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vendredi, 06 novembre 2015

Le MEDEF dans la corbeille de la mariée

La liste héraultaise est enfin dévoilée , après son dépôt en préfecture....( LIRE LA LISTE ICI) et les militants pourront apprécier toute l'importance de leur vote du 9 juillet !

Car elle réserve bien des surprises. 

On connaissait les accords léonins passés avec le PRG , pour cause de rotatives. On ignorait que le MEDEF se trouvait aussi dans la corbeille de la mariée !

Ainsi, sous couvert de société civile , on découvre la présence de la présidente du Medef héraultais Marie Thérèse Mercier. Celle qui est  pudiquement présentée comme "présidente d'un syndicat patronal" se retrouve en 7° position, donc très éligible ! On comprend mieux les remous au sein de la liste qui ont amené certains à quitter la chaloupe. On imagine d'ores et déjà la difficulté des négociations avec la liste d'Onesta pour le second tour !

Autre surprise : la disparition d'Eric Fargeas ,initialement en 8° position , débarqué sèchement; Les camarades de la motion B  qui avaient cru au père Bourgi apprécieront. Il y avait déjà des cocus. Désormais, il y a ceux qui payent la chambre en sus !

Enfin , on admire les qualités de jouteur de Dédé Lubrano qui fait une remontée époustouflante, passant de la 14° place, non éligible , à la 8°. Ce faisant , il grille la politesse à Claude Zemmour, vice-président , qui légitimement pouvait prétendre à cette place si l'ordre initial avait été respecté ! Il est vrai qu'un réservoir de  5% des voix  à Sète, ça le vaut bien.... 

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samedi, 31 octobre 2015

Le feu aux poudres

La composition des listes pour les Régionales n'est décidément pas un long fleuve tranquille . Avec les accords aux forceps avec le PRG, la réapparition du MRC , le retour des amis de Robert Hue , les caprices des divas de Génération Ecologie,sans compter les encartés de la "société civile" les socialistes sont de plus en plus inquiets. Et c'est  la Haute Garonne qui met le feu aux poudres. Une pétition circule , avec le soutien du premier fédéral, pour une meilleure représentation des Toulousains. Et oui ! Par la grâce des accords avec les satellites , le Toulousain Alexandre Borderies dévisse sur une place inéligible...Afficher l'image d'origine

Qu'en sera-t-il dans l'Hérault quand la vraie liste sera rendue publique ?  

Et d'ailleurs, les candidats héraultais connaîtront-ils leur positionnement avant le préfet ? Les jours passent et le premier fédéral héraultais reste coi publiquement, tout en assurant aux uns et aux autres qu'ils sont  en meilleure place que ce qu'ils n'étaient  préalablement.... Le miracle de la Toussaint, sans nul doute !

 

mercredi, 28 octobre 2015

Liste Onesta

La liste EELV/FdG est connue dans l'Hérault. On ne s'est guère encombré de répartition géographique: les 6 premiers sont de Montpellier ou sa région...

Quand on sait que la liste PS comprendra au moins 3 montpelièrains dans les 5 premiers, on imagine la difficulté si ces listes doivent fusionner, et si l'on rajoute la liste Saurel...!!

Il y aura des cris, des pleurs et des sacrifiés... A moins d'imaginer une liste de 10 montpellièrains pour mener la liste de second tour. Bref, des listes à forte prédominance Montpellièraine qui dénote un état d'esprit un peu "Parisien".

 

dimanche, 25 octobre 2015

Reprendre le combat politique contre l'obscurantisme

 

Nous faisons tous le constat que le monde où nous avons grandi se délite et nous oblige à reprendre le combat politique pour que la barbarie et l'obscurantisme ne soient pas la promesse d'avenir que nous laisserons à nos enfants.
Nous n'avons pas vocation à être pris en tenaille entre une extrême droite haineuse et un islamisme monstrueux, nous avons même toutes les armes pour tenir en respect et l'un, et l'autre. Car ne nous y trompons pas, le FN et les islamistes poursuivent des buts similaires: effacer la distinction entre sphère publique et sphère privée pour installer leur totalitarisme, mettre en place une société de contrainte et un rapport au pouvoir où la soumission nait de l'infantilisation, détruire les libertés civiles et les solidarités nationales.

Mais nous ne sommes pas si faibles face à ces menaces. Et nous avons des outils pour penser et faire vivre nos sociétés ouvertes: la laïcité, l'égalité entre les femmes et les hommes, la fraternité de notre idéal citoyen, le socle de nos libertés publiques et de nos solidarités nationales.
Cet humanisme est l'honneur de notre civilisation et en porter les principes, celui de notre citoyenneté.

Car, oui, ces principes et ces idéaux sont beaux, bien plus que les résurgences archaïques qui tentent de les renverser! Tous les républicains peuvent et doivent aujourd'hui porter ce combat. Et pour la gauche à laquelle je suis tant attachée, qu'elle redécouvre le beau mot d'émancipation. Il est dans son adn et est une des plus belles aventure humaine que l'on puisse proposer à des esprits en formation.
Je continuerai à m'exprimer et à agir sur ces questions parce que c'est comme cela que je conçois ma tâche d'humaniste, de citoyen et d'acteur et parce qu'étant élu, c'est mon devoir et la raison d'être de la fonction.
"Je me sens responsable de la beauté du monde", voilà comment Marguerite Yourcenar faisait parler l'empereur Hadrien dans ces mémoires. Il est temps que ceux dont c'est censé être la fonction s'en souviennent...

