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lundi, 25 janvier 2016

Soutien à Amine El Khatmi face aux essentialistes racistes

Soutien total à Amine El Khatmi, ce jeune homme, laïque et républicain est un élu socialiste comme on aimerait en voir plus souvent.
Courageux, il sait défendre les principes et idéaux de notre pays et n'hésite pas à prendre position et à parler clair quand le déni de la classe politique ne cesse de grandir.

Il a ainsi exprimé son indignation face à la manipulation de F2 dans DPDA, qui a fait passer une militante raciste et essentialiste pour une représentante apolitique des français de confession musulmane. Un peu comme si on présentait Jean-Marie Le Pen comme représentatif des Français dans leur ensemble... Élu il a pris ses responsabilités au nom de la Republique.
Hélas, pour les essentialistes racistes du PIR et leurs amis, les islamogauchistes, quand on s'appelle Él Khatmi, on n'a pas le droit d'incarner et de faire vivre la République et la laïcité. Si on ose le faire, on est qualifié de traitre à sa race, d'arabe de service, de caution d'un pouvoir blanc colonialiste et j'en passe. Il faut lire ce qu'écrivent ces gens sur Twitter, on sait d'emblée à qui on a à faire..,

Alors n'hésitez pas à soutenir Amine, sur Twitter et FB, à lui envoyer des messages de soutien en MP.
Ce n'est pas un hasard si nous subissons des attaques dès que l'on s'exprime sur les islamistes et leurs alliés et encore moins si ceux qui portent un nom à consonance arabo-musulmane concentrent les tirs: ils mettent à mal la tentative des islamistes de faire des origines et de la religion, une identité vindicative qui ne permette ni l'intégration ni l'autonomie de pensée et encore moins la liberté de conscience."

Céline Pina

 
 
Photo de Amine El Khatmi.
Photo de Amine El Khatmi.
 
 

samedi, 23 janvier 2016

Avant, tout était pire

Il n’y a pas qu’en France.. Le magazine allemand « Der Spiegel » s’est ému ces derniers mois de la propension de ses confrères journalistes à collectionner nouvelles sombres et catastrophes diverses, comparaisons dépréciatives d’aujourd’hui avec hier et aspirations peureuses vers un passé qui paraissait meilleur.. Le magazine a donc décidé de marquer 2016 par une nouvelle rubrique où figureraient bonnes nouvelles, tendances positives et comparaisons flatteuses pour notre modernité. Titre éloquent de la rubrique : « Avant, tout était pire » (« Früher war alles  schlechter »).

La rubrique, à vrai dire, n’est pas prête de s’étioler. Le champ de la santé vient en premier à l’esprit pour l’alimenter. Les exemples sont légion et il faut au contraire réfléchir pour trouver des fléaux qui n’existaient pas avant ou qui se sont aggravés. Un bien sûr : le SIDA, mais en contre partie, bye bye variole, diphtérie, poliomyélite, scorbut, rachitisme.. (tout cela de manière complète ou presque complète).  La tuberculose qui décimait les jeunes adultes (et, il est vrai, alimentait la littérature) se compte aujourd’hui par cas isolés.

La mortalité infantile qui a fait, au premier quart du XXe siècle, que mes deux parents avaient l’un et l’autre été privés d’un frère et d’une soeur (soit 60% de mortalité au sein de 2 familles, il est vrai éloignées des grands centres) a maintenant un caractère exceptionnel.

En politique aussi (mais si, mais si…), il y a aussi de bonnes nouvelles. Le blocus vient de se lever à Cuba et en Iran. Les Russes et les Chinois qui n’avaient que des chances infimes de franchir les frontières, voyagent en grand nombre et nous pouvons aller chez eux librement. L’école est gratuite dans beaucoup de pays et si en 1900, c’est un cinquième de la population mondiale qui savait lire et écrire, c’est aujourd’hui un cinquième qui ne sait pas.

Les guerres sont nombreuses, mais elles tuent beaucoup moins. Sans évoquer les deux guerres mondiales, la guerre de Corée a fait 2 millions de morts, le Vietnam 800 000, la guerre Iran/Irak qu’on a tendance à oublier 500 000.. Même le drame Syrien peine à concurrencer ces chiffres bouleversants (voir schéma).

La pauvreté, me direz vous.. Elle affligeait 90% de la population mondiale il y a 200 ans, ce sont aujourd’hui 10% qui en souffrent au même point.

L’espérance de vie, est-il besoin d’en parler ? Elle a pratiquement doublé au XXe siècle, mais attention: la dernière étude de l’INSEE, publiée le 19 janvier, montre qu’elle s’affaisse en France, un peu plus chez les femmes que chez les hommes. Les vieux étant toujours plus vieux, ils sont aussi plus fragiles au froid, au chaud ou à la grippe qui les fauche plus aisément. Quant à l’affaissement plus marqué chez la femme, bien que ce ne soit pas encore démontré, un fait paraît y participer : les femmes commencent à mourir du tabac, alors qu’elles en étaient pratiquement indemnes au siècle dernier.

Alors quoi ? Tout n’était pas mieux hier, et très loin de là. Mais tout peut être pire demain et nous ne devons nullement baisser la garde. Le meilleur peut engendrer le pire plus souvent que l’inverse.

