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samedi, 03 juillet 2010

Comment Aubry essaie d’isoler l’Hérault de Navarro



La commission de réconciliation proposerait la réintégration de certains exclus, mais pas dans l’Hérault. Alors que la mission de réconciliation-rénovation du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon est en marche depuis mi-juin, la réintégration des 58 élus exclus pour avoir soutenu Georges Frêche aux régionales serait en bonne voie dans l'Aude, mais s'annonce compliquée dans l'Hérault.

« On verra s'il faut raccourcir le délai pour certains camarades. Je ferai des propositions différenciées au bureau national, selon les départements. Dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales, cela se passe bien. Pas dans l'Hérault », a déclaré François Lamy, proche de Martine Aubry, mandaté pour cette mission.

Néanmoins, Didier Codorniou, ex-"premier

des socialistes" et aujourd'hui vice-président de la Région, a averti que la réintégration ne pouvait se faire que dans une « démarche collective et solidaire », et qu'il s'opposerait à toute réintégration partielle ou étalée dans le temps. « Je sens que le bureau national a envie d'avancer plus vite que prévu », a estimé cet intime de Frêche.

L'Aude, qui pèse 4 000 cartes, fait figure de bon élève. « On a parlé d'avenir, pas du passé. Nous avons réitéré notre demande de réintégration des exclus. On nous a répondu qu'il fallait qu'ils en fassent la demande par écrit et qu'ils auraient une réponse avant le 14 juillet », a témoigné le secrétaire par intérim de la fédération audoise, André Viola. En cas de refus, a-t-il prévenu, il y a un « risque de démission massive. D’ici la fin de l'année, on risque de tomber à 200 / 300 adhérents ». C'est la puissante fédération de l'Hérault (environ 6 000 adhérents), vilipendée par les opposants à Frêche pour son manque de transparence, qui risque de poser plus de problèmes. Le cas le plus épineux pour le PS est sans doute celui de son ancien premier secrétaire, le sénateur Robert Navarro.

La fédération « ne respecte pas les règles, il n'y a pas de réintégration globale en vue », affirme Paul Alliès, ancien conseiller régional, membre du bureau national. Georges Frêche a dénoncé une « commission bidon ». Et Frêche de mettre l'accent sur la course à l'investiture du futur candidat PS à la présidentielle. Martine Aubry, si elle veut concourir, est confrontée à un casse-tête : comment remettre de l'ordre sans s'aliéner les militants, qui pèsent lourd en terme de votes ?

En tout cas, Didier Codorniou et François Lamy sont d'accord sur deux points : il y a une volonté d'apaisement des deux côtés et il est compatible d'être adhérent au PS et conseiller régional sous l'autorité de Georges Frêche, lui-même exclu du PS
Midi Libre

Commentaires

Et voilà, les masques tombent..Ce qui se présentait comme une opération de "morale politique" montre son vrai visage: une manoeuvre d'appareil avec Alliès à la manoeuvre. Les socialistes ne sont pas dupes.

Écrit par : marti | samedi, 03 juillet 2010

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