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lundi, 20 janvier 2014

M.A.I.

 

 

Si de nombreux commentateurs dissertent depuis la conférence de presse de mardi sur un prétendu tournant dans la politique économique de François Hollande, nous y avons davantage vu une nouvelle invitation au dialogue, une main tendue aux entreprises. Point de tournant car depuis mai 2012, toutes les grandes réformes structurantes pour l’avenir de notre pays, celles des retraites, du marché du travail et de la sécurisation de l’emploi ou plus récemment de la formation professionnelle, tirent leur réussite d’un compromis entre les partenaires sociaux, fruit d’un dialogue social riche encouragé par un État qui leur fait confiance.

La confiance, voilà ce qui permettra à la France de se redresser, de se réinventer et de s’écrire un avenir. Car, non, la France n’est pas condamnée à s’effacer peu à peu des écrans radar de la planète. Non, elle n’est pas condamnée au déclin, au repli sur soi et aux tensions. Loin de nous l’idée de nier la réalité, la crise a bel et bien ébranlé le monde et l’espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants, en laissant place au doute. Mais il existe partout en France, dans ses villes et ses campagnes, dans les collectivités locales, les entreprises ou les associations, un formidable esprit d’entreprendre, un désir de proposer de nouvelles réponses pour inventer pas à pas un nouveau modèle de développement plus durable.

Cette France-là, invisible pour de nombreux responsables politiques et certains médias dont l’attention est d’abord attirée par ce qui ne va pas et par l’anecdote, c’est celle des Françaises et des Français qui font toujours plus d’enfants que partout ailleurs en Europe, c’est celle qui produit quatre des huit objets « les plus cool » recensés au Salon de l’électronique de Las Vegas, c’est celle plébiscitée par 90% des étudiants étrangers, c’est celle des travailleurs parmi les plus productifs au monde.

Les Françaises et les Français sont souvent les plus sévères vis-à-vis d’eux-mêmes et pourtant ils sont pleins de ressources, maîtres dans l’art de se réinventer, de s’adapter sans se renier. Nous ne manquons pas d’atouts, nous manquons de confiance. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel à toutes celles et ceux qui veulent combattre cet incroyable pessimisme ambiant : rejoignez MAI !

MAI, ce n’est pas un parti politique, encore moins un courant. Nous sommes de gauche et fiers de l’être mais notre appel va au-delà de la gauche.

MAI, c’est un mouvement qui vous invite au débat d’idées et à l’action partout en France, à Mobiliser, Animer et Imaginer.

MAI, c’est un rassemblement de femmes et d’hommes de toutes les générations qui partagent les mêmes valeurs.

MAI, c’est l’alliance entre l’exigence intellectuelle et la convivialité, le physique et le numérique.

MAI, c’est une invitation au dialogue pour retrouver confiance dans notre avenir commun, celui de la France.

Jean Louis Bianco, Vincent Feltesse

 

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