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vendredi, 18 septembre 2015

Si on refaisait de la politique ? Chiche !

Le premier fédéral du PS du Val d'Oise, Rachid Temal souhaite mon exclusion du parti, suite à mes prises de position concernant le salon salafiste de Pontoise.
Pour éviter à notre tête de liste des Régionales de sombrer plus avant dans le ridicule et la médiocrité, je veux le rassurer:
Je ne fais pas tout cela pour prendre sa place, ni celle de qui que ce soit aux Régionales. Je ne demande rien.

Alors maintenant on se détend et on parle du fond.

Si c'est le droit le plus strict du Premier Fédéral de me trouver franchement urticante, il est dommage, en revanche, que les socialistes ne prennent pas la mesure du besoin de politique dont témoigne la cristallisation sur mon discours.

Le pire, c'est que ce ne sont pas mes paroles qui sont "extraordinaires", ni mon charisme qui est en cause, c'est juste le besoin qu'ont les gens qu'un élu les ait dites... Cela est un fait politique et n'est pas lié à moi...

Dans les mercis que je reçois par centaine, moi, la conseillère régionale de base, j'entends la même douleur que celle que je ressens: un sentiment d'abandon et l'impression que ce qui détruit notre monde, c'est moins les attaques que portent les salafistes à notre modèle républicains, que le silence des élus quand il s'agit de poser clairement les limites, de rappeler les principes, bref de faire le job.

Le sentiment aussi que le refus de porter l'égalité femmes/hommes est une régression fondamentale de notre humanisme. 
La liberté acquise par les femmes n'est pas l'acceptation de leur frivolité, mais la reconnaissance de leur pleine capacité de citoyennes, qui va avec le droit de travailler, le droit d'avoir un chéquier, de passer son permis de conduire et de vivre dans la société avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.
Les libertés publiques en France ne sont pas des propositions dans lesquelles on peut faire son marché mais un socle cohérent où chacun des éléments va avec et renforce les autres... Voilà pourquoi il y a urgence à arrêter d'ergoter et à se remettre à agir.

Vous allez me dire: "réclamer ton exclusion, c'est en soi une action."
Certes, et à la limite pourquoi pas. Le monde ne s'arrêtera pas de tourner. Mais n'a t'on pas collectivement mieux à faire! Sincèrement. Les idées que je porte, les mots que j'utilise ne m'appartiennent pas. Je les ai puisé dans notre patrimoine commun et plus que tout je voudrais qu'on les fasse vivre, collectivement. C'est pour cela qu'un jour nous nous sommes tous engagés. Alors si on refaisait de la politique? Chiche!

 

   

 

 

 

 

Cèline Pina, conseillère régionale Ile de France

 

 

 

 
 
 

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