Michèle Delaunay

 

 

vendredi, 15 janvier 2016

Zéro pointé pour Ménard en Histoire

Monsieur le Maire, 

Professeurs d'Histoire Géo et d'éducation civique, nous constatons depuis bientôt deux ans, au travers des publications du journal municipal ou des interventions médiatiques du premier édile de notre cité un certain "intérêt" pour l'Histoire et le patrimoine.En tant que professeurs et pédagogues, nous devrions nous en féliciter.Hélas, l'instrumentalisation et le retricotage de l'Histoire à des fins polémiques confinent à une orientation idéologique telle qu'il nous a paru devoir relever de notre devoir de citoyens d'exprimer publiquement notre désaccord.Précisément parce que nous sommes des professeurs profondément attachés à la rigueur de la démarche historique.

Alors permettez nous, monsieur le Maire, au nom de l'ensemble des professeurs d'Histoire-géo du lycée Jean Moulin,de vous adresser les trois vœux qui suivent en forme de requête.Le premier vœu sera celui de l'apaisement et de la sérénité. Parce qu'"ici, c'est Béziers" et que la situation nationale est déjà suffisamment tragique, les Biterrois ont plus que jamais un besoin impérieux de concorde et de confiance en l'avenir.Aussi ,débaptiser des rues pour rouvrir des plaies et raviver de vieilles rancoeurs en faisant de Béziers la vitrine de réhabilitation de l'OAS ou créer  un raccourci historique inapproprié en référence implicite à la crise des migrants "quand les Barbares envahissaient l'empire romain, ne nous parait pas concourir à l'établissement d'un climat serein au cœur de notre cité.De la même manière, ressusciter d'entre les morts les poilus biterrois dans un mauvais tour de spiritisme lors de la commémoration du 11 novembre et leur prêter une interrogation sur ce qu'ils diraient "en voyant certaines rues de nos communes où le Français doit baisser la tête" nous parait relever d'une utilisation pour le moins abusive et même indécente de l'Histoire .

Parce qu'"ici, c'est Béziers",ville méditerranéenne de tradition républicaine pétrie de tolérance ,le deuxième voeu sera celui du rassemblement et de l'unité : rassembler plutôt que diviser.Ainsi tenons-nous à rappeler, monsieur le Maire, que l'organisation de manifestations religieuses dans un espace semi-public ne s'inscrit pas dans la tradition laïque de cohésion sociale et protectrice des libertés.Nous savons que Mairie et Ecole sont deux piliers fondateurs de notre République laïque; en ce qui nous concerne, nous sommes scrupuleusement attachés au respect des obligations de reserve et de neutralité qui nous incombent sur notre leiu de travail et dans notre enseignement. De même , se réclamer de Charles Martel -"Je veux retrouver notre France, celle de Charles Martel" - ne peut selon nous contribuer à renforcer l'unité des Biterrois. Au sujet de cette dernière et malheureuse référence historique, il convient de rapporter qu'en son temps, ledit Charles Martel fut le plus grand spoliateur de l'Eglise et surtout le bourreau de notre cité qu'il mit à sac , incendia et pilla en 737. 

Enfin, le troisième voeu sera pour nous le plus cher : celui du respect de la mémoire.Parce qu'ici, c'est Béziers, nous devons paix, respect et déférence à la mémoire de Jean Moulin, enfant de Béziers et unificateur de la résistance française. 

"Trop souvent, ceux qui nous attaquent se dissimulent derrière la figure de Jean Moulin.Ces gens-là  sont des faussaires", twittait le premier magistrat le 9 décembre dernier, mettant en garde ceux qui voudraient récupérer l'héritage du plus célèbre des biterrois. Mais quelques heures plus tard, le même jour, le même édile poursuivait dans un autre tweet, "Dimanche, au nom d Jean Moulin, au nom de la République, nous ferons barrage à la gauche"

Nous rappellerons, monsieur le Maire, qu'en son temps Jean Moulin -dont le père était professeur d'histoire à Béziers- avait fait le choix lucide et courageux de ne pas se soumettre à une idéologie reposant sur l'exclusion, la division et la fascination malsaine d'un passé idéalisé. Homme de tolérance et de conviction, il avait su rassembler autour de lui et du général De Gaulle , les résistants de toutes les obédiences et de toutes les origines , refusant detransiger avec le régime de collaboration de Vichy, dictature antisémite , xénophobe, régime d'ordre et d'exclusion aux antipodes de la République et de ses valeurs.Nous n'avons pas la prétention d'être les dépositaires de la mémoire de Jean Moulin.Mais nous savons qu si son cénotaphe se trouve au Panthéon, c'est parce qu'il était le visage de la France Républicaine.

Alors, Monsieur le Maire, de grâce , précisément parce qu'ici , c'est Béziers, les citoyens que nous sommes, professeurs d'histoire géo du lycée de votre ville qui porte cet illustre nom, font le vœu, à l'orée de cette année 2016, que vous cessiez de "torturer" la mémoire de Jean Moulin et que vous laissiez reposer ses mânes définitivement en paix.

A propos de la déchéance de nationalité

 


Le débat sur la proposition du Président de la République d'inscrire dans la Constitution la possibilité de déchoir de la nationalité française les coupables de terrorisme contre la France lorsqu'ils ont acquis la nationalité française, qu'ils y soient nés ou pas, a produit un tel fracas à Gauche et entraîné des prises de positions tellement irréfléchies et émotives que j'ai préféré me taire, écouter et me donner le temps de la réflexion . Aujourd’hui, je veux faire part de deux certitudes, deux malaises et une proposition.

