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samedi, 30 mars 2013

Un langage de vérité et d'espoir

 

L’explosion de la finance internationale s’est produite en 2008. Depuis le mois de juillet de cette année-là, le chômage n’a cessé d’augmenter. La violence de cette crise économique impose des traitements qui n’agiront que sur la durée. La brutalité de ses dégâts sociaux commande de refuser toute austérité pour ne pas compromettre le retour de la croissance.

 

Ce contexte, le président de la République ne l’a pas choisi, et ceux qui à droite lui reprochent ce matin des réponses insuffisantes devraient avoir l’honnêteté de reconnaître qu’on ne répare pas en dix mois ce qui a été abîmé pendant dix ans.

 

Il n’existe pas d’autre voie que celle qu’a choisie François Hollande, dont il a à nouveau précisé l’esprit hier soir : le redressement de nos finances publiques, la réduction des dépenses de l’Etat, car le désendettement est la condition de notre indépendance économique. Il se fera sans injustices : lesgrandes entreprises seront bien assujetties à une contribution de 75% sur les salaires supérieurs à un million d’euros ; mais pour les particuliers, il n’y aura pas de nouvelle taxe ni de hausse de fiscalité en 2013 et 2014.

 

Car l’exigence d’une gestion rigoureuse n’empêche ni de mener la bataille pour l’emploi et le pouvoir d’achat, ni de développer des dispositifs pour favoriser l’investissement. Pour l’emploi, les contrats d’avenir pour les jeunes de moins de 26 ans et les contrats de génération sont en train de se déployer. Les 35 mesures du pacte de compétitivité, la Banque publique d’investissement, sont en place. Des mesures de soutien à l’artisanat, et notamment aux secteurs du bâtiment et du logement, viennent d’être prises.  L’Assemblée nationale votera la semaine prochaine la loi de sécurisation de l’emploi. Le chef de l’Etat a annoncé de nouvelles avancées pour le pouvoir d’achat, comme la possibilité pour les salariés dedébloquer immédiatement les montants des accords de participation aux bénéfices de leurs entreprises, qui concerne potentiellement 4 millions de Français.

 

Enfin, François Hollande a réaffirmé son opposition à l’austérité que l’Europe, sous la pression des conservateurs, voudrait infliger aux peuples, contre leur intérêt et au mépris de leur volonté. Il poursuit donc son combat européen, qui n’est pas facile, mais s’est déjà traduit par le pacte de croissance et par la taxation des transactions financières.

 

Le retour de la croissance ne se fait pas comme on remet à l’heure les aiguilles d’une pendule. Le temps politique, surtout en période de crise, est long, au risque d’un décalage, qui existe aujourd’hui, avec les attentes et les urgences du pays. En parlant lucidement des difficultés et en expliquant les raisons d’espérer, le président assume ces contraintes et nous invite à la confiance. Nous la lui accordons.

Bernard Roman

Commentaires

On se demande bien jusque a quand on peut faire confiance a une personne qui ne pensait pas que la crise allé durer aussi longtemps.
Pas besoin d'étre un grand économiste pourtant.
L'idolatrie du chef est malsaine, pour moi c'est une erreur de casting ou alors une énigme.
A moins que ce ne soit de la roublardise.
Cherchez la réponse.

Écrit par : MOI | samedi, 30 mars 2013

"La violence de la crise économique" pourquoi ne pas écrire la violence des "marchès de la finance" comme l'employait François Hollande quand il était candidat. C'est à ce niveau là qu'il faut s'attaquer plutôt que d'aller puiser dans la poche du petit et moyen contribuable. Et ne parlons pas de ce fameux impôts à 75% qui en fait ne représente rien sinon qu'a permettre à la droite et ses affidés de crier "au voleur !" Ils en rigolent encore.

Écrit par : besièrs | samedi, 30 mars 2013

Il est bien loin le discours du Bourget ! Entre Flamby et Pépère, il y a eu le 6 mai.

Écrit par : Bob | samedi, 30 mars 2013

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