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mardi, 06 novembre 2012

Compétitivité ! A quel prix ?

Le débat de la semaine à venir sera centré sur le rapport Gallois, la compétitivité, les décisions du Gouvernement... A la veille de ce tourbillon médiatique, où tous auront à la bouche le modèle allemand, la compétitivité-coût, la performance industrielle, la place de la France dans le monde... il peut être opportun de revenir à quelques idées simples : - La France reste la cinquième puissance économique du monde. Elle garde quelques atouts forts : quelques industries performantes (l'aéronautique, le luxe...), des universités et des chercheurs de pointe, une épargne abondante... - La droite a géré ce pays depuis 10 ans sans interruption. Durant cette période, les industries de base ont perdu des parts de marché énormes, le commerce extérieur a atteint un déficit record. - L'Allemagne fait figure de bon élève de l'Europe, après avoir réduit ses salaires, créé plus de travailleurs pauvres, imposé à ses partenaires européens des cures d'austérité pour payer sa croissance. A ces discours qui ne font que vanter la performance économique des pays, il faut opposer un discours de vérité simple et réaliste : Autant que le classement de notre pays dans le palmarès économique mondial, il importe de rechercher la meilleure condition de ses habitants. A quoi sert une industrie performante si ce n'est à fournir travail, salaire et progrès social à ceux qui en sont les acteurs ? On m'opposera que le meilleur moyen de partager de la richesse est d'en produire davantage. Sauf que celle existant aujourd'hui n'a jamais été aussi mal partagée : entre salariés et actionnaires comme entre salariés eux-mêmes, jamais la répartition de la valeur ajoutée produite n'a été aussi inégalitaire ! Bien sûr que l'objectif reste de faire de notre pays une puissance industrielle. Mais s'il faut pour cela réduire les salaires, augmenter les prix, renoncer à la protection sociale, pendant que les richesse produites se concentrent entre les mains de quelques privilégiés, il vaut mieux y réfléchir à deux fois. Christian Eckert

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La réponse aux interrogations de Christian Eckert dans ce même journal :


Rapport Gallois : le gouvernement "reprend la quasi-totalité des préconisations"
AFP
06/11/2012, 11 h 53 | Mis à jour le 06/11/2012, 14 h 02
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M. Ayrault a précisé que les ministres qu'il avait réunis à trois reprises ces dernières semaines sur cette question, avaient "approuvé ce matin" ces mesures lors d'un séminaire gouvernemental. (AFP / THIBAULT CAMUS)
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi que le "pacte de compétitivité" du gouvernement "reprend la quasi-totalité des préconisations" du rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises qui lui a été remis la veille et qui en compte 22.

M. Ayrault a précisé que les ministres qu'il avait réunis à trois reprises ces dernières semaines sur cette question, avaient "approuvé ce matin" ces mesures lors d'un séminaire gouvernemental.

Le gouvernement va dégager 20 milliards d'euros pour relancer la compétitivité des entreprises sous la forme d'un crédit d'impôts qui sera financé pour moitié par des efforts supplémentaires sur la réduction des dépenses publiques, a annoncé Matignon mardi.

L'autre moitié sera financée par une réforme de la TVA. Le crédit d'impôts grèvera le budget 2014 puisque les entreprises l'obtiendront cette année-là sur leur exercice 2013, et les économies budgétaires seront également réalisées en 2014 et 2015, précisent les services du Premier ministre au lendemain de la remise du rapport de Louis Gallois.

Louis Gallois a réagi à l'annonce du gouvernement. Il a estimé que "le gouvernement a pris la mesure du problème" de compétitivité en France. Il a déclaré à l'AFP que la principale mesure de 20 milliards d'euros de crédit d'impôts était "au moins aussi favorable sinon plus" pour les entreprises que l'abaissement des cotisations patronales du même montant qu'il préconisait dans son rapport remis lundi.

Jean-Marc Ayrault a fixé mardi un objectif de 500.000 apprentis en France pour offrir aux jeunes "des formations tournées vers l'emploi et l'avenir", en présentant le "pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi". "Nous devons offrir aux jeunes et aux salariés des formations tournées vers l'emploi et l'avenir. Le système éducatif doit former plus de jeunes qualifiés pour les besoins de notre économie à horizon de dix ans. Le Pacte comporte plusieurs mesures en la matière (...) Et nous porterons à 500.000 le nombre d'apprentis", a déclaré le Premier ministre depuis Matignon

Écrit par : Christian Bon | mardi, 06 novembre 2012

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