Les deux certitudes que j'ai face à ce débat :

1. L'idée de déchoir de leur nationalité française les auteurs d'acte de terrorisme, non seulement ne heurte pas ma conscience de républicain et de socialiste, mais est conforme à l'idée que je me fais de la République. Une République debout et qui se défend quand on l'agresse et non pas une République avachie et défaitiste. Disant cela, je parle bien de la déchéance de la nationalité de tous les français auteurs de terrorisme contre la France, quelle que soit la manière dont ils ont acquis la nationalité française et qu'ils soient binationaux ou pas. Les salauds, les barbares qui tirent à bout portant sur des français, parce qu'ils sont français, qu'ils sont juifs, flics, militaires, dessinateurs ou journalistes libres, parce qu'ils écoutent de la musique ou qu'ils boivent un coup à la terrasse d'un bistrot ne méritent pas d'être français, point. C'est clair et net, sans état d'âme.

2. Deuxième certitude : cette mesure n'aura aucune espèce d'efficacité possible dans la lutte contre le terrorisme. Dire le contraire comme le font tant de responsables de droite avec un angélisme coupable, est irresponsable : imaginer Merah, Nemmouche, Kouachi, Coulibaly et consorts dissuadés d’appuyer sur la gâchette par peur de perdre leur nationalité est tellement dérisoire qu'on en reste confondu.

Donc, si ça n'est pas l'efficacité qui dicte la mesure, c'est autre chose. On a dit le symbole, et j'en accepte l’augure. Le symbole d'une France debout, d'une République qui résiste et qui est fière de ses valeurs, de ce qu'elle incarne, et qui sait exprimer avec force une mesure symbolisant le devoir citoyen. Soit.


À partir de ces deux certitudes, je veux exprimer deux malaises qui sont autant d'éléments de dubitativité et de perplexité :

1. J'entends beaucoup de cris d'orfraies, à gauche, qui en appellent aux consciences républicaines sous prétexte qu'on créerait un distinguo entre français, les " français de souche" - l'expression n'est pas républicaine, convenons-en, et les français binationaux. Soit. Mais cette distinction existe dans notre droit et, en particulier dans notre code civil depuis des décennies sans jamais que ces belles consciences ne s'en émeuvent ! Prétendre qu’harmoniser le traitement accordé à un binational "par héritage" à celui d'un binational "par acquisition" est une insulte à la République a quelque chose de dérisoire à mon sens. Pour être très clair, j'affirme que la République est bien plus mise en cause et en danger quand Matignon- c'était sous Ayrault...- affiche sa volonté de mettre en œuvre des mesures sociétales, relevant du communautarisme le plus intégriste en s'engageant très dangereusement sur le chemin qui mène du droit à la différence à la différence inacceptable des droits , quand elle refuse de créer des lycées publics à Beaupreau dans le Maine et Loire ou à Pontivy en Bretagne, ou quand un dirigeant du parti socialiste propose de développer l'enseignement privé musulman sous contrat sans être démenti...

Quant à ceux qui osent comparer cette proposition à l'attitude adoptée par le régime de Vichy, ils perdent toute raison et vont même jusqu'à rentrer dans un révisionnisme coupable qui frise le négationnisme : les nazis d'aujourd'hui , ce sont ces barbares qui veulent nous exterminer, et personne d'autre. Comparer le gouvernement actuel à celui de Vichy, c'est excuser celui-ci.  Inverser les choses et les rôles n'est pas digne. Que de grandes consciences de gauche, pour qui j'ai pourtant estime et amitié aient osé faire cette comparaison me laisse pantois.

2. Deuxième malaise et interrogation : j'ai dit plus haut " mesure symbolique " et j'ai même ajouté que j'osais y croire. Je voudrais juste être sûr qu'on ne le fait pas, qu'on ne le propose pas .... parce que le peuple le demande, que c'est une mesure très populaire - à droite comme à gauche- et que les responsables politiques français, tous, sont incapables de s'adresser au peuple en lui disant : " je sais que vous demandez cette mesure mais je voudrais vous expliquer pourquoi il ne sert à rien de le faire ". Je sais bien que disant cela, je cède  à une sorte de procès d’intention. Mais enfin : face à un problème compliqué et complexe, on a bien le droit d'avoir une pensée complexe, non ?

Reste ma proposition qui n'a rien d'original : chercher le compromis républicain. C'est d'ailleurs, si j'ai bien compris, ce qui est entrain de se faire dans le dialogue entre l'exécutif et le Parlement, ce qui tendrait à prouver qu'il ne faut jamais désespérer des institutions de la République.
Quel peut être ce compromis, sachant que j'exclue tout abandon du projet, parce que j'exclue  le désaveu du Président, par loyauté à  son  égard, certes, mais aussi par respect de sa fonction, de sa parole devant le Congrès, et parce que je m'accroche au caractère symbolique de la mesure ? 

Il n'y a que deux voies possibles et une synthèse entre les deux:
Première voie : prévoir la déchéance pour tous les français quels qu'ils soient, binationaux ou pas. C'est le plus simple mais ça pose des problèmes de droit et, en particulier de droit international qui nous interdit de "fabriquer " des apatrides. Soit. Mais, quitte à me répéter, rendre apatride un salopard de la dernière espèce ne me choquerait pas. Et que la Cour Européenne des droits de l'homme puisse, éventuellement, condamner la France pour avoir rendu apatride un salaud barbare me laisserait indifférent.

Deuxième voie : prévoir non plus la déchéance mais l'indignité nationale pour tous les salauds. Vous restez français mais vous ne détenez plus aucun droit lié à ce titre. Aucun. Mais je reconnais que le symbole est moins fort et que la parole présidentielle n'est plus strictement respectée.

