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vendredi, 06 décembre 2013

C’est parti pour Jean-Michel Du Plaa

Le candidat socialiste réunit ses troupes.
Le candidat socialiste réunit ses troupes. (© D.R)

Le candidat socialiste a lancé des réunions thématiques pour élaborer son programme. Il entend se démarquer du duel entre Elie Aboud et Robert Ménard.

Vous avez lancé une série de réunions thématiques. Est-ce véritablement le début de votre campagne ?

Elles permettent de travailler sur le programme, avec celles et ceux qui veulent s’investir dans la campagne. Chaque fois, nous partons sur la base de nos propositions de 2008 et l’on rebâtit à partir de là. Ce qui a changé, ce qui s’est dégradé... On y ajoute bien sûr les propositions qui ont pu être émises pendant les primaires.

Justement, avez-vous enfin réuni vos “adversaires” des primaires ?

Nos partenaires, plutôt... Oui c’est aussi un processus qui se met en place. Ainsi, Pierre Callamand dirige le groupe de réflexion sur le centre-ville et Guilhem Johannin est chargé du développement durable et de l’emploi. Et je dois rencontrer Karine Chevalier pour voir avec elle le rôle qu’elle entend jouer. Enfin, j’essaye de réunir les secrétaires de section. Chacun doit trouver sa place.

Sur le terrain, où en êtes-vous ?

Nous ouvrirons bientôt un local sur les Allées. Et nous allons lancer une action ciblée sur l’inscription des Biterrois sur les listes électorales. Nous nous sommes rendu compte, avec les primaires, que beaucoup n’étaient finalement pas inscrits.

C’est aussi pour aller chercher les abstentionnistes ?

Notre principal problème, c’est le niveau d’abstention. Il y a une forme de désenchantement de l’électorat de gauche. Notre message sera de dire aux Biterrois qu’ils auront d’autres occasions d’exprimer leur désaccord avec la politique du gouvernement. En revanche, c’est le moment de dire s’ils vivent mieux ou moins bien qu’il y a 18 ans. Et s’il faut changer l’équipe municipale actuelle...

C’est un peu court comme argument pour vous immiscer dans le duel Aboud-Ménard...

Mon but n’est pas de lever le doigt, au milieu de cette mise en scène médiatique, et de dire “Ne m’oubliez pas”. On ne va pas rentrer dans ce petit jeu où tout le monde se focalise sur une personne. Sans rabâcher que tout est de la faute de Couderc, notre objectif est de dresser un état des lieux et d’avancer des propositions concrètes.

Par exemple ?

Sur le centre-ville, il est indéniable que la municipalité n’a pas su réagir à temps. Un exemple : depuis 1995, la loi permet d’élaborer une analyse des besoins sociaux... Ici, on a attendu 2012. Et depuis, rien n’a été fait alors que l’étude a montré qu’il y avait une concentration de familles monoparentales avec toutes les problématiques que cela engendre. Toutes ces poches de pauvreté nécessitent une action sur le logement, l’éducation...

Quelles actions ?

Déjà, il faut faire comprendre que la situation est telle, qu’un mandat n’y suffira pas. Pourtant, la question du centre-ville est centrale, ce n’est pas qu’un problème de rénovation des Allées. Pour l’habitat par exemple, profitons de la future Zac de Fonséranes, puisque le foncier a été aménagé, pour imposer aux promoteurs de travailler aussi sur le cœur de ville. Par ailleurs, pour répondre à la problématique des personnes âgées isolées, nous pouvons inventer un modèle de foyers résidence. Il existe des financements pour cela...

Cela peut suffire à rendre le cœur de ville attractif ?

Il n’est pas nécessaire de tout confier au privé comme le préconise Élie Aboud. On peut imaginer un musée ambitieux à la place du palais de justice, par exemple une antenne du musée d’Orsay, dans lequel nous proposerions deux à trois expositions d’envergure chaque année. Il faut faire revivre aussi le théâtre des Variétés. En fait, aujourd’hui, une grande partie des Biterrois sont fixés en périphérie et n’éprouvent plus le besoin de venir en centre-ville. Il faut recréer ce besoin et sortir de ce cercle vicieux.

C’est votre priorité ?

Entre autres. L’école est aussi une très grande priorité. Jusque-là, la municipalité a fait le service minimum alors que c’est une compétence obligatoire. Prenez l’école des Oliviers à la Devèze. Elle tient avec des bouts de ficelle. Pourtant, il faut offrir aux petits Biterrois les atouts pour acquérir les savoirs de base, apprendre la vie en société et avoir un accès à la culture, aux sports...

Cela demande un investissement. Au détriment de la police municipale par exemple ?

Il faut d’abord voir à quoi elle sert. À mes yeux, son rôle n’est pas d’arrêter les délinquants, ressort de la police nationale. Elle doit être une police de proximité, être présente sur le terrain par un maillage efficace, pour un vrai travail de prévention.

Quid de l’économie ?

C’est une compétence de l’Agglo... Et même au-delà. Je prône un travail à l’échelle de l’Ouest Hérault, en lien avec les autres intercommunalités, la CCI ou le conseil général. Il faut mettre en place des outils de développement unique, être capable d’aller chercher des entreprises à l’international. Il faut créer un pôle fort, par rapport à la future métropole de Montpellier.

 
 

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