée ». Immédiatement, cela fait tourner le sang des socialistes gardois et de certains parlementaires. Un député PS déclare : « c’est incroyable, c’est une ministre qui laisse sous entendre que son parti pourrait ne pas voter un texte soutenu par le gouvernement ».

D’autres réactions sont plus désabusées.

D’après des responsables socialistes, Sylvia Pinel a compris que le projet est mort. Elle dresse (implicitement) l’acte de décès. Cette version est (visiblement) la bonne.

D’après nos informations, Martin Malvy est catégorique. A plusieurs de ses interlocuteurs, il a annoncé ouvertement : «ça ne passera jamais ». Le président de Midi-Pyrénées est bien placé pour le savoir. Il a une ligne directe avec le président des Régions de France. Son homologue aquitain, Alain Rousset, ne cache pas son opposition et même son agacement par rapport à une réforme législative « parachutée » en plein été.

Au delà des propos, il y a les faits.

La création d’une présidence déléguée suppose et impose le dépôt d’un projet ou d’une proposition de loi. Le gouvernement ou un parlementaire doit déposer un texte sur le bureau de l’une des deux chambres.

Au Palais-Bourbon, le groupe PS se réunit mercredi prochain, le 15 septembre. Aucune trace de la « présidence déléguée » dans la liste des textes prévus. Un séminaire de groupe doit se tenir du 14 au 16 septembre. Les députés socialistes n’ont pas encore reçus le programme. Mais, d’après les parlementaires consultés, il n’existe aucune information ou indice permettant de penser que la « présidence déléguée » va être mise au menu.

Ordre du jour de la réunion du groupe députés PS

Du côté du Sénat, les socialistes sont minoritaires. Il serait surprenant que la proposition émane d’une assemblée dont la majorité est ouvertement hostile. De plus, les sénateurs contactés (au nombre de 4, 3 de gauche et 1 de droite) affirment ne pas avoir entendu parler d’une proposition sur la « présidence déléguée ».

Enfin, s’agissant du gouvernement et d’un éventuel projet de loi, c’est clair et précis.Aucun texte sur la présidence déléguée jusqu’au 9 octobre. Cette date est d’ailleurs déterminante et plaide pour un abandon. En effet, moins de deux mois avant le 1ertour des régionales, il est improbable que le gouvernement se lance dans un chantier houleux qui parasiterait la campagne de ses candidats.

Vu l’hostilité farouche des sénateurs (un parlementaire Républicain dit : « les orgues de Staline sont prêtes » NDLR : Nom d’un lance roquettes multiple soviétique), le débat va s’éterniser et s’enliser. Attendre la mi-octobre est plus qu’imprudent.

Dans les prochaines semaines, il va falloir surveiller l’agenda des assemblées et de Matignon. Manuel Valls s’est engagé personnellement et publiquement sur le dossier.

Une reculade serait un vrai camouflet. Il est toujours possible que le gouvernement veuille sauver les apparences. Mais plus le temps passe et plus un enterrement est probable.

Laurent Dubois

Welcome

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samedi, 12 septembre 2015

#Regionales2015 , de l'air @PatricePrat

 

Les élections régionales du mois de décembre se rapprochent. Une nouvelle fois, ces élections intermédiaires seront marquées par la désaffection des français, oscillants entre indifférence, déception et rejet.

 

Les enjeux sont pourtant immenses. La fusion des régions et la première mise en œuvre de la récente loi NÔTre, dans le cadre de la réforme territoriale, donnent une dimension nouvelle à ce scrutin. Une véritable opportunité pour changer !

En Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, le spectacle des divisions politiques en dit long sur l'état de décomposition des forces en présence. Aucune grande figure politique ne domine ce nouvel échiquier et, plus que jamais, les rares leaders censés la représenter, souffrent d'un double déficit, ceux de notoriété et légitimité. Les têtes de liste seront bien en peine d'entraîner avec elles, militants, sympathisants et électeurs. Je pose la question : qui, à ce jour, incarne cette future grande région parmi les candidats en lice ? Là est la difficulté.

Car dans ce moment crucial de mutations profondes et de redécoupage institutionnel, j'enjamberais bien volontiers ces partis mortifères pour y préférer des personnes de défis et d'audace. La droite institutionnelle est décevante, mais mon jugement ne vous étonnera pas. Ma déception est plus grande et ma critique plus sévère encore quand j'observe la vacuité de la gauche, ma famille politique. Je pourrais, à l'infini, énumérer ses errements, ses reniements, ses "combinazione"... mais à quoi bon développer ici ? Je pourrais tout autant condamner son manque d'exigence envers elle-même, m'alarmer enfin sur son manque évident de volontarisme politique.