Reste la synthèse entre les deux : prévoir la déchéance pour ceux que le droit international nous autorise à déchoir, c'est à dire les binationaux, et l'indignité pour les autres, dans le même élan, dans le même mouvement républicain. Pour que le distinguo entre les citoyens soit le plus léger possible et explicable pédagogiquement.

Je livre ces réflexions et propositions au débat, dans le seul souci de faire progresser l'esprit républicain.

Jean Glavany
 
 

jeudi, 14 janvier 2016

Pétition: Jean Louis Bianco doit démissionner de l'Observatoire de la laïcité

Depuis sa création, l'Observatoire national de la laïcité, sous l'impulsion de son président, Jean-Louis Bianco, n'a cessé de privilégier les accommodements irraisonnables et le repli communautariste au détriment de l’esprit d’une véritable République laïque, diverse et métissée, que dessinent la loi de 1905, aussi bien à travers sa lettre qu’à travers sa philosophie, et l'application stricte des lois de 2004 sur le port des signes religieux ostentatoires à l'école et celle de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

La loi du 15 mars 2004, par exemple, contrairement à ce que prétendent, dans leur propagande, les islamistes et leurs alliés, a eu des résultats positifs, protégeant, notamment dans les quartiers populaires, de nombreuses jeunes filles de cette atteinte à leur émancipation et délivrant plusieurs directeurs d’établissement, jadis livrés à eux-mêmes, de problématiques insolubles. Autrement dit, les conditions d’une éducation laïque et républicaine pour l’ensemble des enfants et des adolescents ont été réunies dans le seul but de favoriser l’émancipation du futur citoyen et de consolider son esprit critique afin de lui permettre d’être libre, ouvert au monde et imperméable à l’obscurantisme. Et c’est ce que s’emploient à remettre en cause et à déconstruire des associations liées, organiquement ou philosophiquement, aux Frères musulmans ou généralement proches des pensées islamistes. Or, dans Le Monde des Religions, du 12 mai 2014, Jean-Louis Bianco, au lieu de privilégier un examen objectif, froid et critique de la situation, a préféré nier, comme s’il agissait en militant, ce problème non négligeable.

Pire encore, le 15 novembre 2015, alors que la Nation était sous le choc à la suite des attentats sanglants, il a cosigné une tribune intitulée « Nous sommes unis » avec une partie du gratin de l’islam politique en France, dont Samy Debah et Yasser Louati, respectivement directeur et porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), association dont le but avoué est de faire abroger ces lois et, non avoué, d’atrophier le débat avec le sempiternel chantage à « l’islamophobie », un concept sémantique usité par les milieux islamistes pour empêcher non seulement la critique légitime des dogmes se réclamant de l’islam, mais aussi les discours et les actions des partisans d’un islam politique et belliqueux.

Parmi les signataires se trouve aussi la présidente de l'association interconfessionnelle Coexister, Radia Bakkouch, qui voudrait remplacer la neutralité laïque de l'espace public par la coexistence des religions. Nabil Ennasri, Frère musulman lui aussi, factotum du Qatar en France, est également signataire. Enfin, le rappeur Médine, triste auteur de la chanson « Don’t laïk », (lire "don’t laique") qui appelle à la crucifixion des « laïcards » et à l’application de la charia, figure parmi les premiers signataires de cette tribune.

Comment la France peut-elle accepter que les responsables de l’Observatoire national de la laïcité collaborent avec les représentants les plus virulents de l’islam politique ?

Alors que 8 Français sur 10 jugent que la laïcité est en danger (sondage IFOP pour le Comité national d’action laïque, antérieur au 13 novembre 2015), M. Bianco ne trouve rien de mieux à faire que d'entretenir cette confusion que portent les thèses d'une partie de la gauche victimaire ou clientéliste associée à des islamistes notoires parfaitement antirépublicains, quand ils ne sont pas ouvertement en guerre contre le gouvernement, contre les Institutions, voire contre la France.

Les positions de M. Bianco, affirmées sans discontinuer depuis plusieurs années et qu'ont dénoncées à plusieurs reprises des membres mêmes de l'Observatoire, le disqualifient. À l’heure où la France subit de nouvelles menaces d’attentats et d’assassinats précisément contre l’école et les militants laïques, il n'est plus possible que la laïcité soit représentée et "défendue" par Jean-Louis Bianco, l'un de ses contempteurs dont les collaborateurs fustigent de respectables intellectuels défenseurs de la laïcité, comme Elisabeth Badinter, et s’engagent dans une connivence intellectuelle avec les membres de l’obscur CCIF. 

En conséquence, les signataires demandent qu’il soit mis fin aux fonctions de M. Bianco à la tête de l’Observatoire national de la laïcité, ainsi qu’à celles de son délégué général Nicolas Cadène, et qu’ils soient remplacés par des personnalités dont la préoccupation réelle sera bien l’affirmation d’une laïcité dynamique et intégratrice, plutôt que la crainte paralysante d’un amalgame que la population française dans son immense majorité ne pratique pas et la propagation d’une laïcité de compromission, dont elle ne veut pas.