Et nous avons le pouvoir de le leur rappeler: en nous unissant, nous pouvons peser et faire en sorte que les petits arrangements entre amis - qui nous promettent une Présidentielle 2017 où Hollande et Sarkozy rêvent de se retrouver en face de Marine Le Pen, pour continuer à être au pouvoir, sans savoir quoi en faire - soient enfin renvoyés aux poubelles de l'histoire.
Prenons la parole! Ouvrons la voie pour des Primaires citoyennes afin de faire le travail que les partis ne font plus: proposer un chemin au pays et des leaders à la hauteur. Retrouver la voie du courage et en finir avec les calculs d'apparatchiks.

Nos politiques sont dans le déni et semblent prêts à vendre les droits des femmes et notre esprit public pour acheter une paix sociale bien compromise. Ne les laissons pas faire. Munich l'a montré: quand on paye le prix du déshonneur, on précipite ce que l'on voudrait éviter: le déni ne préserve pas la paix sociale, il la mine de l'intérieur et expose la société civile à la violence.
Alors laissons notre classe politique garder des temples vides et se battre pour les premiers rôles dans des pièces sans public. Ils seront les bienvenues lorsqu'ils prendront conscience de leurs obligations. 
Sans les attendre, accomplissons la nôtre: nous avons une société à rassembler et un dessein collectif à tracer : lancer et concrétiser l'idée de Primaires citoyennes peut nous y aider. Nous sommes plusieurs à avoir cette idée, alors retrouvons nous et donnons lui consistance! Chiche?

 
 
Celine Pina, conseillère régionale Ile de France

samedi, 24 octobre 2015

Hommage à Georges Frêche

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vendredi, 23 octobre 2015

Sondage : éclatement

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jeudi, 22 octobre 2015

Reynié inéligible? Ça se précise

 

Depuis dimanche soir, la droite régionale est en émoi. Les instances nationales des Républicains sont aux abois. La lettre rédigée par le sénateur de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, et publiée par France 3 Midi-Pyrénées a suscité une véritable tempête. Le parlementaire républicain met en doute l’éligibilité de Dominique Reynié. Le politologue a réagi sous la forme d’un communiqué de presse. Dominique Reynié a ensuite souhaité compléter sa défense en communiquant à France 3 Midi-Pyrénées des pièces justificatives.

Mais cet effort de transparence se retourne contre la tête de liste régionale. Les documents que nous avons pu consulter ne lèvent absolument pas le doute sur l’éligibilité de Dominique Reynié. Au contraire, ils renforcent l’idée d’un véritable risque juridique. Dans les prochains jours, un séisme politique pourrait secouer les Régionales. La candidature de Dominique Reynié pourrait être rejetée par la Préfecture.


Dominiue Reynié (Photo : P. Pavani / AFP)

Un bail, des factures d’eau et de téléphone, une copie de carte d’identité, une carte d’électeur et une attestation d’inscription sur les listes électorales. Dominique Reynié répond avec une batterie de pièces aux soupçons qui entourent son inéligibilité. Cette démarche est spontanée. Mais elle lui a été fortement conseillée par plusieurs responsables régionaux des Républicains. Ce grand « déballage » est censé vider définitivement l’abcès.

Un des documents fournis est capital. Il s’agit du bail. La location d’un appartement permet d’être éligible. Dans son communiqué de presse du lundi 19 octobre, Dominique Reynié affirme qu’il est locataire « depuis toujours » d’un appartement à Onet-le-Château. En réalité, il loue une chambre individuelle au domicile de sa mère depuis… le 1er mars 2015. Au-delà d’un « petit » arrangement avec la vérité, cela pose un sérieux problème juridique.

bail

signature

Le bail de Dominique Reynié a été signé postérieurement à la date limite d’inscription sur les fichiers fiscaux. Pour pourvoir justifier d’une attache fiscale dans le département (comme le précise le Code Electoral), il aurait du être signé avant…le 1erjanvier 2015. De plus, pour être authentifié et permettre une inscription fiscale, le bail doit avoir « une date certaine ». le Conseil d’Etat impose en effet qu’il doit être enregistré par la recette des impôts ou que le courrier du propriétaire porte le tampon de réception par les services fiscaux.

Bref, le bail de Dominique Reynié ne lui permet pas de justifier son éligibilité.

A ces considérations juridico-juridiques s’ajoute un problème d’image et plus politique. La location d’une chambre chez sa mère, peut apparaitre comme un bail de pure convenance. On a connu, dans le passé, des garages ou des locaux de « pure façade ». Dominique Reynié invente la chambre familiale.

Faute d’un bail valide, Dominique Reynié peut simplement fonder son éligibilité sur une notion extrêmement faible juridiquement le domicile. Or le domicile de Dominique Reynié est parisien. Il paye ses impôts sur le revenu à Paris. Il exerce son métier dans le 7eme arrondissement de la Capitale. Mais il pourrait invoquer une résidence ailleurs en France. Problème, ce n’est pas un simple lieu de passage. Il faut justifier de factures, d’une présence régulière. Or, dans un document de campagne, Dominique Reynié, avoue lui-même que ses séjours à Onet-le-Château « dans la maison familiale » sont de simples séjours. Ce ne sont pas quelques factures qui peuvent changer quoi que ce soit. En cas de recours, le dossier ne tiendra jamais devant le juge.

 

« Des vacances familiales sur les routes de la région aux séjours fréquents dans la maison familiale d’Onet-le-Château, Dominique Reynié garde un attachement profond pour cet Aveyron où il est né et a grandi » (journal de campagne)

Locataire depuis mars dernier, sans inscription sur les fichiers fiscaux, avec une résidence qui peut difficilement être juridiquement considérée comme un domicile (au sens du Code Electoral), Dominique Reynié a toutefois voté aux départementales de 2015 sur la commune d’Onet le Château (voir ci-dessous les cachets sur sa carte électorale fournie par lui-même). Mais on peut se demander sur quelle base repose son inscription sur les listes.