Au contraire, le spectacle de ces derniers mois, n'est qu'une succession de déchirements et de dérives. Pour exemples, les débats, nés de la composition "surréaliste" des listes électorales ainsi que de la création "ex-nihilo" saugrenue, d'une Présidence déléguée, sont symptomatiques des difficultés de nos élus à dépasser leur propre horizon électoral

Mes compatriotes, les temps changent, nos sociétés évoluent et l'opinion publique ne nous comprend plus. Aux responsables politiques, je lance un appel, il faut changer de braquet, casser le moule. Ne faîtes plus de la politique comme il y a trente ans ! Osez le non cumul strict et cela sans attendre 2017 ; ce ne peut plus être l'un et l'autre mais l'un ou l'autre, dès maintenant. Mettez à l'honneur la société civile, rejetez l'esprit de système qui nuit à l'émergence d'une nouvelle génération d'élus et qui nous détourne de l'essentiel.La politique a besoin d'air frais !

Chers élus, trop préoccupés par votre destin personnel, vous êtes en revanche, invisibles sur un grand projet régional.Donner du sens c'est parler de qui nous sommes, d'où nous venons et dans quelle direction nous voulons aller. C'est encore incarner notre nouvelle Région, en être habité et l'aimer toute entière. Dès lors, dans ce prélude, nous avons besoin d'un récit collectif qui relie notre passé à notre avenir. Quel projet fédérateur pour notre grande Région ? Une vision d'avenir nous fait aujourd'hui cruellement défaut. Il va falloir sceller l'unité de cette Région.

Sceller l'unité c'est valoriser ce qui nous rassemble d'abord. Les grands traits communs qui forment cette nouvelle Région. Son histoire, ses hommes, ses femmes, son génie, sa ruralité, ses villes, ses paysages, ses ressources naturelles, cette belle unité qui se dégage déjà aisément et qui doit nous aider à ne former plus qu'un ou qu'une.

Sceller l'unité, c'est oser faire un bond dans l'avenir. Réduire les fractures, rompre l'éloignement, l'isolement, l'ignorance sous toutes leurs formes. Inventer les modes de déplacement du futur, démocratiser les nouvelles technologies. Instaurer un co-développement de part et d'autre de la Méditerranée sans omettre de porter notre regard également vers l'Europe du Nord. Nos ports comme nos grandes villes sont autant de portes d'entrée qui doivent favoriser le commerce, les liaisons nord-sud et est-ouest. Nos métropoles seront les ventricules scientifiques et économiques de Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et nos campagnes des oasis. Mais la périphérie de nos villes ne doit plus être également la grande oubliée de nos politiques d'aménagement

Sceller l'unité, c'est également gommer les fractures territoriales. Elles devront favoriser des politiques de coopération équilibrées. Respecter la diversité de nos territoires nécessitera une attitude différente de la part de ces nouvelles entités, qui par expérience, souffrent de tropismes. Aux deux "C", la Cohérence des politiques et les Compétences qui leurs sont reconnues, il faudra ajouter un troisième "C", celui de la nécessaire Cohésion de ce vaste ensemble.

Sceller l'unité, c'est enfin et c'est vital, susciter l'adhésion des populations.Inventer une nouvelle démocratie de proximité où s'impliqueraient les populations,d'une part, dans le suivi, l'évaluation des grands choix stratégiques de la future Région et d'autre part, dans la transparence financière des mesures budgétaires engagées par la Collectivité territoriale.

C'est à ce prix, selon moi, que nous parviendrons à sceller une unité, qui aujourd'hui,n'est pas assurée. Plus que la force des textes, des règlements et des lois ; c'est ici, la force et la vision des femmes, des hommes, alors dotés de leurs nouvelles responsabilités qui garantiront l'unité de notre belle et grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Là seul est l'enjeu du moment.

Patrice Prat, député

jeudi, 10 septembre 2015

La fachosphère se déchaine

Une bataille de l’information et des images se joue sur la toile à propos de la crise des réfugiés syriens. Des sites internet, liés à différents groupes hostiles à l’immigration et à l’Islam, mènent une contre-offensive très virulente sur les réseaux sociaux. Pour les internautes, il n’est pas toujours facile de distinguer le vrai du faux.

D’apparence, leurs articles semblent sérieux. Ces sites portent des noms qui font penser à de vrais organes d’information : Medias-presse.info, Novopress, Dreuze.info, 24heuresactu ou encore LesObservateurs.ch. Ils sont liés à des mouvances différentes. Mais ils ont deux points communs : ils dénoncent les médias traditionnels, parfois qualifiés de "merdias", bien pensants, politiquement corrects. Et ils ne semblent obsédés que par un sujet : les islamistes et par extension, l’islam, les musulmans, les immigrés. L’amalgame est au cœur de leur stratégie. Logiquement, leur préoccupation du moment, ce sont les réfugiés syriens.

Ce qui est compliqué avec ces sites, c’est qu’ils relaient de fausses infos comme des vraies. Ils recyclent les dépêches, les rumeurs, les vidéos YouTube et même des articles de sites parodiques. En clair, ils se servent de tout ce qui peut nourrir leurs thèses et leurs objectifs politiques. Ce mélange des genres entretient la confusion et les articles sont partagés par nombre d’internautes, eux-mêmes dupés. Au final, même des journalistes se font parfois piéger par de fausses informations reprise par la "fachosphère" qui les fait abondamment circuler sur les réseaux sociaux.

