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jeudi, 12 janvier 2012

Supprimer le quotient familial : une mesure de justice sociale pour les classes populaires et les classes moyennes

antisocial.gifLa meute sarkozienne s'est jetée violemment sur la proposition de remise en cause du quotient familial, suivi par le petit Nicolas en personne. Haro sur François HOLLANDE, comme si se dernier soutenait l'hérésie. Pour ma part,  je suis favorable à la suppression de ce volet de la politique familiale.

 

 

Evoquer cette suppression est pour moi salutaire et participe du nécessaire débat démocratique au sujet des politiques fiscales et familiales qui impactent financièrement les foyers de nos concitoyens. Loin de constituer un tabou, ce sujet mérite d'être étudier au nom de la jutice sociale et d'une équitable répartition des richesses.

 

 

Depuis que la gauche a évoqué la possibilité de réformer le quotient familial, la droite s'est contenté de sortir l’artillerie lourde : il s'agirait d'une « folie » que de s’attaquer à ce « socle de la politique familiale », ce serait la « destruction de la politique familiale »…

 

 

La droite fait d’abord preuve d’une mauvaise foi politicienne qui ne fait pas honneur au débat démocratique. Les socialistes ont pris soin de préciser que la réforme envisagée se ferait à enveloppe financière constante de la politique familiale : il s’agit donc d’un redéploiement et non d’une réduction, encore moins d’une destruction de la politique familiale.

 

 

L’UMP fait ensuite preuve d’une méconnaissance de la politique familiale française. Le quotient familial n’est pas son « socle » : il ne représente qu’à peine plus de 10% de l’ensemble des dépenses familiales – 13 Md€ sur plus de 100 Md€ au total.

 

 

L’UMP est ensuite assez incohérente. Elle prétend partir à la reconquête des classes populaires. Or que propose-t-elle ? Conserver un dispositif qui bénéficie de manière disproportionnée aux ménages aisés (les 10% des familles les plus aisées captent 42% de l’avantage fiscal) : « la présidence des riches », une nouvelle fois, comme le dénonce François HOLLANDE.

 

 

Que propose la réforme ? Rééquilibrer le dispositif au profit des classes populaires – ces 50% de foyers non imposés à l’impôt sur le revenu et qui, de ce fait, ne bénéficient pas du quotient familial. Sans toucher aux classes moyennes : la réforme est, au pire, neutre pour elles.

Karim Aou

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