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mardi, 28 juillet 2015

Le Languedoc sacrifié, l'Hérault humilié

Le PS nous offre en Languedoc-Roussillon une nouvelle séquence glauque dont il a le secret. S'il y a longtemps que la lutte des places a remplacé la lutte des classes au PS, le feuilleton des régionales est un modèle du genre.Et il reste encore quelques épisodes puisque les listes sont loin d'être closes.

Les apparatchiks, la bagarre pour des places, la guerre des égos, les combinaisons d'appareils, l'ingérence des « Parisiens », les parachutages, bref, tout ce que rejettent les citoyens est repris dans cette mauvaise mayonnaise.

Tout a commencé par l'invention du binôme, une pure délicatesse sémantique qui avait pour but de calmer les ardeurs languedociennes en réservant la place de premier vice-président au président sortant languedocien. Il s'agissait de démontrer une volonté d'équité des territoires en caressant les électeurs du LR dans le sens du poil. D'autant qu'un certain Philippe Saurel, qui n'en est pas à son coup d'essai, commençait à surfer sur la vague des méprisés de la fusion.

C'est alors qu'interviennent les laborieuses négociations avec le PRG. Les radicaux, qui en d'autres temps n'avaient guère les moyens de leurs exigences, disposent cette fois d'une arme à double tranchant : le rapprochement avec les listes Saurel, et les 12 députés indispensables pour garder la majorité au parlement. Les états majors parisiens s'en mêlent et sacrifient alors Alary et le Languedoc-Roussillon sur l'autel de l'accord PS-PRG. La présidence est conservée pour Delga, mais la première vice présidence revient désormais à Pinel, autre sous ministre mais de Midi-Pyrénées également. Comme il faut bien habiller tout cela d'une apparence acceptable, et surtout flatter les égos des uns et des autres, on invente alors un quatuor composé de Delga, Pinel, Alary et Codorniou. Mais on peut inventer tous les titres honorifiques et formules pompeuses et sans aucun sens, la réalité c'est que dans l'ordre protocolaire, les deux premières sont de Midi-Pyrénées, et les deux derniers sont Languedociens. Reste que toutes ces vices présidences distribuées à tour de bras sont bien virtuelles : il faudra pour cela gagner les élections et passer par une fusion d'entre deux tours qui de toutes façons redistribuera à nouveau les cartes.

Au sacrifice languedocien, s'ajoute l'humiliation du PS Héraultais. On se souvient que Hussein Bourgi avait pris soin de placer les siens et de s'auto désigner tête de liste pour le département. Il se voit infliger un sévère camouflet : il est remplacé par une obscure député européenne qui n'est ni socialiste, ni héraultaise !!

 

Pas sur que cela séduise les électeurs languedociens et plus particulièrement dans l'Hérault. Mais au vu de la médiocrité des listes, notamment héraultaise, on peut aujourd'hui se demander si la stratégie ne consiste pas à déléguer à Philippe Saurel la capitalisation des voix de gauche en Languedoc-Roussillon. Quitte à lui offrir la liste Héraultaise sur un plateau entre les deux tours, celle qui l'intéresse en priorité. 

Commentaires

Vous nous prenez pour des imbéciles, vous allez avoir une vague noire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Bastié | mercredi, 29 juillet 2015

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