Le spectre des djihadistes infiltrés parmi les réfugiés

En ce moment, ce qui circule un peu partout, c’est qu’il y aurait, dans les bateaux de réfugiés, des djihadistes, des terroristes. Cela, bien sûr, personne ne peut l’exclure. Mais la volonté est clairement d’agiter les peurs. Pour cela, ils avancent des chiffres. Leurs sources sont anonymes. Il est question de "djihadistes" ou de "passeurs" qui se seraient exprimés sur les réseaux sociaux. Aucun lien vers ces déclarations anonymes. En d’autres termes, aucune preuve.

Certains sites ont tout de même des images. Mais elles ne sont que manipulations. Exemple : deux photos d’un homme syrien ont beaucoup circulé. La première le montre armé d’une kalachnikov dans le désert. La seconde le montre dans un camp de réfugiés à Kos, en Grèce. C’est effectivement le même homme. Sauf qu’il n’est pas un djihadiste. Au contraire, Laith Al Saleh a toujours combattu les islamistes. C’est un ancien commandant de l’Armée syrienne libre. Les photos ont ni plus ni moins été volées à l’agence de presse américaine Associated Press qui raconte la vraie histoire de ce héros de la lutte anti-djihadiste.

Débusquer les photos manipulées

Faire ce genre de vérification est à la portée de tous. Si vous avez un doute sur une photo, il suffit de la copier, d’aller dans "Google Images", d’y télécharger cette photo en cliquant sur l’icône "appareil photo". Google va alors retrouver toutes les publications de cette photo sur le Web. Cela permet de vérifier s’il s’agit d’une image actuelle ou ancienne et de voir si l’originale raconte ou non la même histoire. Afin de s’assurer qu’un cliché n’a pas été altéré, les internautes les plus aguerris pourront aussi utiliser des logiciels qui repèrent les modifications apportées à une image.

Identifier qui se trouve derrière les articles qui circulent sur Facebook

Savoir qui se trouve derrière un site n’est pas évident pour les internautes. Il faut commencer par chercher qui a enregistré le nom de domaine. Cette recherche, très facile à faire sur le Web, n’apportent cependant pas toujours la réponse. Quant aux articles, ils sont parfois anonymes ou écrits sous pseudonyme.

 

Prenons un article signé qui circule beaucoup ces jours-ci. Un article publié sur les sites populistes et d’extrême droite LesObservateurs.ch et Riposte Laïque. Il présente une jeune syrienne qui "dénonce les faux réfugiés". Le titre laisse penser qu’elle parle de "djihadistes infiltrés". Mais en réalité, quand on l’écoute, c’est une militante qui soutient Bachar al-Assad. En gros, elle affirme que les régions sous contrôle du régime de Damas sont tout à fait sûres et que les réfugiés n’ont aucun motif de quitter la Syrie, si ce n’est des raisons économiques. La jeune fille, qui n’est pas identifiée, s'exprime à Belgrade, lors d’un petit rassemblement organisé par un groupe d’extrême droite interdit en Serbie.

L’article est signé Christine Tassin. C’est son vrai nom. Condamnée pour incitation à la haine raciale, elle est la fondatrice d’un groupuscule qui s’appelle "Résistance Républicaine" et la compagne de l’animateur de "Riposte Laïque". C’est une ex-enseignante qui a notamment organisé avec le Bloc Identitaire, les "apéros saucisson-pinard" et les "Assises contre l’islamisation de l’Europe". Elle se revendique ouvertement "islamophobe". Il y a deux ans, lors d'une action contre l'Aïd el Kebir, elle déclarait être "fière de sa cause, la haine de l’Islam". Elle ajoutait "l’Islam est une saloperie". Ces propos, tenus notamment devant un micro de France Bleu, lui ont valu une condamnation à 3000 euros d’amende.

Christine Tassin n’est clairement pas une journaliste. C’est une militante. Assumée. Dans une interview, elle admettait qu’en dehors de vacances en Italie et en Grèce, elle n’avait jamais quitté la France. Le Moyen Orient, elle ne le connait essentiellement que par Internet où elle puise l’inspiration pour ses articles.

Une constellation de sites qui poursuivent différents objectifs

Il est compliqué de s’y retrouver dans la multitude de sites qui nourrissent la "fachosphère". A côté de ceux qui, comme Christine Tassin, se présentent en défenseurs radicaux de la laïcité, apparaissent aussi des groupes traditionalistes chrétiens. MediaPresseInfo, par exemple, est animé par des proches des mouvements ultra-catholiques Civitas et de la Fraternité Saint Pie X.

Le site identitaire Dreuze.Info se situe aussi dans la mouvance conservatrice chrétienne mais se revendique, en outre, "pro-israélien et néo-conservateur". Alors que Novopress est beaucoup plus proche du Front National (dirigé par l’ex-président du Bloc identitaire, un ancien conseiller municipal FN, passé au Mouvement national républicain).

