L'expression abrégée "Journée des Femmes" (ou encore "journée de la femme") fait immanquablement penser à la journée des grands-mères ou à la fête des secrétaires. Quelques époux attentionnés apporteraient ce jour-là au retour du bureau quelques pétunias à leur ménagère que ça ne m'étonnerait qu'à moitié..

C'est bien évidemment de la "Journée des Droits des Femmes qu'il s'agit". Et la question devient toute autre. Les pétunias ne servent de rien dans la circonstance mais bien plutôt le montant moyen des retraites (836 € pr les femmes, 1750 pour les hommes), le taux d'emplois à temps partiels (80% sont des femmes) et autres joyeusetés que nous n'avons pas fini de résoudre.

Le féminisme a encore de beaux jours devant lui. Ses priorités ont à mon avis changé du moins dans nos pays occidentaux et elles se sont déplacées sur les questions soclales et culturelles mais aussi hors de nos frontières. Cette journée est aussi "internationale" et plus que jamais doit le manifester.

Michèle Delaunay