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jeudi, 18 juillet 2013

Municipales 2014 à Béziers : le PS va “vendre” ses primaires

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Pour faire de ce scrutin un succès, les socialistes vont le médiatiser. Hussein Bourgi, secrétaire fédéral, s'en explique.

À l’automne 2011, pour désigner le candidat socialiste qui allait défier Nicolas Sarkozy quelques mois plus tard lors de l’élection présidentielle, un peu moins de 2 000 Biterrois (1 958 exactement) s’étaient déplacés aux urnes, le jour du premier tour de la primaire citoyenne ouverte. Soit un peu plus de 4 % du corps électoral sur la ville.

À l’heure de mettre en place le même processus pour choisir l’homme ou la femme qui portera les couleurs du Parti socialiste lors des prochaines élections municipales à Béziers face à Élie Aboud, Robert Ménard ou Aimé Couquet, les socialistes se savent confrontés à un enjeu de taille. Pour placer son candidat dans une dynamique similaire à celle qui a porté François Hollande à l’Élysée, le PS devra réunir un nombre certain d’électeurs. "C’est effectivement l’une de nos priorités", confirme Hussein Bourgi.

Atteindre les 1 200 votants... au moins

Le premier secrétaire fédéral, grand ordonnateur de ses primaires, n’a pourtant pas fixé de seuil à atteindre. Quoi que... "Avec trois candidats issus du PS et soumis à la règle des 400 parrainages, nous pouvons raisonnablement espérer atteindre les 1 200 votants. Ce sera la fourchette basse. Et si l’on peut faire au moins aussi bien que pour la primaire présidentielle, ce sera pas mal", glisse-t-il.

Entre 1 200 et 2 000 électeurs, voilà l’objectif fixé par le PS. Ce qui peut paraître compliqué, au regard de la forte médiatisation nationale qui avait entouré la primaire de 2011, quand quatre villes seulement seront impliquées cette année (Marseille, Aix-en-Provence et Le Havre, en plus de Béziers). Sans parler d’un contexte politique nettement plus favorable à l’époque.

"Les bases d’une stratégie de communication ont déjà été établies, nuance Hussein Bourgi. Il y aura en effet une campagne de publicité nationale, en plus d’un site internet* dédié aux primaires. Puis, localement, nous allons aussi prévoir un travail en télévision, radio ou presse écrite".

Organiser des débats dans les médias

Plusieurs médias (Midi Libre, L’Hérault du jour, France 3, TV Sud, Radio Peinard Skyrock, France Bleu Hérault) vont ainsi être sollicités, notamment pour organiser des débats. "Si possible, plusieurs rencontres, pendant la campagne, sur des thématiques précises et, bien sûr, sur des compétences municipales. Le but étant de rendre le débat attractif et susciter un engouement chez les électeurs", poursuit Hussein Bourgi.

Le premier secrétaire fédéral aura aussi pour mission de veiller au bon déroulement de ces débats. Ils devront rester courtois et ne pas dépasser la confrontation d’idées. Pas facile dans un PS Biterrois où l’on a déjà sorti les couteaux par le passé.

"La haute autorité des primaires, que présidera Jean-Pierre Mignard comme en 2011, sera chargée de garantir la sérénité des débats. Elle pourra, le cas échéant, sanctionner un candidat en cas de dérapage. Cela dit, par rapport aux trois autres scrutins qui s’avèrent déjà très conflictuels, tout se passe bien à Béziers", assure encore le “premier fédéral”.

Sortir du débat "socialo-socialiste" 

Celui-ci voit dans le processus de Béziers un autre avantage par rapport aux trois autres. Il est le seul qui confrontera un parti ami, en l’occurrence Europe Écologie Les Verts, au PS. "Cela nous sortira du débat socialo-socialiste et du conflit de personne. Tout est réuni pour que ces primaires soient une réussite".

Le candidat désigné, qui partira en campagne avec un temps de retard sur ses adversaires, aura bien besoin de ça.

 
SANS LE PRG, ILS SERONT FINALEMENT QUATRE

 

C’est aujourd’hui, jeudi, que la décision sera officialisée. Mercredi soir, le premier intéressé, Roger Toulza, qui fait acte de candidature depuis de nombreuses semaines, n’était d’ailleurs pas au fait de la décision de son parti. Mais selon nos informations, le Parti radical de gauche a décidé de ne pas prendre part à ces primaires biterroises. Restant dans la droite ligne fixée par la fédération héraultaise : laisser le PS choisir son candidat, puis négocier une place dans la liste.

Johannin a confirmé

Sans le PRG, ils devraient donc être quatre sur la ligne de départ, puisque l’écologiste Guilhem Johannin a en revanche confirmé sa candidature la semaine dernière. Et que trois socialistes (Jean-Michel du Plaa, Pierre Callamand, Karine Chevalier) sont actuellement à la chasse aux 400 parrainages nécessaires pour valider leur candidature.

Pour les trois, malgré un début de “campagne” un peu poussif, l’opération devrait s’avérer fructueuse. "Je crois savoir que cela a été un peu compliqué la première semaine, car c’est forcément quelque chose de nouveau. Mais ils ont maintenant trouvé leur rythme et cela devrait passer", avance Hussein Bourgi.

Jusqu'au 26 juillet pour avoir les 400 parrainages

Les trois candidats à la candidature ont jusqu’au 26 juillet pour apporter leurs 400 parrainages. La haute autorité les validera, en vérifiant les numéros d’électeurs, mais aussi en appelant 100 parrains, pour chaque impétrant, afin de vérifier le bon ordre de l’opération. Histoire de crédibiliser un peu plus ces primaires.

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