S’ajoutent à cela, des sites qui poursuivent des objectifs : soutenant le Kremlin, soutenant la droite israélienne, soutenant Bachar al-Assad. Ou encore des sites anti-atlantistes ou conspirationnistes. Sans compter les sites parodiques, comme l’algérien El Manchar, qui faisait dire à l’émir du Qatar que si son pays n’accueillait pas de réfugiés syriens, c’est parce qu’il avait "assez d’esclaves". Cette fausse info satirique a fait le tour du web et a même eu l’honneur d’être citée sur un plateau télé.

 

 

mercredi, 09 septembre 2015

La nausée

Ignoble, raciste,xénophobe.Les mots manquent quand Ménard se surpasse.La couverture du dernier journal municipal (peut-on encore l'appeler ainsi ?)est digne des propagandes vichystes des heures les plus noires de notre histoire.Jouant sur les angoisses, les pulsions les plus glauques, les fantasmes, assénant les mensonges,Ménard sème la peur et incite à la haine de l'autre.C'est une fois de plus (une fois de trop ?)indigne d'un élu qu'on ne peut décidément pas appeler républicain.

Karine Chevalier

Reynié : en zone blanche

Aujourd'hui, mercredi 9 septembre, la droite régionale aurait du être dans les airs. Les élus « Républicains » de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon devaient prendre l’avion. Direction Paris et le bureau de Nicolas Sarkozy. Une réunion était prévue. Elle a été annulée et reportée à la semaine prochaine. Même heure (9 heures 30). Même endroit : le XVe arrondissement et le siège parisien du parti sarkozyste.


 

Les aiguilleurs du ciel ne sont pas en cause.

C’est un problème de téléphonie mobile.

Le portable de Dominique Reynié est victime d’une zone blanche particulièrement redoutable. Certains SMS disparaissent de manière sélective. Des destinataires n’ont jamais reçu une invitation pour rencontrer le président de leur parti.

C’est d’autant plus regrettable que ces mêmes « oubliés » étaient demandeurs. Ils désiraient une rencontre au sommet.

Le problème « technique » est remonté aux oreilles des conseillers de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’Etat, malgré son flegme légendaire, a piqué une colère.

Pour éviter tout problème (intempestif), la ligne de Dominique Reynié a été doublée par des coups de fils émanant de la rue de Vaugirard.

Les parasitages et les SMS « fantômes » sont désormais sous contrôle.

La droite régionale respire. Dans 8 jours, tout le monde va pouvoir se retrouver autour de Nicolas Sarkozy. Dans un climat (enfin) apaisé les participants vont pouvoir évoquer la composition des listes départementales. Dominique Reynié est même assuré d’avoir une fonction vocale : le rappel.

Le rappel que ses listes départementales sont entre les mains des instances nationales.

Laurent Dubois

 

 

mardi, 08 septembre 2015

Pinel s'en mêle

Jusqu'à présent, dans le feuilleton de la présidence déléguée, on avait entendu tout le monde s'exprimer sauf...le PRG. 

C'est désormais chose faite. 

En visite dans le Gard, sur les terres de Damien Alary, Sylvie Pinel a dit tout le mal qu'elle pensait de cette curiosité législative. L'éventuelle future première vice-présidente n'appréciant guère de se voir rétrograder en cas de victoire a donc sifflé la fin de la récréation:"La présidence déléguée n'est pas dans l'accord avec le PS."

Voilà qui est clair, net et précis !alligator ready to travel

Il est temps...

Oui il est temps que l'Europe prenne sa part de ce drame total en Orient. Comme la France a pris sa part du traitement "Boko Aram" en Afrique de l'Ouest, et continue de le faire, même si - évidemment - rien n'est terminé. Et la France doit continuer à prendre sa part de ces flux migratoires énormes.

Il est (juste) temps que l'Europe, l'Union Européenne, se saisisse de la question de manière forte, lourde, ET politique. Et donc que les nations soient interpellées sur leurs responsabilités.

Si l'on peut comprendre l'inquiétude face à l'idée de "submersion" de ces migrants …, il faut aussi songer que la Turquie accueille actuellement près de 2 millions de syriens, et le (petit) Liban 1,5 millions.

A proportion, accueillir ceux qui se sont tant mis en danger et en douleur… est bien peu, mais pas simple, évidemment.

Le gros travail est aussi d'éradiquer DAESCH et les régimes dictatoriaux. Mais s'y prendre différemment … que ce qui a été fait en Irak (désastreuse décision…) et en Libye (tout aussi lamentable…).

Aylan et Kobané, l'enfant et sa ville, sont la démonstration que nous, européens, occidentaux, manquons de cohérence en matière de traitement de cette partie du monde, qui est tout à la fois notre réservoir de pétrole, de gaz, de minéraux, et un bric-à-brac de zones-tampons désertiques, aux frontières taillées au cordeau après la guerre, et où depuis toujours les pouvoirs locaux étaient organisés autour des villes et tenus par des "familles". Dans les jeux de rôles locaux, nous y avons installés des "territoires" et des potentats. Après nos guerres et sans subtilités.

