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jeudi, 09 août 2012

Des réponses de gauche à la crise

 

 

Mardi dernier, la réunion hebdomadaire du groupe socialiste accueillait Pierre Moscovici pour un échange sur la situation et les perspectives de l’économie française.  Le ministre de l’économie et des finances considère que nous sortons du « temps de l’héritage, du colmatage », qui a contraint le gouvernement à affronter dans l’urgence une situation économique très dégradée –un déficit public de 5,2% en 2011-  ainsi que les plans sociaux qui avaient été repoussés après l’élection, comme celui de PSA.

Désormais, selon Pierre Moscovici, « le temps de la construction » est venu, avec comme feuille de route le programme présidentiel, dont il assure qu’il sera appliqué sans abandons ni reculs.

Assumant sereinement  un sérieux budgétaire  indispensable à l’assainissement de nos finances publiques, mais qui ne se confond pas avec une austérité contre-productive, il confirme que les politiques structurelles qui seront lancées à la rentrée seront marquées du sceau de la justice sociale. Le collectif budgétaire a donné le ton, mettant  à contribution les Français les plus riches. C’est la voie de l’effort juste, définie par François Hollande afin d’ouvrir ces deux perspectives indissociables l’une de l’autre que sont le redressement et la redistribution.

En d’autres termes, la maîtrise de notre destinée économique suppose de dégager des marges de manœuvre. A partir de ces principes auxquels le gouvernement est très attaché, quatre axes d’action sont annoncés. Le désendettement : il est impératif. La croissance : c’est l’absolue priorité, dans l’esprit du pacte de croissance européen. La justice sociale pour les Français : le ministre promet des initiatives fortes en faveur du pouvoir d’achat, en matière de logement, d’énergie, d’emploi. Enfin, la compétitivité pour nos entreprises : des mesures seront décidées afin d’améliorer le financement de l’économie, grâce à la Banque publique d’investissement, à  la réforme de l’épargne réglementée et du secteur bancaire, et en favorisant l’accès des PME au crédit. La volonté du gouvernement est de suivre, malgré les difficultés et la crise, un chemin clairement à gauche.

Bernard Roman

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