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Dans tous les scrutins, des électeurs votent alors qu’ils ne devraient pas voter. Les listes électorales sont normalement révisées et purgées de « vrais-faux électeurs » qui ont déménagé ou qui ne peuvent pas justifier d’une attache civile ou fiscale avec la commune. Mais, dans de nombreuses mairies, le travail n’est pas fait.

Et, visiblement, à Onet-le-Château, la rigueur n’est pas vraiment une tradition locale. En mars dernier, le Tribunal d’Instance de Rodez a radié des listes électorales un électeur indument inscrit sur la commune. Et ce n’est pas un électeur comme les autres : il est adjoint au maire. D’ailleurs, de manière ubuesque, l’élu a été radié des listes électorales mais il continue à siéger au conseil municipal et à percevoir ses indemnités. Le juge a ouvertement pointé du doigt la mairie pour son manque de vigilance.

jugement1

…/…

jugement 2

…/…

jugement 3

 

Dominique Reynié n’a vraiment pas de chance. Il a choisi une commune déjà épinglée par la justice pour un fait d’inscription sur les listes électorales. Evidemment, Dominique Reynié n’est pas responsable des agissements de la mairie. Mais le maire d’Onet-le-Château est membre de son parti et il est candidat pour être sur sa liste aveyronnaise. Les mauvais esprits pourraient soupçonner un petit arrangement entre « amis ».

Toute cette affaire, tombe au pire moment. Les candidatures doivent être déposées à la préfecture de Région au plus tard dans 15 jours. Face à la tournure des événements, le préfet de Région pourrait refuser d’enregistrer la candidature de Dominique Reynié. Evidemment, cette décision interviendra après consultation des services juridiques du ministère de l’Intérieur.

D’après un avocat spécialisé en droit électoral, le préfet peut s’en tenir à l’inscription sur les listes électorales pour valider la candidature de Dominique Reynié. Mais elle a été délivrée sur des bases juridiques « douteuses ». De plus, toujours selon cet avocat spécialisé, ce n’est pas simplement le sort de Dominique Reynié qui est dans la balance :un risque d’annulation du scrutin est possible. Le Préfet peut-il prendre le risque, suite à un recours, de renvoyer 4 millions d’électeurs devant les urnes.

En attendant le verdict de la préfecture de Région, les esprits s’échauffent chez les Républicains où l’on se demande déjà qui peut prendre la relève. En urgence.

Laurent Dubois

lundi, 19 octobre 2015

Listes régionales : derniers combats

A moins de deux mois du scrutin, les listes des régionales ne sont pas toujours pas bouclées.

A l’extrême droite, Alliot égraine ses prises de guerre : un directeur de théâtre de Toulouse, un  agrégé de géographie  du lycée Henti IV ( Béziers est un vivier de l’extrême droite !)

A droite , Dominique Reynié est devenu muet comme une carpe depuis son sérieux recadrage par Sarkozy à Béziers. D'ailleurs , on ne sait s'il ira jusqu'au bout, son inéligibilité potentielle ayant été évoquée ce week end par son compagnon J.P Grand . Son inscription sur les listes électorales fin 2014 dans un village aveyronnais ne serait pas légale   La même mésaventure était arrivée à Claude Allègre, parachuté à Lodève, dont l'élection avait été invalidée. 

 Au PS , l'arrivée en force  des radicaux, au potentiel électoral  minime mais aux puissantes rotatives ,  n'a pas fini de provoquer des répliques . Le cas du radical des PO  Esclopé , qui aux dernières départementales, avait refusé d'appeler au second tour pour les candidats socialistes ,n'est pas  réglé. Éjecté des PO puis de l'Aude,  l'Hérault pourrait lui donner asile .

Il manque ensuite à insérer dans les listes  les représentants des appendices amis comme Génération Ecologie dont le président national est Yves Pietrasanta et le MUP (les amis de Robert Hue ) avec Josiane Collerais. Reste la question de Christophe Cavard : le député ex-vert était présent samedi au congrès fondateur de l'UDE , partie prenante du grand référendum sur l'unité de la gauche au premier tour. Comment pourrait-il donc  continuer à faire " liste à part" d'autant qu' il lui manque 84 candidats sur 184 ?

Pour la liste EELV Front de gauche, l'union est un combat , particulièrement dans l'Hérault où les communistes ne digèrent pas la place qui leur est faite. 

Pour l'instant, seul Philippe Saurel dévoile semaine après semaine ses listes. 

Pour les autres, le suspense reste entier ....jusqu'au 9 novembre au plus tard, date limite du dépôt des listes

 

jeudi, 15 octobre 2015

Sondage: "dans un mouchoir de poche"

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lundi, 12 octobre 2015

Liste Saurel dans l'Hérault

Philippe Saurel a donc présenté une partie de sa liste, (les 15 premiers sur la carte ci-dessous).

Elle comprend 8 maires pour l'instant. Ce qui saute aux yeux c'est la surreprésentativité de Montpellier (9 candidats de l'agglo sur les 15 premiers!!), ce qui n'est pas vraiment une surprise. Reste qu'on peut s'interroger sur la stratégie électorale: pourquoi tant de candidats sur une terre conquise? 

On note par ailleurs la présence surprenante de Roger Toulza, l'infatigable candidat à tout sans jamais gagner (2% aux départementales). Surprenante car Roger Toulza était en n° 7  sur la liste Duplaa qui s'est maintenue à Béziers, ce que Saurel reproche à juste titre  au PS.