Résoudre cela sera le gros enjeu géopolitique du 21ème siècle. Cela ne fait que commencer. Il faut aussi que les "peuples" locaux se réveillent et se révoltent. Il faudra les aider. Face au drame en Syrie, François Hollande avait tenté d'agir, mais Obama a finalement renoncé. Les autres démocraties n'avaient pas bougé. Il y a maintenant un prix à payer : l'accueil. Mais, dans ces pays, sortir de ces oppressions, "légale" comme en Syrie ou illégale comme avec Daesch ou Al Kaîda …, ne sera pas simple. Surtout que cela se jumelle d'une guerre de religions entre sunnites et chiites... Il y aura un prix du sang et il sera lourd. Bonjour le 21ème siècle.

Anne Yvonne Le Dain

dimanche, 06 septembre 2015

Régionales: un score "à la biterroise"?

sondage-logo.jpgBon, tout le monde en parle dans le microcosme politique, mais personne ne l'a vu...Le sondage « secret » excite les interrogations. D'après les journalistes de France3, un sondage existe bel et bien, mais on ignore le commanditaire qui serait un grand parti et qui ne souhaite pas sa diffusion. A vrai dire, il n'y a que peu d'alternatives : c'est soit le PS, soit l'UMP (les Républicains décidément j'ai du mal...). Une chose est sure, si le commanditaire bloque sa diffusion, c'est qu'il n'est pas bon, et pourtant, les sondeurs sont souvent « sympathiques » avec leurs clients...

La rumeur bruisse d'un score à la « biterroise » pour la liste PS : 18%. Autant dire qu'à ce niveau, la messe est dite. Ce n'est qu'une rumeur, mais à voir comment Carole Delga vient de battre le rappel des troupes militantes, on sent bien que ça va mal. Reste à voir si la distribution de tracts et les gesticulations des députés suffiront à enrayer la spirale de la défaite. Ce n'est pas seulement un début de campagne mal enclenché qui est en cause. La composition des listes ne séduit pas. Les socialistes ont composé les listes comme au temps de Georges Frêche : on met qui on veut et la locomotive tirera...en oubliant qu'il n'y a plus de locomotive et que cette fois, les wagons devront aussi pousser !!

Si le score « à la biterroise » se confirme, la question du second tour deviendra cruciale. A la différence majeure que cette fois, ce n'est ni Bourgi, ni le tandem Duplaa/Roqué, ni même Delga qui décideront. Nul doute que toute décision de maintien, de fusion ou de retrait sera commanditée directement de l'Elysée. Si les scores en LRMP seront scrutés de près, ceux de Nord/Pas de Calais/Picardie le seront encore plus. Dans la perspective de 2017, le chef de l'état ne peut absolument pas se permettre d'installer la candidate FN sur une rampe de lancement. Offrir la deuxième région de France à Le Pen, c'est à coup sur se barrer la route du deuxième tour des présidentielles. Reste à savoir combien de régions seront dans la situation d'un FN en tête et d'un PS troisième au soir du 6 décembre.

La liste socialiste n'est cependant pas close. Et dire qu'une certaine nervosité règne du coté des colistiers est un euphémisme. Car ils sont encore nombreux à frapper à la porte. Outre la guerre picrocholine du PRG entre Rozière (député européenne) et Lopez (premier fédéral) pour la tête de liste, il faut caser Josiane Collerais et Yves Pietrasanta en position éligible. Sans compter que Carole Delga a aussi annoncé des « sociétés civiles ». Bourgi va encore devoir user et abuser de calinothérapie pour faire avaler la pilule à certains.

 

Du coté de Philippe Saurel, l'annonce de quelques noms de la liste héraultaise en fait tousser plus d'un. Les trois noms connus (Isabelle Séguier, Stéphane Pepin Bonnet et Jean-Pierre Grand) ne sont pas vraiment réputés avoir le cœur à gauche...Il n'en fallait pas plus à Bourgi pour s'engouffrer dans la brêche en tentant de droitiser la liste Saurel. Au PS, on ne change pas de stratégie, même si elle est perdante.

Le choc des photos, le poids des mots.

Il aura fallu la photo de ce petit garçon, mort noyé sur la plage pour que ceux que l'on appelait jusqu'à présent les migrants deviennent des réfugiés. 

Il aura fallu cette photo pour que ces hommes, ces femmes, ces enfants ne soient plus des statistiques froides de cadavres déshumanisés , égrainées jours  après jours sur les chaines d'infos. 

Il aura fallu l'émotion suscitée par cette photo pour que ces hommes, ces femmes, ces enfants qui fuient la guerre, l'oppression,  le totalitarisme ne soient plus vus comme des envahisseurs à l'assaut de la riche Europe.

Il aura fallu le courage politique d'une femme , Angela Merkel ,consciente des responsabilités historiques de l'Allemagne et porte-drapeau des valeurs qui fondent l'UE pour que les portes s'entrouvrent .« Les droits civils universels étaient jusqu’ici étroitement associés à l’Europe et à son histoire. Si elle échoue sur la question des réfugiés, ce lien étroit se briserait et ce ne serait plus l’Europe telle que nous nous la représentons. »

Il parait que la France est la patrie des droits de l'Homme......

