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samedi, 14 février 2015

#Ménard veut la discorde, pas la concorde

Le Maire de Béziers soutenu par le FN, Monsieur Ménard, déclare que l’affiche faisant d’un pistolet « le nouvel ami » des policiers municipaux « dit les choses clairement, sans fioriture ». Sur ce point, il faut le prendre mot. 

Il n’a pas lancé une campagne d’information, il a clairement opté pour la provocation. Ce qu’il veut, c’est raviver les peurs et les haines entre la police et la population et en finir avec l’esprit de janvier 2015 qui avait vu la fraternisation spontanée des Français avec les policiers. A Béziers, Monsieur Ménard veut la discorde, pas la concorde. 

Il a décidé de dupliquer dans une ville de France un visuel qui rappelle celui des  opérations de propagande menée aux Etats-Unis par la NRA, cette association qui a pour but de promouvoir le libre commerce des armes à feu, à l'origine d'un nombre important d'homicides et de règlements de compte. Est-ce bien ce modèle de société qu'avec ses "nouveaux amis" Monsieur Ménard rêve d'imposer à Béziers ?

Tout à son envie de polémiquer, et avec son mauvais goût habituel, Il a décidé d’exploiter, et donc d’exposer, la sécurité d'environ 80 policiers municipaux un mois à peine après les assassinats de trois policiers (dont une policière municipale) tués début janvier à Paris. 

Monsieur Ménard, qui invoque le principe de bonne gestion pour tailler dans les budgets sociaux de la ville, se montre moins regardant quand il s'agit d'utiliser l'argent des impôts de ses administrés pour financer une campagne d'affichage qui n'a en définitive pour seul objectif que de faire parler de lui. Une gestion par le FN, ce n'est pas une gestion exemplaire. 

Monsieur Ménard a choisi une nouvelle fois la répression contre la prévention. C'est une constante de sa politique, il ne parvient pas à mener les deux en parallèle. C'est pour cela que toutes ses décisions finissent par frapper toujours les plus modestes et les plus fragiles, en particulier les jeunes français d'origine immigrée. 

Cette campagne d’affiches s'inscrit dans la lignée de l’arrêté anti-crachats, de l'interdiction d'étendre le linge sur les façades des immeubles visibles des voies publiques, de l’instauration du couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, du retour du « rappel à l'ordre » et de l’arrêt du versement des aides sociales de la ville en cas de non-réponse aux convocations, de la suppression de l'étude surveillée du matin aux enfants de chômeurs…

La ville de Béziers est considérée comme le laboratoire municipal du Front national, Monsieur Ménard y mène une politique contre les classes populaires et les valeurs de la République, « clairement et sans fioriture ».

Elsa Di Méo et Sarah Proust , secrétaires nationales PS

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