En attendant, la liste PS est toujours en cours de fabrication...Montpellier devrait également y être très largement représentée: sur les 4 premiers (pour l'instant), 3 sont de l'agglo (Rozières, Bourgi, Assaf).

Après l'arrivée des candidats PRG, certains rétrogradés ne se font plus d'illusions sur leur chance d'être élus et se mettent d'ores et déjà en retrait de la campagne. D'autres attendent fébrilement de savoir si les communistes progressistes (Collerais, Martin) ou les écolos compatibles (Pietrasanta, Giordano) intégreront la liste et dans quelles positions. La cuisine continue...

 

 

jeudi, 08 octobre 2015

Hollande humilie Le Pen : mauvaise nouvelle pour Sarkozy


 

François Hollande n'est jamais aussi bon que lorsqu'il fait du François Hollande. On l'a vu ce mercredi, quand de passage au Parlement européen, en compagnie d'Angela Merkel, il s'est autorisé à éreinter, en quelques mots bien sentis, la pauvre Marine Le Pen. L'image de l'humiliation de la présidente du FN restera. L'histoire dira si nous n'avons pas assisté là, en ce début d'octobre 2015, à ce qui sera le duel final de l'élection présidentielle de 2017.

Une fois de plus, Marine Le Pen a été victime de son habitus. Sa détestation de la France est plus fort que son Surmoi gaulliste artificiel greffé par Florian Philippot sur un Moi maréchaliste. Dans l'hémicycle du Parlement européen, Marine Le Pen fut authentique. Grossière. Provocatrice. Vindicative. Haineuse. Odieuse. Et surtout sans respect pour ce qu'elle prétend chérir, la France elle-même, incarnée par son président de la République, François Hollande.

Rien n'a manqué au pot-pourri (c'est le cas de le dire) de Marine Le Pen.

L'humour calamiteux, façon Jean Roucas : "Merci, madame Merkel, de venir avec votre vice-chancelier administrateur de la province France."

La volonté d'humilier l'autre : "Monsieur le vice-chancelier, j’aurais aimé vous appeler monsieur le président de la République, mais, pas plus que votre prédécesseur, vous n’exercez cette présidence."

L'accusation insensée de trahison envers François Hollande, suspect de suivre "aveuglément une politique décidée à Berlin, Bruxelles ou Washington".

Et la germanophobie enfin, accusant le président français de participer à la "tentative absurde d’une domination allemande de l’Europe".

Hollande, ce redoutable tribun

 

La surprise est venue de François Hollande qui, en quelques mots, a réglé son compte à la présidente du FN. Depuis son élection, on avait fini par oublier que François Hollande est un redoutable tribun, et un formidable débatteur. De ce point de vue, le rappel est utile.

Sur la forme, en se montrant vif et engagé.

Sur le fond, en rappelant l'essentiel.

Ne confondant pas souveraineté qui n’a «rien à voir avec le souverainisme».

Ne cédant pas un pouce sur la nécessaire construction d'une Europe souveraine : "La souveraineté européenne, c’est d’être capable de décider pour nous-mêmes et d’éviter que ce soit le retour aux nationalismes, aux populismes, aux extrémismes".

Ne dissimulant pas la catastrophe que représenterait la sortie de l'Europe d'une France qui aurait voté Le Pen : "La seule voie possible pour celles et ceux qui ne sont pas convaincus de l’Europe, c’est de sortir de l’Europe, tout simplement. Il n’y a pas d’autre voie. Celle-là est terrible, mais elle est celle de la logique: sortir de l’Europe, sortir de l’euro, sortir de Schengen ".

N'hésitant pas, enfin, à démasquer l'ultime but de Marine Le Pen, qui veut sortir de tout, y compris "sortir de la démocratie".

Hollande rejoint Mitterrand qui avait tenu, il y a vingt ans, devant le même Parlement européen, des propos identiques, célébrant une Europe qui avait tué la guerre au profit de la paix, inventé une souveraineté dépassant les souverainismes et construit une société de progrès. "Le nationalisme, c'est la guerre" avait conclu le vieux président achevant ses deux septennats, ultime avertissement adressé à des Européens (déjà) parfois tenaillés par des tentations identitaires.

Hollande a repris le flambeau. Enfin. Sans ambiguïté. Sans reniement. Ce faisant, il n'a pas seulement répondu à Marine Le Pen, mais aussi à tous les déclinistes de France qui pensent, de Eric Zemmour à Alain Filkielkraut en passant par Robert Ménard et Nadine Morano, que la France serait beaucoup plus heureuse fermée au monde, repliée sur des frontières illusoires, crispée sur une identité judéo-chrétienne qui n'a jamais existé.

Le message vaut aussi pour cette gauche de la gauche, la gauche inutile et dangereuse, celle de Onfray et Mélenchon, Besancenot et Laurent, qui se met aussi à penser souverainisme et germanophobie. Oui, Hollande a eu raison de rappeler que la souveraineté, ce n'est pas le souverainisme, inséparable du nationalisme, lui même inséparable de la guerre. La souveraineté, nationale et européenne est d'abord synonyme de liberté et paix.

 

"Sortir de la démocratie"

 

Enfin, il y a le dernier mot de François Hollande, jeté à Marine Le Pen, qu'en vérité, elle veut "sortir de la démocratie". C'est le seul moment où, sur les images de télévision ayant enregistré l'échange, Marine Le Pen perd ses moyens, efface son sourire narquois et son rictus de haine tranquille.

