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vendredi, 04 février 2011

Qui mettra la main sur la fédération du PS ?




Qui mettra la main sur le PS héraultais ? En attendant que le conflit d'un parti scindé en deux ne trouve une issue, la guerre continue. Seule certitude : la querelle laissera des traces.

Car la situation n'a pas évolué depuis la mise en place de la tutelle, au lendemain des régionales gagnées par Georges Frêche. Hier soir, les secrétaires et les trésoriers de la centaine de sections que compte le département étaient invités par cette tutelle. Une quarantaine de représentants sont venus, tout comme le président de l'Agglo, Jean-Pierre Moure et celui du conseil général, André Vezinhet. Pour assurer de leur soutien et réclamer un improbable   « rassemblement ». Mais il manquait deux tiers des dirigeants à l'appel de la direction collégiale. La veille, Robert Navarro, l'ancien
 
premier fédéral déchu, avait organisé une réunion similaire et invité les représentants à ne pas aller à ce rendez-vous.

Moralité : le rapport de force n'a guère évolué et reste en faveur des 'navarristes'. Hier soir toujours, Philippe Saurel expliquait :   « La tutelle essaye de nous mettre à l'écart alors que nous sommes les représentants majoritaires, ceux de la motion E. »

 

Un calendrier de sortie de crise ?
Laurent Pradeille, écarté des cantonales à Mauguio, renchérissait :   « La tutelle est sans boussole. Elle casse le ressort démocratique qui fait le fondement de notre parti depuis Jaurès. Il nous faut revenir rapidement devant les militants pour élire un premier fédéral. » Tous, dans ce camp, réclament de la tutelle, un calendrier de sortie de crise. Après le courrier du maire de Lyon, Gérard Collomb, qui s'est ému auprès de Martine Aubry du sort réservé à la motion majoritaire dans l'Hérault, Philippe Saurel, Laurent Pradeille et Gilles Frontin enfoncent le clou en envoyant à la première secrétaire un communiqué en forme d'état d'âme, concluant :   « Cette tutelle est illégitime. Si elle perdurait, elle deviendrait immorale. »

L'affrontement est loin d'être terminé. Et la nomination d'un nouveau premier fédéral pour le PS héraultais chaque jour un peu plus improbable.

 
YANNICK POVILLON dans Midi Libre

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