Premiers signataires :

Mohamed Sifaoui, journaliste, Président de l'association Onze Janvier 

Laurence Marchand-Taillade, présidente de l'observatoire de la Laïcité 95

Signez ICI

mercredi, 13 janvier 2016

M. Mamère, vous ne comprenez rien, ni à la gauche,ni à la France

mardi, 12 janvier 2016

Les vrais laïques contre le petit messieur de l'Observatoire de la Laïcité

Les délices du cumul des mandats

picgifs-elephant-369641.gifCette semaine, Carole Delga a deux rendez-vous nationaux. Jeudi 14 janvier, à 17 heures, la nouvelle présidente de Région doit rencontrer le premier ministre, Manuel Valls. Mais le mardi 12 janvier, un autre événement parisien, beaucoup plus sensible, est également marqué sur son agenda. Il s’agit d’une réunion du groupe PS à l’Assemblée. Cette dernière date est capitale.

Demain, la présidente-députée va devoir ouvrir le dossier brûlant de la déchéance de nationalité. Carole Delga se retrouve entre le marteau gouvernemental et l’enclume d’une majorité régionale de gauche hostile à une réforme législative de la nationalité. Son positionnement va donner le ton de sa présidence. Carole Delga présidente de Région ou députée de la majorité de François Hollande ? 

(Photo : AFP)

(Photo : AFP)

Députée et présidente de Région. Les deux casquettes ne sont pas simplement difficile à coiffer. Elles peuvent carrément virer au casse-tête. Le cumul des mandats de Carole Delga passe mal. Y compris au sein du PS. Mais, avec la réforme voulue par François Hollande sur la déchéance de nationalité, la position de la présidente (socialiste) de Région se complique. Carole Delga va devoir prendre position. Au risque de troubler sa majorité régionale.

Mardi 12 janvier, à 11 heures, le groupe socialiste au Palais-Bourbon, doit arrêter sa position sur le projet de loi présenté par le premier ministre. Les débats vont être animés. Des députés de la majorité sont prêts à entrer en rébellion. En Haute-Garonne, la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton est claire. Elle ne votera pas le texte. La députée ne sera pas la seule.

D’autres parlementaires PS n’ont pas envi de mêler leur vote à ceux du FN et de la droite.

Quelle va être la ligne de Carole Delga ?

Selon une source, la présidente-députée est dans l’expectative. Elle est plongée dans un dilemme. Le passage de Carole Delga au gouvernement devrait clore le débat. L’ancienne ministre de Manuel Valls devrait être « vallsiste » (ou plutôt légitimiste) et voter la réforme. Mais ce n’est pas aussi simple. A 600 kilomètres de Paris, à Toulouse et Montpellier, l’entourage et la majorité de la présidente de Région a le coeur à la gauche de la gauche. La déchéance de nationalité n’est vraiment pas la tasse de thé de la garde rapprochée et des alliés de Carole Delga.


Un président de groupe issu des rangs des Frondeurs (Christian Assaf). Une vice-présidente influente et omniprésente appartenant à la gauche du PS (Nadia Pellefigue). Une majorité composée d’élus Verts dont le parti va voter contre la déchéance de nationalité. Des représentants du Front de Front de Gauche allergiques à la réforme Hollande-Valls.

Ce « cocktail » pèse forcément.

La position de la députée Delga aura nécessairement un impact sur la présidence de Carole Delga.

L’ancienne présidente du groupe Front de Gauche au Conseil  Régional est catégorique.

Pour Marie-Pierre Vieu, c’est évident :

« La position de Carole Delga peut avoir une conséquence sur la cohésion de sa majorité (régionale). Si elle fait de la politique, elle ne votera pas la déchéance. Ce serait un moyen d’asseoir son autorité. Pendant toute la campagne, Carole Delga a donné des gages pour montrer que l’on va ancrer le territoire à gauche.

Selon nos informations, l’entourage proche de Carole Delga partage ce point de vue. La solidarité gouvernementale doit céder face aux considérations régionales. Et ce n’est simplement un souhait. C’est un engagement. Dans l’accord d’entre-deux-tours, les partenaires de Carole Delga ont fait graver dans le marbre un principe de base :l’autonomie du régional face au national.

Un des signataires, Guilhem Seyriès (Parti de Gauche) invoque souvent l’exemple de l’aéroport de Blagnac. Pour le représentant de Jean-Luc Mélenchon, Martin Malvy (l’ancien président PS de Midi-Pyrénées) s’est aligné sur Bercy et Emmanuel Macron. La majorité de gauche de Carole Delga ne veut pas revivre cette expérience.

Elle peut être raisonnablement optimiste. Martin Malvy ne dépendait pas de ses « camarades » Rouges et Verts.

D’après nos informations, Carole Delga n’a pas encore tranché. Mais la présidente n’a pas besoin d’attendre pour faire un constat : le cumul des mandats ça ne facilite pas vraiment la vie.

Un dossier aussi chaud que la déchéance de nationalité ne va pas se présenter tous les matins. Mais, de manière moins explosive, d’autres sujets peuvent embarrasser la présidente-députée. C’est la rançon du cumul.

Laurent Dubois (@laurentdub)

dimanche, 10 janvier 2016

Déjouer l'accusation d'islamophobie

Les attentats de 2015 ont permis de prendre conscience de l’importance de la laïcité. Jusque là, c’était une évidence, comme l’air qu’on respire. Désormais, elle est attaquée et les chevaux de Troie sont nombreux.