Karine Chevalier

 A lire  ICI le texte de Guy Sorman « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme »

 

samedi, 05 septembre 2015

Hérault: une liste sans queue ni tête

Tous sur le pont pour lancer la campagne de Carole Delga . Avec la particularité dans  l'Hérault d'une liste sans queue ni tête. La queue de liste est restée vacante : une superwoman doit  surgir pour"pousser" la liste. 

Quant à la tête , elle sera PRG. Mais qui ? Impossible de le dire. Un combat de titan se déroule entre Frédéric Lopez, le patron héraultais du PRG , vice président sortant du conseil régional , qui a l'oreille de Baylet , et Virginie Rozière, députée européenne qui veut s'implanter pour se lancer aux municipales à l'assaut de Montpellier contre Philippe Saurel. 

Dans cette lutte , Virginie Rozière a un allié au PS : Hussein Bourgi resterait le premier des socialistes de la liste , ce qui panserait ses plaies. De plus , le PS héraultais entrerait une nouvelle fois dans une zone de turbulences si Frédéric Lopez l'emportait. La première des socialistes serait Béatrice Négrier devenue membre du PS on ne sait quand après une longue période de nomadisme politique. Mieux , cela en fait tousser bon nombre à la Région car l'actuelle n°2 de la liste ne siège pas dans le groupe socialiste mais dans le groupe communiste.....  son compagnon étant l'attaché de ce groupe ! Cela fait désordre .......

Inversement,la perspective de Rozière tête de liste et future vice présidente de la grande région ne fait pas sourire Mickaël Delafosse . Celui à cause de qui il n'y a pas eu d'accord aux départementales avec Philippe Saurel ( avec le succès que l'on sait ) se voyait aller seul vaincre la forteresse saurélienne. 

Désormais, tous retiennent leur souffle jusqu'au 20 septembre, fin du congrès du PRG où le rideau sera enfin levé et l'annonce faite à Hussein.

 

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vendredi, 04 septembre 2015

Une fête de la Rose à l'ancienne

 

 

Lu dans Les Nouvelles NEWS -  24 août 2015 

L’événement politique du week-end mettait en vedette Montebourg et Varoufakis… et leurs compagnes dans le décor.

13377786235_f4125f6db8_o.jpgÉternel masculin… Première agitation politique marquant le début de la fin des vacances : la fête de la rose le dimanche 23 août à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), fief d’Arnaud Montebourg. L’an dernier la fête avait été un prélude à l’éviction de trois ministres du gouvernement, Arnaud Montebourg, Aurélie Filipetti et Benoît Hamon devenus très critiques envers le gouvernement dont ils faisaient partie. Aurélie Filippetti était alors une ministre s’opposant à la politique de son gouvernement. Elle expliquait dans une lettre à François Hollande et Manuel Valls publiée dans Le Monde qu’elle revendiquait ses idéaux de gauche et préférait « la loyauté à ses idéaux ». A l’époque, elle était une femme politique responsable.

2015, changement de décor, Arnaud Montebourg reçoit Yanis Varoufakis, qui a démissionné du gouvernement grec après le référendum du 6 juillet. Les journalistes arrivent en meute à Frangy-en-Bresse et les deux hommes sont mis en vedette dans toute la presse avec avalanche de superlatifs musclés : Le Figaro voit par exemple « deux rock stars contre l’austérité », Le Monde, « deux révoltés de la politique européenne », Les Echos « Deux trublions anti-austérité » ; pour Le Parisien « Montebourg partage la vedette avec Varoufakis » etc…

Aurélie Filippetti, toujours députée de Moselle, apparaît dans cet événement, mais cette année, elle n’est plus présentée comme une ministre rebelle mais comme la compagne enceinte qui suit le trublion, révolté, rock star… Les gazettes parlent rapidement d’elle et de l’épouse de l’ex-ministre grec. Le couple français aurait été invité dans la résidence de vacance du couple grec. Et bien entendu les journaux people photographient le ventre de la future maman. Les hommes sont à la manœuvre politique, les femmes les accompagnent. Difficile de montrer de nouveaux rôles modèles en politique .

Geneviève Tapie

Une photo pour ouvrir les yeux

EditoriaI du « Monde ».

 Il s’appelle Aylan Kurdi, il est âgé de 3 ou 4 ans. Un petit corps sans vie échoué sur une plage turque. C’est un enfant syrien qui fuyait la guerre, avec sa famille. Ils voulaient gagner l’Europe, en l’espèce la Grèce, par la Turquie. Leur embarcation comptait au moins onze personnes à bord. Elle a sombré quelque part au large de l’île de Kos. La mer a rejeté certains des corps sur une plage turque. Et, un peu à part, tout seul, celui de ce petit bonhomme en tee-shirt rouge et pantalon bleu, qui restera comme l’emblème de cet afflux migratoire sans précédent que nous ne voulons pas voir. Ou pas assez.

Le Monde a déjà publié des photos d’enfants morts, notamment lors de l’attaque chimique d’un quartier de Damas par la soldatesque de Bachar Al-Assad en 2013. Nul voyeurisme, nul sensationnalisme, ici. Mais la seule volonté de capter une part de la réalité du moment.

