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mercredi, 25 mai 2011

Pour le PS, l'affaire DSK : une épreuve de vérité

La pénible affaire qui défraie aujourd'hui hui la chronique revêt une double dimension. Sur son volet judiciaire, au delà de l'émotion légitime, il faut bien admettre que nous ne pouvons rien ! Aussi est-il inutile de se focaliser sur un dossier dont  l'évolution est imprévisible. Tout ce que l'on peut souhaiter, c'est que l'innocence de DSK soit au final démontrée.

Reste le volet politique sur lequel nous devons concentrer notre attention. À cet égard, et contre toute attente, le retrait probable de DSK constitue peut être une salutaire épreuve de vérité. Il nous oblige d'abord à rompre avec la périlleuse facilité à laquelle nous nous sommes abandonnés depuis des années. Nous ne pouvons plus désormais nous en remettre à un homme ou une femme providentiel(le) : DSK jusqu'à dimanche, Ségolène Royal en 2006, Lionel Jospin en 2002 ou Jacques Delors en 1995.

Au-delà des des événements qui viennent de se dérouler (et qui échappent à toute comparaison), l'accablement qui a saisi les socialistes n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui qui prévalait au lendemain de l'annonce du retrait de Jacques Delors dans la course présidentielle en 1994. Comme si les socialistes, plutôt que de chercher à dépasser leurs contradictions, préféraient s'en remettre pour les assumer à des personnalités hors-pair appelées à dénouer par leur charisme le fil des ambiguïtés accumulées au cours de décennies d'hésitations et d'interrogations. Aujourd'hui nous n'avons d'autre choix que de revenir à la politique, parler stratégie et alliance, avancer propositions et idées. C'est sur une ligne politique que nous gagnerons plus que par le retour ou la résurrection miracle de l'un d'entre nous.

Ensuite, cette situation nouvelle créée pour les nombreux candidats à la candidature une grande responsabilité. Plus question désormais de candidatures de témoignage, finie l'ambition d'instrumentaliser les primaires pour s'assurer des bénéfices d'image ou négocier un maroquin. Si l'ombre de DSK autorisait ces coquetteries, ne pourront plus désormais être candidat que ceux ou celles qui seront honnêtement convaincus de pouvoir diriger l'État. Leur rôle sera de faire gagner la gauche : à eux ou à elles de se montrer à la hauteur de l'enjeu. La triste épreuve infligée a DSK nous place à nouveau toutes et tous au pied du mur :  à nous collectivement de faire preuve de maturité !

Gaetan Gorce

Commentaires

Dominique Strauss-Kahn

Dans le petit monde internet, cette information sur DSK ne surprend personne.
DSK n’en est pas à son coup d’essai. Il semble même que, pour lui, ce genre d’exploit occupe le plus clair de son temps.


Ce n’est pas son genre.
Martine Aubry prend la défense de DSK. Elle prétend que ce n’est pas son genre.
Il est évident que lorsque l’on regarde Martine Aubry, celle-ci ne risque rien.
D’autres femmes de la classe politique n’en diront pas autant.


Les réseaux français
En France, il existe des réseaux pour alimenter, en femmes modestes, les perversions de ces personnages « importants ».


Dans ces réseaux, figurent des flics, des magistrats, etc.
Les victimes n’ont pas intérêt à porter plainte. Ces affaires de mœurs sont toujours étouffer au niveau des Préfets.

Témoignage personnel
http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/11/temoignage-personnel.html

Écrit par : xray | mercredi, 25 mai 2011

DSK a salit la France, le PS savait a son sujet n'ont rien dit. 2012 vas être une mauvaise surprise pour certains, on ne pourra pas dire que ses l'immigration ou l'insécurité qui auront contribuer au second tours de Le Pen
association vivre avec son handicap-Béziers

Écrit par : labonne daniel | mercredi, 25 mai 2011

Les commentaires sont fermés.