Il faut donc cesser de la relativiser, comme le font tous ceux qui, en y ajoutant des adjectifs, évoquent une laïcité "positive" comme si elle pouvait être négative, "moderne" comme si elle pouvait être rétrograde, alors qu’elle fonde notre contrat social. L’autre prise de conscience c’est bien sûr la menace islamiste, trop longtemps sous-estimée. Alors que les sociétés européennes sortent de plus en plus de la religion, un certain islam se "désécularise" et veut dicter sa loi. Il y a une volonté de grignotage de l’espace public de la part des salafistes. On voit les voiles rentrer à l’école par le biais des "mamans". On voit les demandes de plus en plus nombreuses de non mixité dans les piscines. Un universitaire algérien, menacé de mort par les islamistes du FIS, réfugié depuis à Saint-Denis, dénonce la progression de cette idéologie dans la ville qui l’a accueilli, où "une fracture s’est ouverte" note-t-il, à travers "un projet de société alternatif, obscurantiste et communautariste".

Jean Marcel Bouguereau,

Et on se demande encore pourquoi, en Allemagne, il a fallu quatre jours pour que soient connues une centaine d’agressions sur des femmes attribuées à des "jeunes apparemment d’origine arabe" dans la nuit du Nouvel An ? Est-ce le refus de "stigmatiser" une origine ? Ou plus simplement un déni, comme celui qui conduit beaucoup de politiques à parler de manière générique de "terroristes", comme s’ils se refusaient à prononcer le mot "islamiste".

Dans bien des banlieues, on a échangé depuis longtemps la paix sociale contre des concessions à ce communautarisme envahissant. II y a un moment où il faut que les choses soient dites. Ce refus de nommer les choses, encore une fois, ne peut que donner du grain à moudre au FN, l’autre grave menace. On parle beaucoup de "vivre ensemble" mais en parler de cette manière, c’est exorciser son absence. C’est un constat d’échec. Ce n’est pas rejeter l’islam que lui demander de s’adapter aux lois de la République, mais le mettre sur un pied d’égalité avec les autres religions et répondre aux aspirations des musulmans laïques, plus nombreux qu’on le croit.

Hier sur France Inter, Elisabeth Badinter s’est refusée à la langue de bois en vigueur sur ces sujets là : au nom de son combat pour la laïcité (qui recouvre celui pour la liberté d’expression et l’égalité homme-femme) elle a assumé d’être traitée "d’islamophobe". Une accusation brandie par les adversaires de la laïcité. Comme si le reproche d’islamophobie était une ruse pour faire taire les critiques des dérives de l’Islam.

mardi, 05 janvier 2016

Ça commence aujourd'hui

VXywags_sqrDnen_YxEai_gSQcE.gifLa grande Région, ça commence aujourd'hui . Première session de désignation de  l'exécutif et déjà ,  première fausse note. 

Carole Delga a bien été élue présidente mais parmi les  élus de sa majorité, 4 se sont abstenus  , la nouvelle présidente ayant annoncé qu'elle restera députée . Un cumul qui , s'il n'est pas encore interdit par la loi, l'est dans les statuts du PS.  Une première dans une assemblée fraîchement  élue , qui laisse augurer des lendemains qui ne chantent pas au sein d'une majorité réduite aux acquêts. 

 

lundi, 04 janvier 2016

Plus de République,plus de politique

L’extrême-droite, si elle n’a pas atteint son objectif, a cependant réuni 6,8 millions de suffrages et il y a lieu de s’en inquiéter. Il faut combattre le FN, farouchement. Mais il ne faut pas que notre seul programme soit ce combat-là. C’est sur un projet consistant que doivent se fonder nos engagements, dès aujourd’hui. Il ne s’agit pas de réagir mais d’agir, il ne suffit pas de riposter à l’extrême-droite : il ne faut, bien sûr, rien laisser passer, ni se laisser bercer ou berner par cette pseudo-banalisation de l’extrême-droite; celle-ci reste, à l’échelle de l’histoire et des pays, l’ennemie des libertés, l’adversaire de la démocratie, la compagne des dictatures et des censures. Notre rôle de passeurs de mémoire exige que nous rappelions sans cesse ces faits. Mais pour vaincre, nous avons surtout à porter, positivement et non en défense, des valeurs qui nous identifient.

 

A cet égard, je crains plus que tout la tentation de retomber dans nos sempiternels et stériles débats entre « vraie gauche » et « fausse gauche ». Dans une économie de 2 000 milliards de PIB, ce n’est pas en déplaçant le curseur de 10 milliards ou de 20 que l’on sera plus ou moins à gauche. Pour ma part, j’appelle à refuser ces querelles et à souscrire à cette « injonction à agir » pour l’emploi évoquée par le Premier ministre, notamment en matière de formation des chômeurs les moins qualifiés, d’aide à l’investissement, de renforcement de la compétitivité des entreprises, d’amplification des leviers de la croissance, de lutte contre la précarité. Des mesures sont en préparation et seront prochainement présentées.

 Fondamentalement, deux piliers me semblent indispensables: plus de République, plus de politique.

 Plus de République, cela suppose de porter réellement ses valeurs comme un drapeau. Les Français ont démontré lors des attentats leur attachement à l’unité de la nation, à la solidarité qui la cimente, à la liberté qui en est le trésor, l’égalité qui en est l’horizon, la fraternité qui en est le coeur. Ils ont prouvé entre les deux tours des élections régionales leur formidable engagement pour leur pays. Peut-être devrions-nous réfléchir à la manière d’élargir et conforter le socle républicain, en ouvrant de nouveaux droits, en démocratisant encore nos institutions, en écoutant davantage les citoyens.

