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dimanche, 06 avril 2014

Verdun , c'est dans l'Hérault?

Le PS Héraultais est un véritable champ de bataille après les municipales, tout au moins dans les deux plus grandes villes du département. A l'est, Montpellier : la victoire de Philippe Saurel est un camouflet pour le PS. Malgré ou à cause du soutien des ténors héraultais, des députés, de la machine socialiste et de l'appareil militant, JP Moure se retrouve largué et pas un peu: dix points derrière le dissident, un séisme dont les répliques seront conséquentes. La défaite de Moure c'est d'abord la probable retraite politique pour quelques uns. A commencer par lui même !On voit mal comment il pourrait rebondir alors qu'il n'a plus qu'un poste temporaire de conseiller général. C'est aussi quelques employés à recaser. Mais en période de vaches maigres, les postes ne courent pas les rues. Sans compter les ambitions perdues de ceux qui avaient déjà négocié avec leur ex-futur employeur...Les conséquences politiques sont encore difficilement mesurables. Il y a d'abord la bataille de l'agglo, que vont faire les élus socialistes de l'opposition montpelliéraine ? Certains ambitionnent une revanche dans un troisième tour, mais le vote des élus socialistes des communes est loin d'être acquis, d'autant que certains maires, y compris à droite ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteraient pour le maire de Montpellier. Bref, une cause perdue d'avance. Se profile également une cantonale partielle pour remplacer Saurel, démissionnaire. Michèle Fitoussi Dray, suppléante de Saurel et élue sur sa liste se prépare. Quelle va être la position du parti ? Envoyer à l'abattoir une candidature investie PS ? Aucune candidature ? Soutien à la candidature de Michèle Fitoussi Dray ? Nul doute que Solférino suivra tout cela de près, et sans aucun doute Matignon... Pour la suite, Philippe Saurel ne s'est pas privé de rappeler à Christian Bourquin qu'il faudra désormais compter avec lui.

A l'ouest, si les métaux étaient rangés depuis les primaires jusqu'au lendemain du premier tour, le maintien de Duplaa au second tour contre la directive du PS mais avec le soutien de Hussein Bourgi a rallumé la mèche d'une guerre interminable dans la ville cathare.Les multiples échanges d'amabilités entre Ménard et Duplaa ne pouvaient que laisser présager son maintien, d'autant qu'un fort sentiment de vengeance personnelle contre Aboud prédominait. La phrase de Duplaa rapportée par Libération en dit long sur le sujet : « Robert je n'arrive pas à lui tourner le dos, même si je regrette son orientation politique. Il suffirait d'un coup de fil pour que nous mettions Aboud-Couderc dehors de la mairie ». Sauf à lire dans le marc de café, personne ne peut dire quel aurait été le résultat en cas de retrait de Duplaa. Peut-être le même, peut-être un autre. Quoi qu'il en soit, son maintien assurait la victoire des partisans du FN. Au delà du fond, c'est aussi la forme qui a déclenché les hostilités. Une telle décision méritait un minimum de débat entre socialistes biterrois. Duplaa a réuni ses troupes et partisans en prenant soin d'écarter tous ceux qui avaient un avis contraire. Il ne pouvait alors se déclarer légitimé par les militants de Béziers, d'autant que Solférino lui avait retiré l'investiture.

Plus curieuse a été l'attitude de Hussein Bourgi qui n'a pas réagi en patron de la fédération mais en simple militant. Il pouvait tout à fait penser que la position de Duplaa était la bonne, les avis sont partagés. Il pouvait, à la rigueur, se déclarer pour le maintien à titre personnel. Négligeant toute précaution, il exprimait publiquement son soutien à Duplaa, sans consulter le conseil fédéral sur une décision aussi importante, se faisant désavouer par Solférino.

Il menaçait même de sanctionner les militants biterrois qui appliquaient pourtant la consigne nationale. On l'a connu plus prudent.

La situation du premier fédéral est aujourd'hui délicate. Il se retrouve confronté à la fois à « militer autrement » qui à juste titre lui demande pourquoi les militants n'ont pas été consultés sur le mode de désignation du candidat montpellièrain, alors que ce fut le cas à Béziers. Mais aussi à une partie des militants du biterrois et d'ailleurs qui ne soutiennent pas sa position sur le cas de Béziers, le courrier des maires de la Domitienne, à majorité socialistes, est à ce titre éloquent.

 

Hussein s'en prend aujourd'hui à Solférino, coupable selon lui de tous les maux de la fédération Héraultaise. La ficelle est un peu grosse. Les raccommodages seront pourtant indispensables.Les sénatoriales, les régionales et cantonales se profilent et pourraient s'avérer meurtrières, surtout si des dissidences fusent de tous cotés.

Commentaires

Ça fait du bien de vous lire. Mais qu'attend Solferino pour prendre les mesures adequates face à Bourgui et Duplaa?!? Incompréhensible. Et je ne parle pas de Bourquin...
Ils se veulent socialistes mais refusent de suivre la ligne du parti, et bien qu'ils quittent le parti

Écrit par : renaud | dimanche, 06 avril 2014

je suis tout à fait d'accord avec vous renaud, il faut les exclure. Il n'ont pas suivi la ligne imposé par le parti donc leur carte doivent leur etre retirées.

Écrit par : marianne | dimanche, 06 avril 2014

Plus rien a ecrire sur votre blog vous ne passez pas les commentaires. Bye Bye.

Écrit par : MOI | dimanche, 06 avril 2014

Arrêtons les divisions ! A chaque fois que nous sommes divisés nous reculons !
Si ça continue, nous perdrons le Languedoc-Roussillon !
Souvenons-nous de la période BLANC/FN !
Rassemblons nous et agissons vite à l'instar de notre nouveau premier ministre !
Allez les socialistes, soyons forts ensemble !
Rappelons-nous Jaures et Mitterrand : "la force tranquille" !

Écrit par : Marc | dimanche, 06 avril 2014

L article a ete tr?s instructif et m a favorise de decouvrir de nouvelles idees.

Écrit par : mal au dos | jeudi, 24 avril 2014

Les commentaires sont fermés.