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mercredi, 09 février 2011

lois bioéthiques....

Cette semaine, l’Assemblée nationale reprend le débat sur la révision des lois bioéthiques. Je souhaite ici lancer un débat sur ces questions essentielles :embryon_coul_1.jpg

1/ Faut-il ou non autoriser plus largement les recherches sur les embryons et les cellules souches ?

La recherche sur les embryons, porteuse d’immenses espoirs, soulève plusieurs questions relatives en particulier à l’usage des embryons surnuméraires et à la question du clonage d’embryons. Est posée la question d’un élargissement ou non des deux conditions strictes encadrant aujourd’hui les recherches : qu’elles soient susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et qu’elles ne puissent être poursuivies par une autre méthode d’efficacité comparable en l’état des connaissances scientifiques. Il convient de trancher entre le maintien d’une interdiction de principe ou l’autorisation explicite de la recherche sur l’embryon.

Pour ma part je suis favorable à cette dernière. L’hypocrisie ne doit plus être de mise : aujourd’hui la recherche sur les embryons français est interdite, mais il est permis d’en importer… Mais effectivement il faut un régime d’autorisation encadré dont le critère est l’utilité scientifique et médicale. Encadrer ces recherches par des règles éthiques, c’est garantir les meilleures conditions pour que la recherche puisse faire progresser l’état des connaissances et la médecine, au service de tous et toutes.

2/ Concernant le diagnostic prénatal et le diagnostic préimplantatoire :

Comme le Conseil d’État, je considère que les limitations assorties à ces deux procédés permettent de se prémunir contre l’eugénisme. En effet, le premier est limité la recherche d’une affection d’une particulière gravité, tandis que le second est limité à la recherche d’une maladie génétique incurable d’une particulière gravité déjà présente chez l’un des parents. En revanche, avec le perfectionnement des techniques, il paraît souhaitable de mieux informer la femme enceinte de la portée des résultats quand ils surviennent dans le délai de recours à l’avortement.

3/ Faut-il autoriser la gestation pour autrui :

Après une longue réflexion, j’y suis finalement favorable, en l’assortissant de conditions fortes et d’en faire un mode accessoire d’accès à la parentalité, les autres, voies devant avoir été explorées vainement avant de pouvoir y recourir. Aujourd’hui, elle se pratique dans des conditions douteuses et mercantiles

4/ Enfin, sur l’anonymat du don de gamètes :

À mon avis, il faut permettre, dans les mêmes conditions que pour les accouchements sous X, l’accès aux donneurs de gamètes. À deux conditions : qu’ils donnent leur accord au moment du don et que cet accord soit confirmé lorsque se manifeste une demande concrète.

Et vous, quel est votre opinion sur ces questions ?

Jean Louis Bianco

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