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dimanche, 22 septembre 2013

François Fillon ou le syndrôme « Depardieu »

 

fillonpoutineL’ancien Premier ministre a rompu avec une tradition qui veut que l’on ne critique pas la France depuis l’étranger. Invité à un colloque pérorant à côté de Vladimir Poutine visiblement ravi, M. Fillon aurait-il choisi entre François Hollande et Vladimir Poutine le plus sectaire ?

Il est vrai que le candidat à l’élection présidentielle pour l’UMP se déclare l’ami de Poutine. Lui qui, avant les vacances, avait tenu à rencontrer le Hezbollah au Liban, et nous avait asséné une leçon géopolitique majeure déclarant qu’en Syrie il n’y avait pas « les gentils d’un côté et les méchants de l’autre ». On est toujours pas revenu de la profondeur de l’analyse. François Fillon fait donc la leçon à la France. Il eu été nécessaire d’impliquer la Russie dans la solution diplomatique du conflit Syrien. Le député de Paris oublie de dire que la France a proposé plusieurs résolutions au Conseil de Sécurité que la Russie a refusé protégeant le dictateur sanguinaire Bachar-El-Assad. Il aura fallu la menace d’intervenir sans les Nations Unies pour que Poutine bouge de peur que son allié tombe et que son droit de véto aux Nations Unies soit obsolète. Mais tout le monde a compris que François Fillon critique tout autant François Hollande / Laurent Fabius que Nicolas Sarkozy / Alain Juppé qui avaient emprunté la même voie. Comme quoi on peut prendre de la hauteur tout en restant politicien. Fillon marginalisé dans sa formation politique a été touché par le syndrôme « Depardieu », demander l’asile à Poutine pour faire parler de lui. Et si il était un jour Président, n’en déplaise à Dieu, Poutine lui rappellerait cette génuflexion devant la diplomatie russe.

J C Cambadélis

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