 Plus de politique, au sens étymologique de vie de la cité, c’est redonner sa noblesse à cette action publique, collective, qui est le ferment de la démocratie. La défiance des citoyens envers leurs élus, leur déception face aux promesses non tenues, ces explications avancées pour analyser le vote FN, sont sans nul doute pertinentes. Ne sont-elles pas aussi devenues des clichés qui nourrissent le populisme? Les Français montrent régulièrement leur goût pour le débat politique, leur envie d’y prendre part. S’ils n’en sont pas satisfaits, c’est moins pour s’en détourner que pour revendiquer au contraire davantage d’inter-activité entre élus et électeurs, décideurs et population. C’est le rôle des partis, et bien sûr du PS, de retrouver cette vocation initiale de relais, de porte-voix, d’accompagnateur des citoyens, d’animateur d’une démocratie vivante et moderne.

Bernard Roman, député du Nord

mercredi, 09 décembre 2015

Crêche de Ménard: pas d'oppositions

En ce jour de fête de la laïcité, c'est une mauvaise surprise que réserve la lecture du registre des délibérations de la ville de Béziers. Alors que tant de républicains ont dénoncé cette atteinte à la laïcité, la crêche voulue par Ménard dans la mairie, en totale contradiction avec les lois de 1905, n'a soulevé aucune opposition dans les rangs des élus, qu'ils soient de droite et même de gauche. Le 03 novembre 2015, Ménard a proposé son programme de Noêl lors du conseil municipal, reprenant explicitement la crêche en mairie,  43 pour, 4 abstentions et 0 contre...

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Ni Jean-Michel du Plaa, Ni Dolorès Roqué pour le PS, ni Couquet pour le PC n'ont jugé utile et nécessaire de voter contre. Précisons pour être juste que Arnaud-Rossignol, autre élue de gauche avait donné procuration.

La laïcité ne semble pas être une priorité de ces élus d'opposition, et c'est bien dommage pour le symbole.

Vous pouvez retrouver le registre des délibérations:

http://www.ville-beziers.fr/sites/ville-beziers.fr/files/media/pdf/registre_simple.pdf

 

9 Décembre , journée de la laïcité

Afficher l'image d'origine

A l'occasion de la journée de la laïcité et des 110 ans de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, le comité Laïcité République organise une rencontre débat aujourd'hui à 18h30 au Minotaure, rue Solférino à Béziers.

Un débat primordial dans une ville où le maire bafoue la laïcité en exposant une crêche , symbole éminemment religieux dans le hall de la mairie, organise une messe géante dans les arènes...

 

 
 

mardi, 08 décembre 2015

Liste fusionnée de l'Hérault

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Voici donc la liste de l'Hérault pour ce deuxième tour. 

La gauche part favorite mais ce n'est pas gagné pour autant. Un deuxième tour est loin d'être une simple addition arithmétique, et il parait évident que le FN saura trouver des ressources chez les électeurs LR, DLF et autres groupuscules, mais également chez les abstentionnistes. 

L'Hérault est le maillon faible de la région: le plus mauvais score du PS sur les 13 départements. L'effet Saurel bien sur y est pour l'essentiel, mais on note également des scores catastrophiques sur Sète (15,28) ou Béziers (16,2).

Delga a écarté Saurel des négociations, une mise à l'écart dont il faut espérer qu'elle ne se paye pas trop cher dimanche soir comme le soulignait Emmanuel Négrier (politologue) sur France 3.

Le biterrois est une marée brune, les scores les plus bas du FN sont autour de 45%, c'est dire!!

Pour Béziers, la seule éligible reste Dolorès Roqué, elle ne le doit pas à ses victoires (sic!) mais à sa proximité avec le premier fédéral qui souhaite à nouveau l'imposer aux prochaines législatives. Ayant perdue toutes les élections (Européennes, législatives, sénatoriales, régionales, départementales, municipales), il faut espérer que cette fois la garantie défaite ne fonctionne pas.

Claude Zemmour, vice président de la région, est relégué en position non éligible au profit d'un jeune communiste. Une relégation surprenante pour un vice président qui avait probablement un peu plus d'épaisseur politique qu'une conseillère municipale d'opposition. Regrettable.

Difficile de faire des pronostics sur le nombre d'élus, rappelons simplement que le score régional permet d'attribuer le nombre total d'élus, et qu'ensuite la répartition se fait au prorata des voix par départements.  Les spécialistes évoquent un chiffre entre 12 et 15 élus pour l'Hérault.

Une seule action désormais pour éviter le pire: mobilisons.

jeudi, 03 décembre 2015

Derniers sondages

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(edit) nous avons rajouté un troisième sondage  paru hier et commandé par EELV. Les chiffres restent dans les marges.

 

Deux nouveaux sondages parus ce jour: IFOP pour Midi-Libre et IPSOS pour le Monde. Bien entendu, les résultats diffèrent de l'un à l'autre, mais les écarts restent dans les marges d'erreur. Alors pour le premier tour,si l'on prend les 4 derniers sondages, Delga serait entre 19 et 23, Reynié entre 20 et 23.5, Aliot entre 31 et 34, Onesta entre 9.5 et 14 et enfin Saurel entre 4 et 6. Les fourchettes sont faibles mais néanmoins se joue la possibilité de fusionner pour Saurel (5% mini), celle de se maintenir pour Onesta (10%) et la seconde place entre Reynié et Delga. Pour Onesta il s'agit juste d'une pression supplémentaire pour imposer ses pions. 

