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jeudi, 11 novembre 2010

Christian Bourquin, nouveau président de Région

Christian Bourquin, nouveau président de Région : « Je n'ai rien à changer »

© L'Indépendant


Vous «héritez» du fauteuil de président à peine sept mois après l'élection régionale. Comment abordez-vous ce nouveau mandat?
Je prends mon expérience de président de conseil général, d'homme de terrain, d'individu habitué à prendre des décisions, même si je suis conscient qu'à la tête d'une Région, c'est puissance10. Je ne veux pas paraître ambitieux mais c'est clair dans ma tête. Je vois qu'il y a des attentes et des espoirs mais je crois que de ce côté-là, je n'ai pas démérité. A l'époque, je suis passé de la mairie de Millas au conseil

général, c'était proportionnellement aussi important et douze ans après, le Département a une forte image dans la tête des Catalans.

Appliquerez-vous les mêmes «recettes» à la tête de la Région que celles mises en place dans les Pyrénées-Orientales?
Ce qui m'attend, c'est pareil. Une forte présence sur le terrain. Je vais aller rencontrer tout le monde, dans le rural comme dans le milieu urbain. Je serai dans la continuation du Pacte régional, le projet que Georges Frêche avait bâti et fait valider lors des dernières élections. Je n'ai absolument rien à changer, d'autant plus que ce qui avait été défini en terme de feuille de route, nous l'avions réfléchi ensemble et je l'avais même fortement inspiré. J'aborde ce mandat avec humilité et conscience de l'ampleur du travail qu'il reste à faire.



Quels seront vos premiers actes en tant que président de Région?
Je veux rassurer les personnels, je comprends qu'ils soient inquiets depuis le décès de Georges Frêche. Mais un président de Région n'est rien sans cette force de réflexion que constitue l'institution. Je vais beaucoup consulter au regard de la ligne tracée par Georges Frêche. Je rencontrerai le préfet de Région, le recteur, le directeur de la Banque de France... J'ai des liens à nouer.

Quels sont les grands dossiers qui vous tiennent à cœur?
L'économie et l'emploi tiennent le haut de l'affiche. Je vais m'impliquer, entre autre, dans Campus, la suite de la remise à neuf des lycées, la présidence du CHU de Montpellier, les fonds européens, la Ligne Grande Vitesse et le tourisme. Nous avons trop tourné le dos à la mer et il est temps de prendre en main la Méditerranée. Les ports bien sûr, mais aussi la mer en tant que telle. Pourquoi ne pas étendre l'aventure du Parc marin de la côte Vermeille à l'échelle régionale?

Georges Frêche misait beaucoup sur le développement des exportations. Continuerez-vous sur cet axe?
Bien sûr. Sud de France est un très bel outil que les viticulteurs n'utilisent encore pas assez souvent à mon goût. Je poursuivrai bien évidemment le travail de développement via les maisons de la Région à l'étranger. Malgré l'échec de Milan, il faut comprendre qu'elles sont des moyens formidables de développement à l'export pour les productions régionales. Je les défendrai.


Robert Navarro vient d'être élu premier vice-président. Alors que la fédération socialiste de l'Hérault qu'il dirigeait jusqu'à présent est sous tutelle et qu'il semble en disgrâce. Pourquoi choisir de lui donner une place de choix?
C'est un juste retour des choses à la vue de l'axe de travail P.-O./ Hérault que nous avons constitué. Il n'avait, jusqu'à présent, que les ports et les aéroports et hérite désormais du dossier des transports dans sa globalité. Il aura ainsi en charge la mise en place du train à un euro pour laquelle je me bats depuis notre réélection. La SNCF très conservatrice va devoir bouger. Deuxième pilier, le Lozérien Alain Bertrand, en charge du rural, qui conserve les missions qui étaient les siennes. Les autres vice-présidences suivent dans l'ordre alphabétique et chacun conserve ses prérogatives.

Votre nomination comme candidat unique de la majorité a vu la formation des blocs départementaux. Comptez-vous aller au-delà au cours de votre mandat?
Je travaillerai avec tout le monde et je continuerai d'organiser les réunions régulières des cinq leaders départementaux que Georges Frêche avait instituées. C'est à moi de faire avancer tout le monde de concert, toujours dans une direction: l'intérêt général.

Quelles seront vos relations avec le PS 34, notamment avec Hélène Mandroux et André Vézinhet, fervents opposants à Georges Frêche?
Je m'adapterai à toutes les situations. Le parti socialiste dans l'Hérault, c'est Robert Navarro. Il l'a prouvé lors de chaque désignation. Je souhaite travailler avec toutes les fédérations du PS dans tous les départements.

Et avec Paris?
Le PS parisien a l'occasion de tourner une page et de dire que je suis l'acteur de cette page qui se tourne. Le moment venu, il faudra réattribuer à chacun ses fonctions et sortir de ce conflit par le haut. Le PS a autre chose à faire que de ne s'occuper que du Languedoc-Roussillon. Je l'avais dit avant Dominique de Villepin, mais le problème en France, c'est Nicolas Sarkozy.

Avez-vous eu des contacts avec la rue de Solférino depuis votre nomination?
Oui. Et je suis fier qu'aujourd'hui Robert Navarro occupe la place de premier vice-président

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