Cette photo, celle de l’enfant, témoigne très exactement de qui se passe. Une partie du Proche-Orient s’effondre à nos portes. Des Etats qui étaient des piliers de la région se décomposent – la Syrie et l’Irak, notamment. Les pays voisins immédiats croulent sous une masse de réfugiés qui représentent souvent près du quart de leur population – en Jordanie et au Liban. Ces Etats-là, si l’on n’y prend garde, vont commencer à vaciller à leur tour.

Par dizaines de milliers, chaque mois, chaque semaine, Syriens, Irakiens, mais aussi Afghans et autres, fuient. Nos querelles juridiques sur l’exacte nature de ces migrants ont quelque chose d’ubuesque. Aux termes de conventions datant de l’immédiat après-guerre, il y aurait les migrants économiques et les migrants politiques : les premiers fuient la misère, les autres les persécutions politiques et la guerre. Ils n’ont pas les mêmes droits.

Mais l’enfant, lui, l’enfant de la plage, le petit Aylan, où faut-il le ranger ? La vérité est que ce ne sont plus seulement des hommes jeunes en quête d’emploi et d’un avenir meilleur qui forment le flux migratoire de l’heure ; ce sont des familles entières, femmes et enfants compris, qui fuient et la misère et les combats. Il faudra encore des années avant que le mélange de guerres civiles, religieuses et régionales nourrissant le chaos proche-oriental ne s’apaise. L’exode ne fait que commencer, il ne s’arrêtera pas de sitôt. Et l’Union européenne est sa destination naturelle.

Peut-être faudra-t-il cette photo pour que l’Europe ouvre les yeux. Et comprenne un peu ce qui arrive. Pas d’angélisme : on ne fait pas de bonne politique sur de l’émotion. Pas de leçon de morale : nos Etats-providence, encore malmenés par la crise de 2008, lourdement endettés, faisant souvent face à un chômage massif, en proie, pour certains, à un malaise identitaire sérieux, sont désemparés face à l’afflux des migrants. Nos démocraties sont naturellement perméables aux mouvances protestataires les plus démagogiques – championnes du « y a qu’à » et autres solutions toutes faites.

Tout cela est vrai, comme il est exact que l’accueil de populations étrangères pose effectivement nombre de difficultés, qu’il est irresponsable de nier. Mais, enfin, l’Europe est déjà passée par là. La seule France a su, dans les années 1920, alors qu’elle comptait 37 millions d’habitants, recevoir quelque 140 000 Arméniens. On trouvera d’autres exemples.

Tellement décriée, ici et là, notre Union européenne nous a tout de même appris à gérer ensemble des politiques complexes et difficiles. Nos Etats-providence savent faire face à des situations d’urgence. Nos sociétés civiles sont tissées de liens associatifs qui ont fait leurs preuves, dès lors que l’opinion était convaincue de la justesse de telle ou telle cause.

Il ne faut pas se tromper. Dans quelques années, les historiens jugeront les Européens sur la façon dont ils ont accueilli ceux qui fuyaient la mort sous les bombes, l’esclavage sexuel, les persécutions religieuses, les barils de TNT sur leurs quartiers, l’épuration ethnique. Dans les livres d’histoire, le chapitre consacré à ce moment-là s’ouvrira sur une photo : celle du corps d’un petit Syrien, Aylan Kurdi, noyé, rejeté par la mer, un sinistre matin de septembre 2015.

jeudi, 03 septembre 2015

Tous sur le pont:à la recherche des tracts perdus

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On sait que Montauban est la ville des « Tontons flingueurs ». Désormais, il existe une autre spécialité locale dans le département du Tarn-et-Garonne : un Triangle des Bermudes. Heureusement, il concerne uniquement une activité très spécialisée : la livraison des colis postaux. Évidemment, cette étrange affaire n’est abolument pas politique. Elle n’est abolument pas liée à d’éventuelles tensions entre le PS et le PRG. C’est juste une ténébreuse péripétie postale.

Des tracts et autres matériels de campagne ont été envoyés par l’équipe de Carole Delga. Ils se sont volatilisés. Le destinataire a pourtant pignon sur rue et son adresse est connue : 11 rue Denfert-Rochereau 82000 Montauban. Le facteur est parfois un stagiaire qui se prend les pieds dans les boîtes à lettres. Mais il avait un indicateur précieux : le sigle du parti socialiste. Malgré cela, d’après nos informations, à la Fédération du PS 82 personne ne sait où sont passés les tracts de Carole Delga.

La Poste n’est pas responsable de cette étrange disparition. Le service public postal a même un alibi en béton. En effet, les colis ont pu se perdre entre deux adresses. Le PRG est localisé à quelques rues de la Fédération du PS : 3 rue des Cambis. Les tracts, affiches et autres outils de communication auraient été renvoyés non pas à l’expéditeur (Carole Delga) mais réorientés vers la tête de liste départementale pour les Régionales, la PRG Sylvia Pinel. Autre hypothèse, les colis ont été directement adressés à la fédération PRG. C’est possible. Les socialistes tarn-et-garonnais ont clairement fait savoir que leurs « amis » et partenaires radicaux de gauche doivent assumer la campagne. Sylvia Pinel a voulu la tête de liste. La ministre-candidate doit mettre les mains dans la colle des affiches. Seul problème, l’adresse postale des radicaux est aux « abonnés absents ». Le local fédéral est un local « fantôme ». Le facteur risque de faire fondre la sonnette à force d’appuyer dessus.