Celà dit, vu le score prévisible du FN, supérieur à 30%, les calculs d'apothicaires seront probablement bannis dimanche soir. Le seul impératif sera le rassemblement large car le second tour s'annonce plus que périlleux. Songeons que pour l'IFOP, le score de Delga au second tour est obtenu grâce à un report de 83% des voix d'Onesta et 60% des voix de Saurel. Les sondages de second tour ne constituent qu'une indication: ils ne prennent pas en compte la dynamique qui incontestablement sera du coté du FN si les scores se vérifient. Il ne fait aucun doute pour de nombreux observateurs que le FN est en mesure d'augmenter son capital entre les deux tours. 

Autre enseignement, la faiblesse criante du PS en Languedoc-Roussillon. L'IFOP a séparé les prévisions en fonction des régions, et le coup est terrible: le PS serait à 14% dans l'ex région languedocienne. On scrutera le score du PS dans l'Hérault, des secousses sont à prévoir tant la stratégie et la liste du premier fédéral ont été contestées. Les nombreux détracteurs de la fusion des régions (toute la liste PS!) qui claironnaient être les meilleurs pour conserver le Languedoc-Roussillon devront faire preuve d'humilité. D'autant que la répartition des sièges par département risque fort d'être très défavorable aux listes héraultaises ou gardoises.

Enfin l'idée bonne ou mauvaise d'un front républicain a été évacuée par Sarkozy. Et il n'est pas du tout certain qu'un retrait de la droite favoriserait la liste Delga.

 

mardi, 01 décembre 2015

Une campagne vide

 

La campagne des régionales prend fin dans trois jours pour le premier tour, qu'en reste-il ?

Bien sur les attentats ont très largement brouillé les messages, et l'on mesurera probablement le 06 décembre l'impact dans les urnes.

Bien sur on a eu droit aux traditionnelles réunions publiques où ne viennent que les convaincus.

Mais le plus frappant dans cette (non) campagne reste la vacuité des propositions des candidats. Si tant est qu'elles existent !

De Delga à Saurel, de Reynié à Onesta, aucune proposition concrète susceptible de retenir l'attention de l'électeur lambda.

En 2010, on se souvient (avec nostalgie peut-être), que Frêche avait jeté un pavé dans la mare en proposant le TER à 1€ ou l'ordi pour tous les lycéens. Peu importe que ces propositions soient bonnes ou mauvaises (les électeurs ont tranché), mais elles touchaient le citoyen dans sa vie quotidienne.

Demandez aujourd'hui sur un micro trottoir de citer une ou deux propositions majeures d'un candidat ...Le néant.

D'ailleurs, la seule question qui finalement départage les candidats, c'est de savoir si on généralise l'ordi pour tous façon Frêche ou en fonction des revenus façon Malvy. J'exagère à peine. C'est dire si la panne d'idée est généralisée.

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Il en restera surtout la laborieuse constitution des listes, une polémique fabriquée sur la rivalité entre Toulouse et Montpellier, et la proposition d'une présidence déléguée qui aura fait long feu.

Pas de quoi mobiliser les abstentionnistes dans une élection qui n'a jamais passionné les foules.

Mesdames et messieurs les candidats, un peu d'imagination, faites-nous un peu rêver, donnez nous envie...Car le pire n'est pas exclu, il est même tout près...tout prêt.

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dimanche, 29 novembre 2015

Le risque FN

Un petit comparatif des sondages et résultats 2010(Languedoc-Roussillon) et des sondages 2015.

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Quelques remarques: en 2010 le FN était largement sous estimé tandis que l'UMP et le PS étaient surestimés. 

Le FN avait gagné 6 points entre les deux tours sans réserves apparentes.

Les sondages ne mesurent pas les dynamiques d'entre-deux tours.

Enfin, avec de tels scores, la fusion avec Onesta s'avère ardue, et des claquages de portes seront nombreux parmi les recalés, sans compter qu'il faudra aussi compter sur Philippe Saurel, même à 6%, son score dans l'Hérault et sur Montpellier sera scruté à la loupe.

En conclusion, le risque FN est largement prégnant...hélas.

mardi, 17 novembre 2015

François Hollande devant le Congrès : les points clé

dimanche, 15 novembre 2015

Hommage

image fond.jpgLe parti socialiste de Béziers s'associe à l'hommage républicain aux victimes des attentats de Paris et appelle à rejoindre le rassemblement organisé par le collectif citoyen Paul Riquet

Lundi 16 novembre à 19h00 place du 14 juillet à Béziers.

Le collectif Paul Riquet rassemble les associations, syndicats et partis politiques qui se reconnaissent dans les valeurs républicaines, laïques et humanistes de la nation.

 

jeudi, 12 novembre 2015

Liste PS-PRG-MEDEF

La liste PS est visiblement la mieux répartie géographiquement, même si 3 Montpellièrains figurent dans les 4 premiers. 

Pour le reste, on ne peut qu'être surpris par la présence d'éternels perdants en bonne position, de recyclés des scrutins, de cumulards (2 députés dans les 5 premiers!) et d'apparatchicks. Une revue du parcours politique de certains sera prochainement proposée. 

Enfin la présence du MEDEF par sa présidente départementale en 7ème position est plus que surprenante, pour ne pas dire inopportune. D'autant que cette place lui est attribuée après l'éviction du seul représentant éligible de la gauche du PS. Non seulement, cette candidature n'apportera aucune voix, (à moins d'imaginer un MEDEF converti au socialisme!!), mais elle risque de coûter très cher en voix et de compliquer les négociations d'entre deux tours. Bref, une interrogation supplémentaire sur la constitution plus qu'opaque des listes PS.