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lundi, 31 janvier 2011

La précarité inacceptable des Auxiliaires de Vie Scolaire

Dans un courrier adressé au premier ministre et au ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, j’ai demandé la reconnaissance et la création d’un métier à part entière pour les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS).

Ce personnel, chargé d’accompagner les élèves en situation de handicap à l’école, se voit proposer au fil des ans des contrats de travail de plus en plus précaires avec un salaire qui dépasse rarement les 600 euros net mensuels. Recrutés sous contrat unique d’insertion, sans aucune formation professionnelle sur le handicap ni le scolaire, les AVS se retrouvent sans aucune perspective à la fin de leur contrat.
Grâce aux auxiliaires de vie scolaire, l’enfant handicapé peut étudier normalement comme les autres enfants de sa classe ; il est essentiel que l’État reconnaisse ce métier à part entière pour que les accompagnants n’aient plus à justifier leur présence, leurs compétences et leur professionnalisme et pour que les enfants aient une scolarité digne de la République.
Jean Louis Bianco
 

Commentaires

Merci à J-L Bianco de ce courrier. Rappelons que ces AVS avaient été créés à la va vite suite à la loi de 2005 sur le handicap qui prévoyait l'accueil de tous les élèves y compris handicapés dans l'école de leur quartier. L'etat n'ayant pas dédié des moyens supplémentaires suffisants, il a créé ces contrats précaires et limités pour des jeunes qui n'avaient pas réellement de formation pour s'occuper d'enfants handicapés, mais qui se sont donnés à fond pour la plupart dans ce sacerdoce à 600€...avec pour tout remerciement la porte au bout de 18 mois, 36 au maximum. En conséquence un triple désarroi: celui de l'AVS au chomage malgré les services rendus, celui de l'enfant qui ne comprend pas pourquoi la personne qui l'aidait et bien souvent à qui il s'était attaché doit partir, et celui des enseignants qui doivent pallier l'absence. Sans compter qu'aujourd'hui, de nombreux AVS ne sont meme plus remplacés, laissant sur le carreau enfants, parents et enseignants. Ségolène l'avait dit, il y a des colères saines...

Écrit par : Thierry | dimanche, 30 janvier 2011

AVSI durant 6 ans à plein temps de octobre 2003 à octobre 2009 dans le 92. Nous étions mis à la porte par l'IA92 malgré la circulaire ministérielle au droit à la continuité du suivi scolaire des élèves.
L'IA préfére continuer à nous payer à rien faire plutôt que d'accepter nos demandes de reprendre notre travail avec les élèves en handicap scolaire.
Nanterre le 3-02-11

Écrit par : Hassane RAFI | jeudi, 03 février 2011

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