"Sortir de la démocratie", c'est effectivement le programme du FN, synthétisé en une formule par François Hollande qui, pour le coup, à ce moment là, vise juste. Au-delà même de l'enceinte du Parlement européen, le président s'adresse aux Français, qui seront appelés en 2017, à se prononcer sur le destin présidentiel que Marine Le Pen ambitionne. Voudront-ils, oui ou non, "sortir de la démocratie" comme le leur propose Marine Le Pen. Parce qu'en vérité, l'enjeu sera d'abord et avant tout celui-là, au-dessus de tous les autres.

Dans ce dessein, François Hollande ne doit pas en rester là. Sans doute doit-il désormais continuer de parler France aux Français, ce qu'il n'a jamais véritablement fait depuis son élection, passant l'essentiel de ces interventions télévisées à délivrer des cours de macro-économie pour le moins inaccessibles. C'est une chose de régler son compte à Marine Le Pen au sein du Parlement européen, c'en est une autre désormais que de donner envie à ceux qui seraient tentés de voter pour "sortir de la démocratie" que se détourner de cette voie funeste. Le président sortant va devoir donner envie de démocratie. Parler France et âme de la France. 

 

Sarkozy, simple figurant?

 

Cette image d'un premier échange Hollande/Le Pen restera. Comme si l'un et l'autre, tacitement, en s'affrontant sans ménagement, avaient acté que 2017 a commencé ce 7 octobre 2015 au Parlement européen. Entre eux. Rien qu'entre eux. Comme si Nicolas Sarkozy, qui n'est même plus capable de ramener Nadine Morano à la raison, n'était plus qu'un figurant dans la pièce qui va se jouer.

Parce qu'au delà de l'absence, ce duel Hollande/Le Pen démontre que l'un comme l'autre savent où ils vont. Comment ils y vont. Avec qui ils y vont. A chacun sa boussole. Tournée vers le progrès pour l'un, la réaction pour l'autre. Nicolas Sarkozy lui, ne sait pas où il va. Ni comment. Ni avec qui. Tandis qu'Hollande et Le Pen se confrontaient au Parlement européen, l'ancien président n'était toujours pas capable d'en finir avec Nadine Morano, incarnation de la passerelle ouverte du vote "Les Républicains" vers le vote FN.

Sarkozy qui se perd en atermoiements et prend le risque de voir ses électeurs partir, qui vers le centre gauche, qui vers le FN... Sarkozy qui n'est déjà plus capable de dire à Marine le Pen qu'elle entend « sortir de la démocratie » en France... Sarkozy qui ne fait pas barrage au FN, mais l'encourage... Sarkozy qui contribue de lui-même à donner corps à cette idée que s'il continue ainsi, 2017 se finira effectivement entre François Hollande et Marine Le Pen. "Sortir de la démocratie" ou pas.

Challenge

mercredi, 07 octobre 2015

« Le rassemblement » que l’on attend vraiment plus…

 

Depuis qu'il est à la tête du parti socialiste de l'Hérault, Hussein Bourgi, 42 ans, n'a jamais réussi le "rassemblement" qu'il avait pourtant promis durant la campagne interne qui lui a permis de diriger la fédération départementale. Il est le premier Fédéral depuis la fin de la période de tutelle du Parti Socialiste. En trois ans, il aura été tout sauf rassembleur…

Elu triomphalement un soir de novembre 2012 aux dépends de Laurent Pradeille à la tête de la fédération du PS de l'Hérault (57% pour H.Bourgi, 43% pour L. Pradeille), Hussein Bourgi devait initialement remettre en marche une fédération secouée par des troubles judiciaires et une très longue période de tutelle, imposé par le siège national.

Très vite pourtant après sa prise de pouvoir, les premiers soucis arrivent. Plus les semaines défilent et plus la situation interne se tend. Le premier gros écueil approche avec la campagne interne pour les élections municipales à Montpellier au printemps 2014. A cet époque, la ville est dirigée par Hélène Mandroux qui a succédé à Georges Frêche. Hélène Mandroux en haut de l'affiche, voilà qui arrange bien le quadragénaire qui a pris la tête de la fédération puisqu'il a été son collaborateur peu de temps auparavant. Le PS héraultais a donc à sa tête un des anciens collaborateurs de celle qui préside aux destinées de la capitale languedocienne. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes donc. Pourtant, cette situation quasi-parfaite ne sera que de courte durée

A l'origine de tout ça, le trublion Saurel qui annonce sa candidature en vue de l'élection municipale qui désormais approche à grand pas. L'annonce faite par un proche d'Hussein Bourgi, de possible primaires interne au parti dans l'Hérault décuple autant l'envie de l'adjoint à la culture de l'époque de maintenir sa candidature que la tension dans les rangs du parti.
HB.
Saurel sème la zizanie…