La 1ère fédérale du Tarn-et-Garonne, la députée Valéry Rabault est injoignable. Silencieuse, la parlementaire socialiste ne confirme pas l’existence d’un ping-pong postal entre le PS et le PRG. Mais une chose est avérée : les colis de Carole Delga sont dans la nature. Et une autre chose est certaine : beaucoup de militants socialistes trouvent normal que Sylvia Pinel s’occupe de l’intendance de la campagne. C’est elle qui doit réceptionner les colis.

Une tête de liste (départementale) vaut bien quelques cartons. Même dans son salon.

La population montalbanaise peut éventuellement clore cette histoire de colis volants. Qui sait, demain ou dans deux jours, un habitant tombera peut être, sur un coin de trottoir, sur des colis estampillés « Régionales 2015″.

Prière de les déposer au domicile de Sylvia Pinel ou de contacter la 1ère fédérale du PS 82.

Merci pour elles.

Laurent Dubois

mercredi, 02 septembre 2015

La députée PS Monique Iborra soutient le "non-aligné" Philippe Saurel

Cette fois, c'est clair. Monique Iborra ne soutient pas la candidate de son camp, Carole Delga. Lors d'une conférence de presse, ce mercredi 2 septembre, la députée PS de la 6e circonscription de Haute-Garonne a officialisé son soutien àPhilippe Saurel, candidat divers-gauche et "non aligné". Ce dernier, maire de Montpellier, a été exclu du PS en 2014.

"Je suis davantage en phase, sur le fond et sur la forme, avec Philippe Saurel, qu'avec Carole Delga", a affirmé Monique Iborra. Une décision attendue, tant les relations entre les deux femmes se sont tendues ces dernières semaines (relirel'interview de Carole Delga qui évoque "la jalousie" de Monique Iborra, et l'interview de Monique Iborra qui dénonce "le faible niveau politique" de Carole Delga).

Pas question néanmoins pour Monique Iborra de figurer sur les listes de Philippe Saurel, et encore moins d'être tête de liste. "J'ai simplement appelé Philippe Saurel hier pour lui faire part de mon soutien et lui demander si ça ne le dérangeait pas. Je n'ai pas eu l'impression que je le dérangeais !"

"Je ne quitte pas le PS"

Cependant, la députée a décidé de ne pas quitter le Parti Socialiste.

"Ce n'est pas parce que je ne soutiens pas Carole Delga que je ne garde pas mes convictions politiques sur le terrain et à l'Assemblée. Je n'ai jamais été une frondeuse et je continuerai à voter les lois du gouvernement, explique-t-elle. Si je suis exclue du PS, je continuerais à être une députée de gauche, mais je ne sais pas dans quel groupe je serais."

Histoires internes

Monique Iborra est également très en colère contre le PS 31, qui l'a sommée, via un courrier transmis à certains médias, de soutenir clairement Carole Delga "d'ici le 3 septembre", date de la réunion du bureau fédéral (demain).

"Puisqu'ils ont rendu public ce courrier, je rends publique ma décision. D'ailleurs, je ne suis pas invitée au bureau fédéral de demain."

Monique Iborra a cependant prévenu les militants de la 6e circonscription de Haute-Garonne hier, le 1er septembre, par mail.

"Beaucoup de militants sont d'accord avec mes analyses et mes choix. Plusieurs cadres du parti aussi. Ils seront présent au bureau fédéral, mais ils ne diront rien !", regrette l'élue.

 

 

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lundi, 31 août 2015

Les écolos régionaux font dans le développement durable

La fragmentation des Verts ce week end donne le sourire à Yves Pietrasanta ,président de Génération Ecologie qui se voit développer durablement sa petite entreprise .... en rassemblement des écolos réformistes .Il compte donc" jouer un rôle très important aux régionales". 

En 2010, Georges Frêche avait plus que choyé ces écolos en rupture de vert : 2 vice présidences (Pietrasanta, MeunierPolge) et une questure (Giordano).

Marie Meunier Polge s'étant recasée fort opportunément au PS, restaient sur le carreau ses 2 compagnons dont le passage à la trappe semblait inéluctable jusqu'à vendredi. 

Mais désormais, le souffle rochelais gonfle les voiles de Génération Ecologie et son capitaine revendique une place dans les premiers héraultais... 

  Ainsi, entre l'accord avec le PRG ( la tête de liste et 3 places éligibles ), les accords à venir avec Génération Ecologie (Pietrasanta , Giordanno)  et avec les amis de Robert Hue ( Josiane Collerais, vice presidente de la Région LR ) , la part des socialistes se réduit comme peau de chagrin. 

Carole Delga présentera ses listes fin septembre.  Pour ses colistiers socialistes,encore quelques nuits blanches en perspective !

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