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samedi, 01 décembre 2012

Sur le front de l'emploi

 

 

 

Pour le 18ème mois consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en octobre. A ce stade, la dégradation des chiffres semble inéluctable : le chômage vient de loin, il provient de la dégradation de la compétitivité de notre pays et de la quasi récession qui en résulte : nous comptons un million de chômeurs de plus qu’il y a 5 ans. La crise est générale : la croissance reste faible à l’échelle mondiale et la récession menace plusieurs pays d’Europe. La pauvreté se répand dans les villes et le chômage dans les familles. Des sites industriels ferment. Ce constat fait froid dans le dos.

Les jeunes sont les plus injustement frappés et c’est pourquoi François Hollande a fait de la jeunesse la priorité absolue de son quinquennat. D’ici la fin de l’année 2014, 150 000 emplois d’avenir seront créés. Par ailleurs, le Conseil des ministres adoptera dans dix jours le projet de loi sur les contrats de génération, qui permettront à la fois de maintenir un senior à son poste et d’intégrer un jeune sur le marché du travail. Le parlement le votera en janvier.

Le chômage est la conséquence d’un mal qui mine notre économie, ce décrochage industriel que le rapport Gallois a révélé et qui a conduit le gouvernement à présenter immédiatement les 36 mesures du pacte de compétitivité.

Hier, l’Assemblée nationale examinait en commission des finances l’un des points-clés de ce dispositif, le crédit d’impôt. Il sera voté la semaine prochaine. Dès le 1er janvier 2013, les entreprises pourront ainsi anticiper, investir et embaucher. Ce mécanisme a été choisi car il est plus efficace qu’une simple baisse des charges et davantage créateur d’emplois. Dès la première année, le coût du travail sera réduit de 4%, taux porté à 6% l’année suivante. 85% des emplois salariés seront concernés, et en particulier 83% des emplois de l’industrie.

Ce crédit d’impôt, simple et massif, sera utilisé conformément aux priorités annoncées de relance de l’économie. En d’autres termes, il n’a pas pour vocation d’augmenter la distribution de dividendes ou les salaires des dirigeants, mais defavoriser l’investissement dans l’emploi.

Bernard Roman

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