Après des semaines d'échanges tendus par voie de presse et de négociations plus ou moins régulières entre Philippe Saurel et l'état major du Parti Socialiste local et national, le quinquagénaire montpelliérain annonce qu'il maintient sa candidature aux municipales et qu'il refuse de participer aux primaires de son parti. Il assure à l'époque, qu'il en "assumera toutes les conséquences". Cette candidature cavalière agace au plus haut point Hussein Bourgi et ceux qui l'entoure dans l'état-major du PS départemental. Les menaces d'exclusion émises par ses anciens amis socialistes se font chaque jour plus pressantes, mais n'y changent rien : Saurel persiste et signe en maintenant sa candidature. En réponse, Bourgi maintient le cap qui est le sien et annonce la tenue d'une primaire interne en vue des municipales. Michael Delafosse, alors adjoint d'Hélène Mandroux, annonce qu'il y sera candidat. Jean-Pierre Moure, alors maire de Cournonsec (2) et Laurent Beaud, alors militant actif, annoncent successivement leurs candidatures respectives. Saurel, toujours pas. Bourgi se retrouve avec des primaires ou il manque un membre éminent de son propre parti. Après deux soirées de débats publics plus qu'ennuyeuses et une épique soirée de dépouillement, Jean-Pierre Moure décroche finalement l'investiture socialiste à cette primaire avec près de 60% des voix des militants. Une victoire large, mais qui reste surtout dans les mémoires comme la conclusion d'une soirée de dépouillement marqué par des situations ubuesques et notamment une demie-douzaine de coupures d'électricité dans le même bâtiment, pile le soir du vote. Bizzare, non ? Pas pour les responsables socialistes héraultais et encore moins pour le premier d'entre eux. Toujours dans l'ombre durant la campagne, soucieux de laisser les candidats aux primaires s'exprimer de façon équitable, Hussein Bourgi est sorti de son silence ce soir là pour marteler qu'il n'y avait eu, à ses yeux, rien d'anormal. Alors que rien ne l'y obligeait, lui habituellement adepte des attaques sous la ceinture et des petites combines, là le premier secrétaire du Département a assumé fièrement et publiquement le déroulement pourtant déroutant de cette soirée de vote interne.

… et remporte le jackpot !

En cette fin d'année 2013, tous les candidats sont désormais connus : Jacques Domergue pour l'UMP, Muriel Ressiguier pour le Front de Gauche, France Jamet pour le Front National et donc en dissidence du parti socialiste, Philippe Saurel compte bien jouer les trouble-fête voir empêcher la victoire annoncée de son ex-camarade socialiste Jean-Pierre Moure, candidat officiel du parti à la rose. En ce début de campagne, l'enfant maudit du PS héraultais est au ras des pâquerettes dans les sondages. En dehors de ses propres colistiers et amis, rares sont ceux qui voient ce dentiste quinquagénaire avoir la moindre chance de gagner l'élection.

Imposant progressivement son tempo, Philippe Saurel tend à rattraper le retard dans les sondages sur les autres candidats et notamment……… Jean-Pierre Moure, le candidat socialiste qui lui, était en tête dans tous les sondages ! Plus le conseiller général montait dans les sondages, plus la cacophonie et la tension se faisait croissante dans le camp Moure et dans l'état-major socialiste. Ce n'est pas la venue de nombreux ministres et éminents membres du parti socialiste national durant les semaines précédents le premier tour des municipales qui y changent quoi que ce soit. La nervosité gagne aussi vite les rangs du clan Moure que l'espoir fou d'une victoire finale parmi ceux qui se surnomment les "Sauréliens". Pourtant, quelques semaines plus tard, ce qui pouvait apparaitre comme inconcevable devient réalité. Arrivé deuxième au premier tour derrière Jean-Pierre Moure, Philippe Saurel devient Maire de Montpellier au soir du 30 mars 2014. Il gagne au second tour après une quadrangulaire et se paie le luxe de distancer ses anciens amis du parti socialiste de près de dix points. Une lourde défaite politique pour les socialistes. Ce résultat constitue une humiliation pour les socialistes montpelliérains et davantage encore pour Hussein Bourgi qui n'a depuis, jamais accepté et encore moins reconnu publiquement l'écrasante victoire de celui qu'il avait contribué à exclure du PS quelques mois auparavant. Et cela n'est pas la lourde défaite du parti à la rose des départementales dans Montpellier (cinq cantons, quatre défaites, ndlr) quelques mois plus tard qui apaiseront l'irritation du premier secrétaire héraultais.

Toujours plus "borderline"

Alors que sondage après sondage, le désamour se fait chaque semaine un peu plus fort entre l'exécutif national et les électeurs, au niveau local, les dirigeants ne jouissent pas davantage d'une côte de popularité plus élevé. Bien au contraire. Lors de la campagne pour les départementales, aucun des meetings organisés par le parti à la Rose n'a suscité un engouement particulièrement fort ni marqué les esprits de ceux qui y ont participé. Et même lorsque le parti à la rose était présent au second tour (1 seul canton sur 5), le meeting organisé dans l'entre deux-tours par les candidats (Gabrielle Henry & Michael Delafosse, ndlr) sous la houlette d'Hussein Bourgi en tant que patron du parti ne déplaçait pas les foules plus que ça. Excepté l'état major du parti et quelques dizaines d'adhérents & de militants, très rare étaient les curieux à s'être déplacé pour écouter les propositions du binôme socialiste pour l'avenir du département. Ce binôme qualifié pour le second tour sera le seul duo socialiste qui a été élu sur Montpellier. Cela constitue la seule bonne nouvelle de l'année 2015 pour Hussein Bourgi.

La dernière humiliation pour le chef de file du PS héraultais et certainement la plus cruelle est intervenue en cet fin d'été dans le cadre des Régionales de décembre prochain. Contraint à un accord avec le parti radical de gauche, dirigé par le toulousain Jean-Michel Baylet, Hussein Bourgi a été contraint et forcé de revoir ses ambitions comme ses volontés sérieusement à la baisse. Désireux d'être le leader dans l'Hérault, il n'est finalement même pas tête de liste pour son parti sur ses propres terres héraultaises, contraint qu'il a été de laisser cette place tant convoitée à un élément du parti du patron de "La Dépêche du Midi". Trois ans à la tête du parti socialiste, deux défaites aux élections, une troisième annoncée, un bilan vraiment pas réjouissant pour celui qui promettait initialement de "faire le rassemblement". Au final, la gauche n'a jamais été aussi dispersée et inaudible qu'à la veille de Régionales qui s'annoncent compliquées pour le parti à la rose. Trois ans, trois défaites pour Hussein Bourgi ? Réponse au soir du 13 décembre.

