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jeudi, 05 décembre 2013

Liste élections européennes: déni de démocratie !

 

Ce mercredi soir, le PS a confirmé le PRG en tête de liste dans le Sud-Ouest. Résultat de ce bras de fer, cette liste sera la seule à ne pas être votée par les militants socialistes

Conscient du malaise dans les fédérations, Harlem Désir veut calmer le jeu avec les militants socialistes de la région

Conscient du malaise dans les fédérations, Harlem Désir veut calmer le jeu avec les militants socialistes de la région Sud Ouest. 

Entre la colère d'une poignée de fédérations et le risque de froisser durablement l'allié PRG, Harlem Désir et la direction du PS ont tranché : pas question de revenir sur l'accord passé avec les radicaux de gauche pour les élections européennes.

En clair, dans le grand Sud-Ouest, cette circonscription qui comprend l'Aquitaine, le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, les militants socialistes seront donc priés de soutenir – avec envie et détermination... – une tête de liste... PRG.

Leur premier camarade, en l'occurrence Éric Andrieu, l'actuel député européen sortant de l'Aude, devant se contenter, lui, de la deuxième position. Certes éligible mais autrement moins médiatique.

Précisément le scénario dont ne voulaient pas entendre parler la quasi totalité des premiers secrétaires fédéraux, de Mont-de-Marsan à Toulouse en passant par Montauban. Lesquels, après avoir refusé de valider, le 21 novembre, une telle configuration ont ouvertement tenté de récupérer la tête de liste et de replacer le PRG en deuxième position. En vain donc.

  • Une tête de liste mystère

Résultat, voilà les fédérations frondeuses revenues pratiquement au point de départ. Pour la simple et bonne raison, que si elles vont devoir s'accommoder d'une tête de liste PRG, elles ne connaissent toujours pas le nom de la candidate que choisiront les radicaux de gauche. Une situation plus que cocasse qui avait d'ailleurs largement contribué à mettre le feu aux poudres...

Conséquence de cette situation pas banale, la liste du grand Sud-Ouest sera la seule du Parti socialiste à ne pas être votée par les militants.  Elle sera directement ratifiée par la convention nationale du parti. Ce qui permettra non seulement d'éviter un nouveau camouflet mais en plus d'être dans les temps dans la mesure où cette convention se tiendra samedi à Paris.

Un rendez-vous que la fédération des Landes a d'ores et déjà décidé de boycotter. "La première rénovation d'un parti politique, c'est de respecter le vote des militants", assène Renaud Lagrave, le premier fédéral des Landes. Tout comme lui, son homologue de Dordogne Benoit Secrestat ne fera pas le déplacement à Paris sameid : "Je ne ferai pas de chantage à la mobilisation, mais je ne m'y rendrai pas. La convention nationale va ratifier une liste qui n'aura même pas été votée par les militants. On vient juste de passer sous silence le vote de 30 000 à 40 000 militants. Ce n'est pas acceptable."

  • Des concessions du PRG

Reste que, si la pilule est amère, les socialistes du Grand Sud-Ouest n'auraient pas tout perdu dans l'affaire. En effet, ils auraient obtenu du PRG qu'il renonce à présenter en tête de liste Béatrice Patrie, l'actuelle conseillère municipale de Bergerac, exclue du PS en 2012 et désormais membre des radicaux de gauche. "Oui, elle ne devrait pas être candidate, reconnaît Benoit Secrestat, mais il n'y a rien d'écrit sur ce point. Et pour moi, tant que ce ne sera pas écrit noir sur blanc, j'aurai un doute." Un doute d'autant plus légitime que, selon un cadre du PS, Jean-Michel Baylet n'apprécierait pas vraiment de ne pas avoir les coudées franches pour désigner sa tête de liste... 

Par ailleurs, au chapitre des concessions, le PRG se serait aussi engagé à ne pas présenter de listes au premier tour des municipales dans certaines villes du Grand Sud-Ouest notamment dans le Tarn-et-Garonne.

Conscient du malaise dans les fédérations, Harlem Désir, le patron du PS, devrait adresser aux militants du Grand Sud-Ouest une lettre leur rappelant les termes de cet accord avec le PRG.

À noter que dans ces négociations, la fédération de Gironde a sauvé la troisième place de Laurence Harribey, l'actuelle maire de Noillan, qui précédera donc le candidat socialiste de l'Aude, Eric Andrieu. Lequel, du haut de sa deuxième place et de son statut de député européen sortant, a obtenu en lot de consolation d'être... le porte-parole de la campagne.

Sud Ouest

Commentaires

Du grand n'importe quoi. Une fois de plus, les règles sont modifiées au bon vouloir des apparatchiks !!! A quoi ça sert d'être militant dans ces conditions?

Écrit par : lady gaga | jeudi, 05 décembre 2013

"puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple!"
Au PS, c'est pareil, si les militants ne votent pas comme Solferino, on leur supprime le droit de vote..........dans l' Hérault, on a l'habitude......mais restera t il des militants?

Écrit par : Bertold Brecht | vendredi, 06 décembre 2013

Les commentaires sont fermés.