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mardi, 15 avril 2014

Retour sur la campagne des municipales

« Dès le départ, la presse locale et nationale a fait de cette élection un duel entre l’UMP municipale sortante et le candidat soutenu par le FN et consort, laissant la gauche sur le bas-côté. Ménard s’est emparé de l’aubaine et n’a eu de cesse pendant toute la campagne de taper sur le bilan des 19 ans du règne Aboud-Couderc. De suite, c’est lui qui décida des thèmes, détermina le rythme, parla d’insécurité, voulant armer la police municipale, évoquant les Allées, via le communautarisme… Au lieu d’essayer d’élever le débat, Aboud l'a suivi et est parti dans la surenchère. La gauche elle, spectatrice, regarda. Du Plaa (PS) ne démarra pas de suite après les primaires citoyennes ouvertes et Couquet (FDG) a choisi comme angle d’attaque la politique d’austérité du gouvernement. Dans les débats, il y a eu une certaine régularité – Aboud dans la médiocrité, Couquet et surtout Du Plaa dans la compétence. Ménard lui s’est bonifié. Médiocre dans le premier débat public organisé, un peu meilleur dans le second, il a pris ses marques et a bien terminé l’exercice. Surtout, il s’est évertué à centrer ses coups uniquement sur Elie Aboud, critiquant sans cesse le bilan de la municipalité sortante que, comble de chance pour lui, l’adversaire UMP ne voulait pas assumer ».

« Dans sa campagne de dédiabolisation de sa candidature, Robert Ménard a obtenu le soutien d’Annie Schmitt, qui est arrivée sur sa liste après s’être fâchée avec Couderc. Au total, trois anciens de chez Couderc sont là : Schmitt, Firmin et Bresson.

En tête du premier tour, il a déclaré sa flamme à Du Plaa, afin que ce dernier ne se retire pas pour un quelconque front républicain, et l'a emporté au second tour.

Au fond, aucune tête n'a dépassé pendant la campagne, à par celle de Ménard. Il a personnalisé au maximum sa candidature et sauf son autorisation, aucun de ses colistiers ne s'est exprimé. A la différence notable d'Aboud, où les néo menés par la numéro 2 Jullian n'avaient de cesse de fustiger les anciens menés par le discret, mais bien présent, numéro 7 Couderc. Chez l'ancien de RSF, pas une seule voix dissonante ne s'est élevée. Pour une partition finalement parfaite. Trop parfaite ? »

Pierre Emanuel Azam, journaliste à l'Hérault du Jour. Propos recueillis par Mediaterranée.com

Commentaires

Voilà que même la pravda s'émeut des amours de Ménard et des réponses de duplaa !
C'est dire......

Écrit par : jean peuplu | mardi, 15 avril 2014

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