* Sollicité à de très très nombreuses reprises en 3 ans, H. Bourgi n'a jamais souhaité répondre aux sollicitations et demandes d'interviews.s

Charles Dos Santos, le Monde

lundi, 05 octobre 2015

Où sont passés les intellectuels de gauche?

Ils voient tout en noir et tout au passé. Rien à voir avec les intellectuels d’antan, ceux "de gauche", qui pensaient tout en termes de lutte, de progrès, d’avenir. Et il n’est pas étonnant que l’extrême droite, qu’elle soit lepéniste ou buissonnienne, les invoque à tout bout de champ.

 

Comme par un jeu de vases communicants, l’effacement des intellectuels de gauche s’accompagne d’un essor des polémistes de la droite dure. Ils n’avaient jamais vraiment disparu, mais ils étaient jusque-là bien moins populaires : leur production restait confidentielle. Aujourd’hui, leurs livres aux titres effrayants sont des best seller : "La France Orange mécanique", "Le Suicide français", "Le Grand remplacement", "Ce Pays qu’on abat"...

 

Faute d’antidote, ils instillent goutte par goutte dans le débat public des idées saumâtres qu’on pensaient oubliées. A l’instar de Nadine Morano, on peut désormais affirmer benoîtement à la télévision que la France est "un pays de race blanche", en s’abritant certes sous les mots prêtés au Général de Gaulle, un homme né en 1890. On parle de rétablir la peine de mort (la moitié des Français n'y est-elle pas favorable ?). On parle d’instaurer la préférence nationale ("qui-a-toujours-existé-regardez-le-statut-des-fonctionnaires"). On reparle du "droit du sang". On va jusqu'à remettre en cause le principe, pourtant évident, d’asile politique.

 

De nouveaux visages d’extrême droite, jeunes, apparaissent sur les écrans. Courtois, policés. Côté FN, il y a eu Marion Maréchal Le Pen. Côté Buisson il y a maintenant Geoffroy Lejeune, 27 ans, rédacteur en chef de "Valeurs Actuelles", qui porte son sang neuf jusque dans son patronyme. Samedi soir, sur le plateau de "On n'est pas couché" de France 2, on l’a vu présenter son livre, "Une élection ordinaire", où il imagine Eric Zemmour devenir président. Lejeune explique d’abord qu’il en a marre, vraiment, d’être traité de fasciste. Puis il se félicite du réveil des questions identitaires. Et donc des questions raciales, car, comme il l’explique sans frémir :

 

La thématique raciale aujourd'hui, on appelle cela 'identitaire' pour faire propre, mais la vérité, c’est qu’on parle de ça, on parle de cette question de race."

 

A quiconque l’accuserait de réveiller un débat irrespirable, il a une réponse rhétorique toute prête : ce n’est pas moi qui aie commencé à parler de race, c’est SOS racisme avec ses billevesées "black blanc beur"... Ses propos passent en douceur, c’est la ouate. Les hôtes de l’émission vantent son livre intelligent, son "courage"… Seul un invité finit par s’étrangler, l’écrivain et dramaturge Xavier Durringer, qui s'alarme, ému, du retour d’un discours 'vraiment d’extrême droite' :

 

Avant, ils pensaient mais ne se permettaient pas de parler. Maintenant ils commencent à parler. Et demain, ce sera l’action, et c’est ça qui est terrible".

 

Face à ce jeune homme calme, souriant et urbain, la prophétie lugubre et maladroite de Durringer tombe à plat. Geoffroy Lejeune n’a plus qu’à se frotter le nez en esquissant un demi-rictus. Son silence dit poliment : Ca y est, vous voyez, qu’est-ce que je disais, on me traite encore de fasciste...

Pascal Riché 

vendredi, 02 octobre 2015

accords PRG -PS:Baylet et le supplice du sablier

Mercredi soir, Carole Delga, Christophe Borgel et Guillaume Lacroix se son réunis à Paris. Objet de la rencontre : l’accord signé entre le parti de Jean-Michel Baylet et le PS. La rencontre entre les deux socialistes et le secrétaire général du PRG marque une étape. Les arbitrages doivent être validés par le Comité Directeur du PRG. Ce n’est pas forcément la fin des péripéties. Mais c’est le début d’un épilogue ardemment attendu dans les rangs socialistes et radicaux.

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet

Le fameux accord est secoué depuis des semaines par des coups de force et des contretemps. Le mois de septembre est terminé. Octobre est entamé. Le 1er tour est dans 64 jours. L’arrivée des radicaux sur les listes socialistes suppose de faire de la place. Ce jeu de chaise musicale (version coupeur de tête) est toujours délicat et demande du temps pour cicatriser. En face, chez les concurrents, les troupes se mettent en ordre de bataille. La liste haute-garonnaise de Philippe Saurel est bouclée. Avec d’ailleurs des surprises de poids. Même chose dans le Tarn-et-Garonne. Du coté du « Projet En Commun » (validé ce matin par le PCF), la constitution des listes va être réglée la semaine prochaine.

Pour le PS, il était temps.Mais ce n’est pas simple. Le PRG se sert du calendrier comme moyen de pression. C’est une vieille tactique de Jean-Michel Baylet. Une tactique largement appliquée et longuement expérimentée dans son fief du Tarn-et-Garonne. D’ailleurs, pour certaines « victimes » de la méthode Baylet, le « supplice du sablier » n’est pas forcément terminé. La réunion de mercredi soir marquerait un retour aux négociations. Mais pas forcément la fin des chicanes.

