Une candidature commune des ténors du PS, comme le souhaite Martine Aubry, n'est-elle pas le meilleur moyen de l'emporter en 2012 ?

Au bout du compte, qu'on ne s'y trompe pas, il n'y aura qu'un candidat, et tous les socialistes devront être derrière lui. Le processus des primaires a été imaginé pour donner de la force. Mais il peut y avoir plusieurs candidats à celles-ci. Le débat ne peut donc pas porter aujourd'hui sur la question de l'unité. Celle-ci arrivera après les primaires et devra être partagée.

DSK, Martine Aubry et Ségolène Royal ont-ils l'obligation de se présenter ?

Il faudra bien qu'il y ait des candidats ! Qu'il existe des accords entre certains n'a rien de choquant. C'est assez courant. Mais si ces arrangements visaient à supprimer le débat et les primaires, cela aurait des conséquences graves.

Vous avez une inquiétude ?

Martine Aubry vient de présider une commission de préparation des primaires. C'est donc pour qu'il y ait un débat. Il doit être organisé dans la plus grande clarté. Les arrangements ne doivent pas empêcher les gens de gauche de choisir leur candidat.

Martine Aubry doit-elle clarifier son ambition sans attendre de connaître celle de Dominique Strauss-Kahn ?

La question lui est posée. Mais elle a d'abord une responsabilité : elle est première secrétaire. Cela doit la conduire à organiser les primaires dans le but de mettre notre candidat en situation de gagner. Dans une période comme celle-ci, où la majorité est en difficulté, que des volontés s'expriment pour être candidat n'a rien d'étonnant.

Quelle est la différence de François Hollande par rapport aux autres présidentiables ?

François Hollande a dit qu'il se préparait. C'est un choix lourd et personnel. On ne se prépare pas en fonction des autres mais en faisant passer des idées. Celles de François sont entendues des militants et des gens de gauche. Aux autres candidats de faire entendre les leurs. Aux électeurs des primaires de faire leur choix.

Cambadélis