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vendredi, 02 août 2013

Au secours, elle revient!

 

    • La première quinzaine de juillet 2013 aura été marquée par l’arrivée d’un nouveau président au MEDEF, Pierre Gattaz. Il se présente comme un « président de combat » à la fois pour défendre les entreprises ce qui est normal mais aussi pour s’opposer au gouvernement ce qui l’est moins même s’il a adouci son propos depuis qu’il a pris son poste. Elle a aussi été la quinzaine qui voit le retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale autant que dans les coulisses de l’UMP. Il a été choqué par la décision du Conseil constitutionnel de ne pas valider son compte de campagne de 2012. Mais la commission de contrôle de ces comptes l’avait déjà fait. C’est lui qui a fait appel au Conseil dont il est membre et dont plusieurs de ses membres sont issus des anciens partis RPR et UDF, fondus dans l’UMP. Il avait donc confiance dans cette institution. Sinon pourquoi faire appel à elle ? Et s’il y a bien quelqu’un qui doit être parfait dans le respect des lois et règlements, c’est bien le Président de la République. Le moindre contribuable en sait quelque chose ! La solution est simple pour l’avenir : plutôt que d’augmenter le plafond des dépenses, il vaut mieux que chaque candidat en réduise le montant.

      Mais cette quinzaine voit aussi  le retour discret d’un homme d’influence, tapi dans l’ombre : Denis Kessler, patron du réassureur SCOR, ami du nouveau patron du MEDEF et partisan de l’ancien Président en 2007. Il faut se souvenir de ce qu’il écrivait le 4 octobre 2007 dans la revue « Challenges » dont il est devenu l’éditorialiste : « La liste des réformes à faire ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

      On ne saurait être plus franc et plus clair. On est donc prévenu !

      Bernard Poignant

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