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mardi, 14 février 2012

Débandade

On se souvient du vote de la loi Hadopi.........où les députés UMP avaient brillé par leur absence face à un projet de loi contesté. 

Bis repetita : la TVA sociale , sensée être la pierre angulaire du programme sarkoziste de lutte contre la crise , a été rejetée car les députés UMP ont voté avec leurs pieds ! Et ce à quelques jours de l'entrée en lice de leur champion !Ca fait plutôt desordre et le suicidé le plus heureux de France - comme il se définit - doit faire grise mine. 

Il est clair que cette TVA patronale est une atteinte supplémentaire au pouvoir d'achat de la majorité des français et un cadeau de plus aux patronat. Sans être grand clerc,on peut imaginer que la baisse des charges patronales  ne se traduira pas par une baisse du prix de vente des produits concernés. Il n'y a qu'à se rappeler de la baisse de la TVA dans la restauration ...qui  coûte chaque année au budget de l'état 4 milliards d'€ sans répercussion visible pour les consommateurs ou pour la création d'emplois. 

Le Parti Socialiste combat cette TVA qui n'a de sociale que le nom. Les députés socialistes ont donc en toute logique , du fait de l'absence des députés UMP ,voté un amendement qui supprime ce projet en commission des finances. 

GODILLOTS2.jpgDes députés UMP qui trainent leurs godillots, des candidats UMP qui n'osent plus arborer  le logo de leur parti , voilà qui sent la débacle de la droite et la victoire future de François Hollande

Karine Chevalier

Commentaires

Madame Chevalier a la grande chance de n'avoir jamais quitté l'école, où elle est passée des bancs à l'estrade, sans jamais se confronter à la vraie vie. Vous devriez savoir, madame, que ce sont les entreprises qui permettent de payer les ouvriers, employés, fonctionnaires et même les élus dont vous faites partie.
Plus le travail sera cher, plus vous et nous achèterons des produits fabriqués hors de France, et plus les entreprises auront du mal à payer leur personnel et plus le chômage progressera. Cela est inéluctable, et j'en conviens, c'est malheureux, puisque moi aussi, je ferai parti du grand nombre des personnes appelées à serrer davantage la ceinture.
"Les sociaux-démocrates voudraient que les pauvres fussent encore plus pauvres, à condition que les riches fussent moins riches" : c'est caricatural, mais ce bon mot de Maggie Thatcher est toujours d'actualité. Il faut que vous sortiez du dogmatisme des années 70.
Que vous le vouliez ou non, L'Oreal, Dassault, Total, ont le devoir de faire des bénéfices, sinon, ils disparaitront, et vous, et nous, avec.
En revanche, la règle des trois tiers pour la destination des bénéfices, prônée par un de vos collègues socialistes je crois, mérite d'être creusée. 1/3 pour l'investissement, 1/3 pour la redistribution (actionnaires et personnel), 1/3 pour l'impôt.

Écrit par : Christian Bon | mardi, 14 février 2012

Revoyez vos classiques, monsieur BON. La règle des 3 tiers, c'est celle de votre champion, Sarkozy, qui n'a rien de socialiste même si en 2007 il a multiplié les références à Jaurès qui a dû s'en retourner dans sa tombe. Pour vous rafaichir la mémoire, méditez sur cet article du Pariesien paru en 2009 :
"
14.05.2009
En février dernier, en pleine crise financière, Nicolas Sarkozy s'était prononcé haut et fort pour la règle des trois tiers dans la répartition des profits : un tiers des bénéfices doit aller aux actionnaires, un tiers aux salariés et un tiers au développement de l'entreprise. Mais les calculs du président ne sont vraisemblablement pas les mêmes que ceux de sa ministre de l'économie. Christine Lagarde a ainsi jugé ce matin qu'il était impossible de «cadrer» la répartition des profits de l'entreprise selon cette règle des trois tiers. «Chaque entreprise, c'est une histoire individuelle, chaque entrepreneur, c'est une histoire individuelle, et on ne peut pas avoir une règle mathématique», a déclaré la ministre de l'Économie sur Canal +. «On peut proposer des outils, des méthodes, mais on ne peut pas cadrer en disant un tiers, un tiers, un tiers», a indiqué la locataire de Bercy. «Je ne pense pas qu'on puisse régler la répartition des profits dans ces conditions"

Écrit par : Veritas | mercredi, 15 février 2012

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