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vendredi, 11 février 2011

Sarkozy présumé coupable

 

Novembre 2007, Nicolas Sarkozy et son gouvernement s’engagent, sans dialogue, dans la réforme arbitraire de la carte Judiciaire. Cette réforme annoncée par l’UMP comme indispensable pour moderniser le fonctionnement de notre Justice et contrôler les dépenses publiques n’était qu’un premier pas en la matière. Ce véritable plan social ou " plan justice " s’est achevé fin 2010 avec la fermeture de 17 tribunaux de Grande Instance dans tout l’Hexagone. Désormais, les justiciables font face à de véritables déserts judiciaires.

Ainsi, après quatre ans de présidence Sarkozy, le budget total, alloué au système judiciaire français (Tribunaux, Ministère public et aide juridictionnelle), reste largement insuffisant au regard des nombreuses missions qui lui incombent. La France avec 29,1 fonctionnaires de Justice pour 100 000 habitants, se retrouve derrière la Géorgie et l'Arménie. L’état de nos prisons n’est pas meilleur. On compte encore 57 500 détenus pour 48 000 places recensées officiellement.

Aujourd’hui, après avoir depuis 2002, maintenu volontairement sous l’eau notre Justice, Nicolas Sarkozy cherche des responsables face aux dysfonctionnements prétendus de l’Institution, relayés dans la presse. Se servant comme à l’accoutumé des ressorts de l’opinion publique sur tel ou tel faits divers, il cherche des prétendus coupables ou bouc émissaires faignant d’oublier qu’il est, depuis 2002, avec ses amis, au pouvoir.

Il en va de même pour la Justice comme pour la Sécurité, Nicolas Sarkozy loin d’apporter des réponses concrètes et des moyens financiers pour agir, demande l’impossible à savoir faire plus avec toujours moins de moyens, moins de personnels (greffiers, juges, policiers, agents pénitenciers).

L’organisation de la Justice doit être réformée mais doit concilier trois impératifs : l’accessibilité à tous les citoyens, la proximité pour les cas les plus simples et la spécialisation pour les affaires les plus complexes. Il faut également que chaque situation locale soit étudiée dans le cadre d’une grande concertation approfondie. Mais pour que cette réforme véritable soit efficace, la question centrale reste celle des moyens. Il n’est pas acceptable que le budget de la Justice d’un pays comme la France soit un des plus faibles de l’Union Européenne.

Robert Navarro

Sénateur

Premier vice président Languedoc Roussillon

Commentaires

Excellent résumé M Navarro... quand on voit au quotidien les moyens mis au service de la justice et donc du justiciable, c 'est terriblement inquiétant...

Écrit par : samantha | dimanche, 13 février 2011

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