Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

vendredi, 17 janvier 2014

Alain Caralp : "La Domitienne ne doit pas fusionner avec l'Agglo de Béziers"

 

caralp.jpg

Élu président de la communauté de communes à l’été dernier, Alain Caralp brigue la mairie de Colombiers en mars prochain. Bilans et perspectives, entre intercommunalité et village.  

Il est le nouvel homme fort de La Domitienne, depuis que le président Bozzarelli a décidé, en mai 2013, de mettre un terme à sa fonction quelques mois avant la fin du bail. Et si l’installation du dauphin désigné avait suscité quelques controverses en coulisses, d’aucuns y ayant vu une manœuvre politicienne, depuis, Alain Caralp travaille pour se faire à la fonction. "Les premiers mois ont été difficiles, concède-t-il. Il faut maîtriser tous les domaines de compétence, quand un vice-président est concentré sur son seul champ d’action".

Ces six premiers mois auront donc servi d’apprentissage à l’actuel premier adjoint du maire de Colombiers. Puisque Alain Caralp est candidat à la succession de Michel Barbe et, dans la foulée, représentera sa candidature à la présidence de La Domitienne. "Ce fut donc une bonne formule, sourit-il. Car nous avons lancé les bases du travail pour le prochain mandat".

"Un projet de territoire"

Le président tout juste désigné avait en effet proposé à l’ensemble des huit maires des communes* qui composent le territoire d’effectuer un séminaire et lancer des pistes de réflexion pour le futur : "Un territoire rural de développement économique par une action sur les zones commerciales et d’activités pour rééquilibrer l’Ouest Biterrois ; un territoire solidaire avec plus de mutualisation de ses services ; un territoire durable pour une meilleure qualité de vie avec la mise en place d’un Agenda 21", énumère-t-il.

Et une intercommunalité qui fusionne avec l’Agglo voisine de Béziers ? La rumeur court depuis quelques déclarations. "Ce n’est pas d’actualité, coupe-t-il. Béziers Méditerranée a beaucoup de dettes, il faut déjà attendre que sa situation financière s’assainisse et on verra". D’autant, ajoute-t-il, que la gestion de bon père de famille de son prédécesseur permet de voir l’avenir en rose. "Notre taux d’endettement est dix fois inférieur à celui de nos voisins. Nous avons projeté un investissement de 1,5 M€ par an sur le prochain mandat en auto-financement", promet Alain Caralp. Chaque maire est donc reparti dans sa commune avec cet argument sous le bras pour mener sa campagne. "Et un bilan solide aussi, notamment au niveau économique. Nos actions ont permis d’attirer des entreprises, soit une création de 1300 emplois".

Le socialiste avec le soutien de l'UMP

Cela suffira-t-il ? À Colombiers, pour contrer le candidat de l’UDI Patrick Gontard, le premier adjoint sortant socialiste s’est... allié avec l’UMP. Plutôt, corrige-t-il, il a décidé d’ouvrir sa liste, "car dans une commune de 2 500 habitants, on ne fait pas de la politique politicienne". Et, "sans demander quoi que ce soit" dit-il pour éteindre la polémique, il a reçu le soutien de l’UMP. Ce qui en fait le favori, même si l’information a déplu sur sa gauche.

Et en cas de victoire, condition sine qua none pour poursuivre à La Domitienne, est-il pour autant assuré d’être à nouveau élu par les maires des autres villages ? "Il y a une solidarité entre nos communes", répond Alain Caralp. Ce que confirme à demi-mot un édile voisin. "S’il le veut, il restera président. Mais à condition de revoir certains modes de fonctionnement..."

Car la loi a changé la représentativité au sein du conseil. On passera, en avril, de 52 sièges répartis de façon égale, à 37, avec plus de poids pour les communes qui comptent le plus d’habitants. Ce qui modifie les rapports de force... Et cette vision paternaliste de la collectivité.

*Les communes : Cazouls-les-Béziers, Colombiers, Lespignan, Maraussan, Maureilhan, Montady, Nissan-lez-Enserune et Vendres. 

 
 

Les commentaires sont fermés.