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samedi, 03 août 2013

Comment la droitosphère crée une sale rumeur

 

 

Les vacances de Valérie Trierweiler ont emballé la droitosphère. Parce que la compagne de François Hollande est partie avec ses enfants passer quelques jours en Grèce, dans un hôtel cinq étoiles, certains militants hostiles, ici et là, tentent désespérément de lancer un feuilleton assez misérable.

 

Une semaine après la révélation par la Cour des comptes du coût hallucinant du site de Carla Bruni quand elle était à l’Élysée aux côtés de Nicolas Sarkozy, les vacances de luxe en Grèce de Valérie Trierweiler offraient l'occasion d'allumer un contre-feu de première envergure.

 

On connait le procédé : on enflamme Twitter et les réseaux sociaux en alimentant l'usine à polémiques, et l'on attend que la presse traditionnelle, écrite et/ou audiovisuelle, s'empare du sujet : "Les vacances de luxe de Valérie Trierweiler enflamment le net", reprenant les éléments de langage utilisés par les militants hostiles.

 

Ajoutez un bon petit papier people dans "Closer" pour démarrer la mécanique, et vous tenez tous les ingrédients pour alimenter votre machine à rumeurs. C'est vieux comme internet, mais ça marche toujours.

 

Nous allons donc ici démonter, avec un certains plaisir, cette machine à rumeurs.

 

Des vacances payées de sa poche

 

L'un des militants les plus actifs sur la toile a fourni à l'ensemble de la cohorte les éléments destinés à démontrer que les vacances en Grèce de Valérie Trierweiler relèvent du scandale d’État.

 

Se fiant aux tarifs disponibles sur le site de l’hôtel où résident Valérie Trierweiler et ses enfants, le militant en question s'est livré au calcul suivant, largement repris sur la toile :

 

"Deux suites entre 719 et 811 euros la nuit et par suite, sur une durée hypothétique de 10 jours, ça nous fait la coquette somme de minimum 14.380 euros et maximum de 16.220 euros…"

 

Et le personnage de conclure en ces termes, histoire de bien lancer la machine à rumeurs :

 

"Dans cette affaire, l’histoire ne nous dit pas qui paie la facture…"

 

Le chroniqueur, qui est aussi journaliste, étonné tout à la fois par l'ampleur de la polémique naissante et par les chiffres annoncés, concevant avec difficulté que Valérie Trierweiler ait pu prendre le double risque de prendre des vacances top bling bling aux frais de l’État, s'est donc livré à une petite enquête toute simple, se renseignant et vérifiant les données à sa disposition.

 

Selon nos informations, Valérie Trierweiler a payé ses vacances de sa poche, profitant des soldes très avantageuses offertes par le site Voyage-privé.com. Elle s'est inscrite sur le site spécialisé, et, comme les deux millions de Français qui le visitent chaque mois, s'est mise en quête de la bonne affaire.

 

In fine, son choix s'est porté sur un hôtel cinq étoiles (ce qui dans le tourisme autour de la Méditerranée est la norme en matière d'hébergement offrant un minimum d'équipements) situé à Termisia, tout simplement parce que le rapport qualité/prix semblait intéressant.

 

Une haine farouche, passionnelle et déraisonnée

 

Sur le site Voyage-privé.com, les tarifs présentés sont les suivants : une offre (épuisée) à 8 jours et 7 nuits pour 674 euros, et une autre, toujours en vigueur à l'heure où ces lignes sont écrites pour 8 jours et 7 nuits à 599 euros. Bref, nous sommes bien loin des 16.000 euros annoncés par les plus décidés à faire de la non-affaire une affaire d’État.

 

Il se trouvera certainement de biens mauvais esprits décidés à pousser la malhonnêteté morale, intellectuelle et politique au paroxysme, pour juger que, quoi qu'il en soit, par principe, Valérie Trierweiler en prenant des vacances soldées payées sur ses deniers est nécessairement coupable de quelque chose, mais on ne peut plus rien pour ceux-là. Les autres, les honnêtes, les humbles et les bienveillants, conviendront qu'il n'y a pas là de quoi fouetter un chat, et ils passeront à autre chose.

 

Et voilà comment on démonte en deux temps et une (petite, restons modestes) enquête, un buzz alimenté par une machine à rumeurs agitée par des agités.

 

Reste la question, pendante depuis des mois : cette affaire qui n'en est pas une démontre, une fois de plus, qu'une certaine droite voue à Valérie Trierweiler une haine farouche, passionnelle et déraisonnée.

 

Par exemple, sitôt connu la présence en Grèce dans un hôtel de la compagne de François Hollande, certains se sont évertués à tenter d'accréditer l'idée, via des tweets ambigus, qu'elle s'esbaudissait également sur un yacht privé. Le pire, c'est que cela a fonctionné, des gogos reprenant l'information comme si elle était avérée.

 

Cette haine inextinguible laisse pantois. Comme le disait Mazarin, qui fut bien placé, en son temps, pour le constater durant la Fronde : "La bêtise est l'alliée naturelle de la haine." Pas mieux.

Bruno Roger Petit

 

Commentaires

Venant de bruno roger petit c'est pour le moins bizzare.
Maintenant je ne sais pas de qui il parle officiellement je ne connais pas cette personne.
De toute façon quand on est issu du sérail de la Banque, l'argent n'est pas le problème,comprenne qui voudra.

Écrit par : MOI | samedi, 03 août 2013

Et vous au parti socialiste n'en faites-vous pas de même, combien de fois durant le mandat de Nicolas SARKOSY les médias de Gauche ont-ils sali et traîné dans la boue le Président de la République?
Jusque là, avant lui, personne n'avait subi autant d'irrespect et d'injures que lui, on appelle cela le retour d'ascenseur ou le retour de bâton. Chacun son tour pourrait-on dire maintenant en évitant de se plaindre telle une femme battue!

Écrit par : Michel Garcia | lundi, 05 août 2013

Les commentaires sont fermés.