Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

jeudi, 11 septembre 2014

le PS, c'est la cour de Louis XIV et Secret Story 8


 

Et bientôt, l'affaire des poisons ? Quelle journée que celle du mercredi 10 septembre...

 

Le président qui se dit "blessé" dans "Le Nouvel Observateur". Deux anciens ministres qui se prennent pour Romy et Delon dans "La Piscine" et s'affichent en couverture de "Paris Match". Un ancien conseiller du prince qui accuse le souverain des pires crimes dans "Le Point", se posant en victime d'une "épuration ethnique" organisée par la "Tcheka hollandienne". Un député, éphémère ministre, qui concentre sur lui tous les travers des puissants et dont on apprend chaque jour les turpitudes – aujourd'hui, le kinésithérapeute et l'huissier.

 

Une cour de télé-réalité

 

Les trois équipes de journalistes politiques ou d’investigation qui travaillent au jour le jour à écrire le futur grand livre de la république hollandaise seront-ils encore lus quand seront publiés leurs ouvrages, à la fin de ce quinquennat de plus en plus hallucinant ? Cette histoire intéressera-t-elle encore les Français qui en auront déjà bien assez vu comme ça ?

 

Ne faudrait-il pas plutôt confier la rédaction de ces "Mémoires du règne du bon président Hollande" à un Saint-Simon contemporain, un esthète qui soit à la fois féru des affaires de cour et des intrigues de téléréalité ?

 

Loin du peuple, loin des Français, la cour socialiste s'agite. En tous sens et en tous lieux. De Paris en Californie. De connivence en malveillance. Égarée dans un ailleurs et une temporalité inaccessible au commun. Perdue dans ses intrigues et ses poisons. Échouée dans sa consanguinité et son endogamie.

 

Oui, le PS au pouvoir, c'est la cour de Louis XIV. Mais une cour digne de l'époque, une cour de télé-réalité. Mais où est donc passé le Montebourg qui pourfendait les peopleries de Sarkozy ? Le Montebourg qui déclarait :

 

''La France se moque comme d'une guigne des peines de cœur de ses dirigeants politiques. Le pays a des questions plus graves qui sont sur la table et qui ne justifient pas qu'on utilise la pipolisation et la vie privée comme moyen de faire diversion."

 

Les socialistes ne parlent plus que d'eux

 

Le président parle de lui dans "Le Nouvel Observateur". Moi, moi, et encore moi. Moi, ami des pauvres. Moi, descendant de pauvres. Moi, venu de rien. Moi, qui me suis fait tout seul. Moi, victime de la fureur des femmes en pleine jeunesse. Moi, moi, moi... Encore moi, moi, moi... Moi, victime en mon palais. Moi...

 

Arnaud Montebourg parle de lui dans "Paris Match". Moi, moi, et encore moi. Moi, ma nouvelle chérie. Moi, et mes vacances de riche en Californie. Moi, je t'emmerde François Hollande. Moi, je suis devenu unpeople. Moi, je fais du Sarkozy dans le journal de Sarkozy. Moi, moi, moi... Encore moi, moi, moi... Moi, victime en exil à San Francisco. Moi...

 

Aurélie Filippetti parle d'elle dans "Paris Match". Moi, moi, et encore moi. Moi et mon nouvel amoureux. Moi, Romy Schneider de la politique. Moi, je suis libre de faire ce que je veux, comme je veux. Moi, je montais hier les marches du festival de Cannes (sans Fleur Pellerin, qui faisait tâche) et je suis aujourd'hui dans "Paris Match". Moi, je suis jeune et jolie. Moi, moi, moi... Encore moi, moi, moi... Moi, éternelle proie de l'amour. Moi...

 

Aquilino Morelle parle de lui dans "Le Point". Moi, moi, et encore moi. Moi, survivant d'un crime contre l'humanité politique. Moi, incorruptible foudroyé par des insectes. Moi, obligé de démentir avoir tenu ces propos, piégé par la méchante Anna Cabana. Moi, qui m'ajoute à la longue liste de ceux qui parlent à Anna Cabana et qui pensent encore que c'est "off". Moi, le naïf environné de malfaisants. Moi, moi, moi... Encore moi, moi, moi... Moi, le pur. Moi...

 

Les socialistes ne parlent plus que d'eux. De leurs tourments intérieurs. De leurs problèmes de couple. De leurs amours. De leurs amitiés. Le PS au pouvoir, c'est la cour de Louis XIV revue et corrigée par Secret story 8.

 

Des socialistes

 

Je te trahis dans la cuisine du "Point", mais je me dédis dans la salle à manger d'Europe 1. Je roule des pelles à Kevina dans la salle de bains de "Paris Match". Je te nomine dans le confessionnal du "Nouvel Obs"...

 

Les socialistes ne parlent plus en socialistes, mais en poupée de cire, poupée de son.

 

"Suis-je meilleure suis-je pire, qu'une poupée de salon, je vois la vie en rose bonbon, poupée de cire poupée de son, mes disques sont un miroir, dans lequel chacun peut me voir, je suis partout à la fois, brisée en mille éclats de voix"

 

Le temps est venu des socialistes rose bonbon, socialistes de salon de coiffure, socialistes miroirs d'eux-mêmes, socialistes "Closer" et "Paris Match", socialistes brisés par en mille morceaux médiatiques par leurs éclats égotiques.

 

Les socialistes sont enfermés dans un loft et jouent à un jour sans fin. Lauzun de téléréalité, Montespan lofteur, La Voisin pour ménagères de moins de 50 ans.

 

"Ici la voix. Aujourd'hui, le secret d'Arnaud et d'Aurélie a été découvert... Sauront-ils préserver leur amour maintenant que tout se sait ?"

 

"Ici la voix. Valérie a dit ses quatre vérités à François, la réponse de François a été foudroyante. Désormais dans la maison, chacun devra-t-il choisir son camp ?"

 

"Ici la voix. Furieux d'être sorti de la Maison, Aquilino a balancé sur ceux qui l'avaient nominé. François va-t-il s'en remettre ? Doit-il se tourner vers Jean-Pierre désormais ?"

 

Une génération pas à la hauteur

 

Parfois, une petite voix socialiste se distingue. Qui n'est pas à la une de "Paris Match". Qui ne se confie pas à Anna Cabana du "Point" en espérant que cela ne sera pas répété. Qui n'éprouve pas le besoin de s'épancher dans les colonnes du "Nouvel Obs", tel Martial Perrin dans "La Gueule de l'autre", "Moi, petit-fils d'ouvrier, fils d'ouvrier, ouvrier moi-même", pour rappeler qu'il aime le petit peuple des "sans-dents".

 

Parfois, un socialiste parvient à dire la vérité, à faire preuve de lucidité. Ce jeudi 11 septembre, c'était Bruno Le Roux, président du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée. C'était sur Radio Classique. Et Bruno Le Roux a dit :

 

"Cette génération politique n'est pas à la hauteur de la situation."

 

Cette génération politique n'est pas à la hauteur de la situation. "Ici la voix. C'est tout. Pour aujourd'hui"

Commentaires

Au départ il y a eu erreur de casting, et enfermement dans sa tour d'ivoire.
On dirait la cour des miracles. Ils ne pensent que pour eux entre eux, les réveils vont étre très difficiles. Lamentable.....

Écrit par : moi | vendredi, 12 septembre 2014

Les commentaires sont fermés.