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mardi, 23 avril 2013

Karine Chevalier "partagée sur les primaires"

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L'élue régionale, secrétaire de section Béziers 3, est l'une des rares leaders à préférer un vote interne.

Les militants socialistes vont être consultés sur le mode de désignation du candidat aux municipales. Vous êtes l’une des rares à ne pas vouloir de primaires citoyennes. Pourquoi ?

Je me demande en fait si c’est vraiment la bonne solution. La circulaire de Solferino qui régit ce processus évoque l’organisation de primaires dans les villes de plus de 100 000 habitants où le maire sortant n’est pas socialiste. On pouvait donc s’en tenir au processus interne classique.

Les autres sections ont déjà réalisé un vote interne. Qu’en pensent les militants de la section 3 ?

Nous n’avons pas voté, mais nous avons eu un débat et j’ai rédigé une note de synthèse à destination du premier fédéral, Hussein Bourgi, qui montre que les avis sont partagés. La consultation du 28 mai confirmera certainement que c’est ainsi pour tous les militants. Vous savez, une section n’est pas monolithique.

Qu’est-ce que vous craignez dans des primaires éventuelles ?

Qu’il n’y ait pas le même enthousiasme que lors de la primaire pour la présidentielle. Il n’y aura pas le même battage médiatique. Et Terra Nova (cercle de réflexion progressiste, NDLR) a bien établi que, sur un électorat faible, le résultat peut être troublé par différents groupes d’intérêt. Il y a le contexte politique, aussi, qui ne vous est pas favorable...

D’ici-là, il peut se passer beaucoup de choses. Et puis, il faut déconnecter les municipales de l’enjeu local. Là, ce qui compte, c’est Béziers, Béziers et rien que Béziers. Et il y a urgence.

Sur TV Sud, vous avez sous-entendu votre intérêt pour une candidature. En cas de primaire aussi ?

Tout dépendra des règles qui seront édictées. Éventuellement. En tout cas, je veux jouer un rôle. Je suis Biterroise et, quand je vois ma ville, ce qu’elle est devenue, c’est un crève-cœur. Il faut rendre leur fierté aux habitants.

Les dernières élections ont montré que les socialistes biterrois ne partent pas toujours unis. Et là ?

Au regard de l’enjeu, les choses se feront naturellement. Il y a un corpus commun malgré tout. Une fois que la tête de liste sera désignée, on s’attellera au projet global.

Vous avez digéré le fait de ne pas avoir été désignée candidate pour les législatives ?

Oui... Il faut savoir tourner la page.

Le fait d’être élue régionale, ça peut vous rendre plus légitime ?

Bien sûr. Regardez le lycée. S’il se construit à Sérignan, c’est parce qu’il y a eu un blocus de la ville. Il y a une volonté politique qui engendre une disette de crédits régionaux.

À propos du conseil régional, quid du travail entamé par votre collègue Agnès Jullian pour les municipales ?

Toutes les bonnes volontés seront accueillies, tant que l’objectif est de rebâtir la ville.

Cela passe par quoi ?

À mes yeux, sur deux points essentiels. Il faut d’abord un projet global pour relancer l’attractivité de la ville, pour le tourisme comme l’industrie. Puis un travail sur l’éducation et la formation. Le Biterrois est l’un des trous noirs de la région en matière de qualification.

Est-ce vrai que le premier fédéral vous a tiré les oreilles pour vos articles publiés sur les blogs ?

Le site en question, c’est le blog libre des socialistes biterrois. Nous l’avons ouvert à une dizaine de personnes pour proposer plus souvent des points de vue, une réflexion sur l’actualité. Cela draine du monde, mais je ne suis pas responsable de tout. Et puis, la liberté ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas.

 
Ludovic Trabuchet
Midi-Libre

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