A suivre

Laurent Dubois

jeudi, 01 octobre 2015

Marianne n'a pas de race


mardi, 29 septembre 2015

Il n'y a qu'une seule race, l'Humanité

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samedi, 26 septembre 2015

LGV :Toulouse enterre le Languedoc

C'est une bien bonne nouvelle pour les Toulousains mais très mauvaise pour les Languedociens et Roussillonnais: le gouvernement valide la construction de la ligne nouvelle Toulouse Bordeaux , repoussant de fait la LGV Montpellier Perpignan aux calendes grecques.

La région Midi Pyrénées a été plus fûtée que le Languedoc Roussillon: Martin Malvy a accepté de  financer la LGV Paris Bordeaux à condition que soit construite la LGV Bordeaux Toulouse . Ce que n'a pas osé faire la région Languedoc Roussillon qui finance le contournement Nimes Montpellier sans garantie pour Montpellier Perpignan. 

Une aberration ! Le contournement Nimes Montpellier  inclût 2 gares nouvelles inutiles tant que le maillon manquant n'est pas réalisé . 

Cela fait maintenant plus de 20 ans que l'on amuse le peuple et les élus avec des études ruineuses qui n'en finissent plus. Preuve en est: hier encore, des élus se réunissaient une nouvelle fois pour réfléchir au tracés et à sa mixité sous la gouverne de SNCF Réseau (ex-RFF) alors qu'il n'y a toujours pas le moindre bouclage de financement à l'horizon.

Par ailleurs, on ne peut que s'interroger sur la cohérence européenne. L' Espagne a fait une ligne nouvelle reliant Madrid-Barcelone et Perpignan, faute de mieux. Pendant ce temps, la France construit une ligne nouvelle Paris Bordeaux Dax qui ne relie rien .....C'est un gag presque risible s'il ne coûtait des milliards.

En attendant, les Languedociens et Roussillonnais sont à nouveau sacrifiés avec l'aval de Carole Delga qui se félicite pour Toulouse et annonce une  réflexion à venir pour " les axes Toulouse-Narbonne ,Montpellier Perpignan Barcelone " . Sans doute ignore-t- elle que la réflexion est engagée déjà depuis les années 90 et que les Espagnols arrivent déjà à Perpignan sur une ligne nouvelle !

 

 

dimanche, 20 septembre 2015

Comment Menard trafique l'info


vendredi, 18 septembre 2015

Si on refaisait de la politique ? Chiche !

Le premier fédéral du PS du Val d'Oise, Rachid Temal souhaite mon exclusion du parti, suite à mes prises de position concernant le salon salafiste de Pontoise.
Pour éviter à notre tête de liste des Régionales de sombrer plus avant dans le ridicule et la médiocrité, je veux le rassurer:
Je ne fais pas tout cela pour prendre sa place, ni celle de qui que ce soit aux Régionales. Je ne demande rien.

Alors maintenant on se détend et on parle du fond.

Si c'est le droit le plus strict du Premier Fédéral de me trouver franchement urticante, il est dommage, en revanche, que les socialistes ne prennent pas la mesure du besoin de politique dont témoigne la cristallisation sur mon discours.

Le pire, c'est que ce ne sont pas mes paroles qui sont "extraordinaires", ni mon charisme qui est en cause, c'est juste le besoin qu'ont les gens qu'un élu les ait dites... Cela est un fait politique et n'est pas lié à moi...

Dans les mercis que je reçois par centaine, moi, la conseillère régionale de base, j'entends la même douleur que celle que je ressens: un sentiment d'abandon et l'impression que ce qui détruit notre monde, c'est moins les attaques que portent les salafistes à notre modèle républicains, que le silence des élus quand il s'agit de poser clairement les limites, de rappeler les principes, bref de faire le job.

Le sentiment aussi que le refus de porter l'égalité femmes/hommes est une régression fondamentale de notre humanisme. 
La liberté acquise par les femmes n'est pas l'acceptation de leur frivolité, mais la reconnaissance de leur pleine capacité de citoyennes, qui va avec le droit de travailler, le droit d'avoir un chéquier, de passer son permis de conduire et de vivre dans la société avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.
Les libertés publiques en France ne sont pas des propositions dans lesquelles on peut faire son marché mais un socle cohérent où chacun des éléments va avec et renforce les autres... Voilà pourquoi il y a urgence à arrêter d'ergoter et à se remettre à agir.

Vous allez me dire: "réclamer ton exclusion, c'est en soi une action."
Certes, et à la limite pourquoi pas. Le monde ne s'arrêtera pas de tourner. Mais n'a t'on pas collectivement mieux à faire! Sincèrement. Les idées que je porte, les mots que j'utilise ne m'appartiennent pas. Je les ai puisé dans notre patrimoine commun et plus que tout je voudrais qu'on les fasse vivre, collectivement. C'est pour cela qu'un jour nous nous sommes tous engagés. Alors si on refaisait de la politique? Chiche!

 

   

 

 

 

 

Cèline Pina, conseillère régionale Ile de France

 

 

 

 
 
 

Menard l'abject

"L'honneur de l'Europe, l'honneur de la France, c'est d'ouvrir ses portes à ces hommes et à ces femmes qui sont persécutés et de ne pas tenir le discours que vous venez de tenir et de ne pas avoir le comportement abject qu'ont un certain nombre d'élus qui vont dans les appartements où sont ces réfugiés pour leur dire textuellement "vous n'êtes pas bienvenus chez nous"

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur