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mercredi, 23 mai 2012

Comment Martine Aubry a retiré son investiture à René Dosière


Candidat aux législatives, le PS m’a retiré son investiture pour l’accorder à mon concurrent d’il y a 5 ans, Fawaz Karimet. Cette décision particulièrement injuste mérite quelques explications.

En effet, initialement le PS avait accepté de m’investir, au titre des partenaires : j’ai siégé pendant cinq ans comme apparenté au groupe parlementaire PS en respectant la discipline de vote sur tous les textes.

En fin d’année 2011, avant le conseil national consacré aux investitures, une difficulté surgit : le secrétariat national demande à F. Karimet d’être mon suppléant. Comme on ne m’en avait pas parlé alors que j’ai annoncé publiquement le nom de mon actuel suppléant, une certaine confusion est entretenue par les socialistes locaux.

Pendant quelques semaines, la désignation est donc « gelée ».

En janvier 2012, une réunion se tient au siège du Parti à Paris, entre les intéressés, avec le 1er secrétaire fédéral de l’Aisne et le secrétaire national aux élections. Je relève que pour discuter avec le 1er fédéral de l’Aisne, il est nécessaire d’aller à Paris.

A l’issue de cet entretien, et après discussion avec mes amis de l’association « Le cœur à Gauche », je rencontre dans mon bureau, F. Karimet à qui j’expose les motifs qui m’empêchent d’accepter cette suppléance :

1.      Pendant cinq ans j’ai travaillé en confiance et amitié avec mon suppléant J.M. Wattier par ailleurs président des élus socialistes et républicains de l’Aisne. Mon éthique politique me conduit à le conserver

2.      J Michel est maire d’une petite commune rurale, contrairement à F. Karimet Laonnois, comme moi alors que la circonscription comprend 80% d’électeurs en milieu rural

3.      Pendant cinq ans, je n’ai eu aucun contact avec ce qui subsiste de la section socialiste de Laon (dont fait partie Karimet) qui ignore manifestement l’existence d’un député apparenté PS. Je relève qu’à l’occasion des élections municipales de 2008, le comportement des socialistes locaux a été tel que le maire de droite de Laon a été réélu au 1ertour ! et quelques mois plus tard s’est fait élire sénateur !

Je communique, début février, ces explications au secrétariat national en m’étonnant, en outre, d’être le seul candidat titulaire à qui l’on veut imposer son suppléant ; dans les quatre autres circonscriptions, les titulaires ont choisi librement leur suppléant.

Je n’aurai plus aucune nouvelle sur cette question avant le 9 mai. Ce jour-là, à l’occasion d’une réunion du groupe parlementaire, Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, m’indique confidentiellement que je vais obtenir l’investiture. Deux jours plus tard, le bureau fédéral de l’Aisne se réunissant pour préparer les élections, Christophe Borgel confirme au téléphone au secrétaire fédéral aux élections que je suis investi dans la 1ère circonscription.

Le lendemain ce dernier m’en informe

En conséquence, je prépare mon matériel électoral et dépose mercredi 16 mai en fin de matinée ma candidature. L’après-midi, le 1er secrétaire fédéral m’informe que le secrétariat national a investi Fawaz Karimet et qu’il va rendre cette investiture publique dans un communiqué de presse.

Pour le moins surpris de cette volte-face, j’essaie, en vain, de joindre Christophe Borgel. . Quatre messages sont laissés sur son portable pendant les 24 heures qui suivent. Aucune réponse n’a lieu.

J’informe le Premier ministre qui me répond qu’il va évoquer cette question avec la 1ère secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry.

Tels sont les faits. Je ne dispose à cette heure (dimanche 20 mai à 18h) d’aucune explication.

Je trouve simplement lamentable d’être traité avec aussi peu de respect humain par le PS alors que j’ai contribué pendant cinq ans et spécialement durant la campagne présidentielle avec la publication de mon livre, à la défaite de N. Sarkozy.

Mais ce comportement bureaucratique et incompréhensible ne saurait diminuer ma détermination à poursuivre mon combat pour la moralisation de la vie politique.

Je note avec satisfaction, qu’après les efforts de transparence réalisés dans le budget de l’Elysée, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault met en avant la sobriété du train de vie et le devoir d’exemplarité pour les ministres. Ce qui n’est qu’un début, continuons le combat (slogan de mai 68).

René Dosière

René Dosière est le député qui a enquêté méticuleusement sur les comptes de l'Elysée. C'est un député particulièrement actif à l'Assemblée nationale, chantre de la moralisatioon de vie publique

Commentaires

Normal, un spécialiste de l'Elysée, avec Sarko, ça passait, avec Hollande il aurait été gênant.

Écrit par : Christian Bon | mercredi, 23 mai 2012

Association " le coeur à gauche mais.....le portefeuille à droite !

Écrit par : Robert le diable | mercredi, 23 mai 2012

c'est bien vrai madame chevallier tente de rivaliser avec martine aubry nous sommes en plein délire. Madame aubry a un bilan mais vous madame chevallier bientôt l'ump et le fn vous remercierons pour votre collaboration . vous n'êtes pas une socialiste

Écrit par : militant ps | mercredi, 23 mai 2012

On parle des luttes picrocholines à l'intérieur du PS, mais quid de François Hollande qui est en train de mettre le pays à genoux par son attitude irresponsable avec l'Allemagne.
Imaginons la situation inverse ou l'Allemagne demanderait à la France de mutualiser ses dettes et aux français de payer... François Hollande, en bon socialiste sera le président des pays pauvres et en bon socialiste il va pratiquer le nivellement par le bas.
On l'avait dit, mais on n'imaginais pas que ça commencerait si vite.
Alors, Chevalier, Roqué, Brutus et les autres... tout ça c'est de la roupie de sansonnet

Écrit par : Christian Bon | jeudi, 24 mai 2012

La guerre des chefs bat son plein à l'UMP



François Fillon a parlé d'«hypocrisie», ce jeudi sur RTL, après la réaction de Jean-François Copé à ses propos sur une UMP privée de leader naturel par le départ de Nicolas Sarkozy.
François Fillon a parlé d'«hypocrisie», ce jeudi sur RTL, après la réaction de Jean-François Copé à ses propos sur une UMP privée de leader naturel par le départ de Nicolas Sarkozy. | AFP/JEAN-PIERRE MULLER
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«Chez nous, c'est massacre à la tronçonneuse.» En janvier dernier, Jean-François Copé pensait à François Hollande en prononçant ces mots en petit comité, à une réunion à huis clos du bureau politique.

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Cinq mois plus tard, la formule sonne différemment. En déclarant dans une interview au «Figaro magazine» qu'il n'y avait plus de leader naturel au sein de l'ex-majorité depuis le départ de Nicolas Sarkozy, François Fillon a déclenché les hostilités. Et ouvert la guerre pour le leadership de l'UMP. «Ne pariez pas sur la guerre des chefs, vous allez perdre», lançait Xavier Bertrand au soir du second tour de la présidentielle. Rien n'est désormais moins sûr. Ce jeudi matin François Fillon, Jean-François Copé et Rachida Dati se sont succédés respectivement aux micros de RTL, Europe 1 et BFM TV. Et l'ambiance était fraîche.

Fillon : «Quelle hypocrisie»

«Quelle hypocrisie, enfin! C'est une évidence que le départ de Nicolas Sarkozy laisse l'UMP sans leader naturel. Il y a un vide depuis son départ que personne ne peut nier. Je n'ai fait que constater une évidence.» Fermez le ban. Au micro de RTL, ce jeudi matin, François Fillon n'a en rien renié ses déclarations au «Figaro magazine» et a paru s'étonner des réactions dans l'entourage du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

L'ancien Premier ministre a néanmoins tenu à souligner qu'«il n'y a pas de guerre». Mais il ne s'est pas privé d'envoyer une pique : «Si on a décidé de mener cette campagne de façon collective, c'est bien parce qu'il y a un vide créé par le départ de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé ne peut pas prétendre être le leader de cette formation politique sans qu'il y ait eu un débat démocratique, sans que les militants se soient prononcés.» S'il ne se déclare pas officiellement candidat à la présidence de l'UMP, il fait comprendre qu'il faudra compter avec lui : «Personne ne peut imaginer que je ne participe pas de façon active à ce débat.»

Copé : «Soyons vigilants face aux folies de la gauche»

«Soyons rassemblés, soyons vigilants face aux folies de la gauche et constructifs surtout», a répliqué, quelques minutes plus tard, Jean-François Copé sur Europe 1. Le débit plus rapide et le ton plus vif que d'ordinaire, il a appelé au «rassemblement» et gardé l'oeil rivé sur les législatives : «Nous sommes dans la campagne législative. Je fais campagne avec les militants, les sympathisants, tous nos amis responsables, tous nos candidats, je fais campagne matin, midi et soir pour les législatives.»

Questionné sur l'«hypocrisie» dénoncée par Fillon, le député-maire de Meaux s'est contenté de se présenter en «garant de la liberté d'expression de chacun», assurant ne pas croire que ces propos s'adressaient à lui. «Moi les miens sont des mots, pour ce qui concerne mes amis et notre famille politique, qui sont tous des mots positifs et des mots de rassemblement. J'y travaille depuis la première minute», a-t-il cependant insisté. Evoquant le rassemblement en vue des législatives, le député-maire de Meaux décoche tout de même une flèche: «C'est collégial. Je l'ai proposé. On aurait toujours eu des gens pour revendiquer des plumes sur leur chapeau, c'est pas mon genre.»

Dati traite Fillon de «mal élevé»

Rachida Dati, elle, y est par contre allée au canon contre l'ancien Premier ministre. En rivalité avec celui-ci depuis qu'il a décidé de se présenter aux législatives à Paris, dans la circonscription qu'elle convoitait, la maire du VIIe arrondissement de la capitale n'a pas mâché ses mots : «Désagréable», «déloyal», «mal élevé», «ingrat». Rien de moins. «Je trouve que c'est très désagréable et très déloyal vis-à-vis de Jean-François Copé, a-t-elle lancé au micro de RMC/BFM TV. C'est aussi ingrat vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy l’a fait ce qu’il est aujourd’hui. Je trouve pas ça très chic.» Et de lâcher un cinglant : «On dit à nos enfants, il faut être bien élevé, bien éduqué...»

Celle qui a été sa ministre de la Justice poursuit sa charge : «Moi j'aime les gens qui sont courageux, qui sont élégants.» Et de théoriser: « Comme il présente bien, on a l’impression que finalement il ne fait jamais les choses pas bien. Mais il n’a eu de cesse de créer de la division, puis après gentiment il appelle à l’union et au rassemblement.»

Débré : «J'ai dit à Fillon : François, il faut fermer sa gueule.»

La candidat UMP, Bernard Debré, qui a récemment eu maille à partir avec Rachida Dati, a pour sa part appelé au cessez-le-feu sur Sud Radio : «Si on veut gagner, si on peut gagner c'est en étant uni. Je trouve qu'il est ridicule, lamentable et dangereux qu'il y ait ces bagarres au sein de l'UMP entre Copé et Fillon. Là ils nous gênent, ils nous embêtent.» La ligne de conduite à adopter, selon lui ? «J'ai dit à Fillon : François, il faut fermer sa gueule jusqu'au 17 au soir.»

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a pour sa part rappelé l'ex-Premier ministre à l'ordre. «Nous avons tous été exemplaires dans l'unité. C'était un devoir vis-à-vis des militants, des électeurs, de nos candidats aux législatives. Ce n'est pas le moment de mettre un coup de canif dans cette unité», a-t-il déclaré à l'AFP. Aux yeux de l'ancien ministre de l'Industrie, proche du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, «jusqu'à ce jour, Nicolas Sarkozy a été notre leader naturel» et «pour une immense majorité de Français, alors que la campagne législative est le prolongement de son projet présidentiel, moralement, il le demeure».

Écrit par : patrick | jeudi, 24 mai 2012

Quand on voit comment Martine Aubry traite René Dosiere qui est un député exemplaire et efficace ,reconnu de tous pour sa compétence dans les analyses qu'il a faites sur les comptes de l'Elysee ,on comprend qu'il se présente Quand même aux législatives et on comprend aussi qu'il y ait autant de candidats dissidents
Antonio Fulleda est dans cette lignée car grâce à la tutelle les militants n'ont pas pu voter pour choisir leur candidat, il leur a été imposé . Aussi, il est aussi légitime que celle qui est là de par la volonté de dupla et finalement c'est les électeurs qui choisiront qui doit être en piste pour le second tour, comme pour les primaires.
Voilà ce qui arrive quand les statuts ne sont pas respectés !
Une fois de plus, merci Martine.

Écrit par : Magali | jeudi, 24 mai 2012

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26-05-2012

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Écrit par : patrick | samedi, 26 mai 2012

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