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mercredi, 31 mars 2010

Une sanction disproportionnée

Jeudi dernier, le Président de la République a décidé de radier des cadres le chef d’escadron de gendarmerie Jean-Hugues Matelly.

Pour avoir publié un article en tant que chercheur du CNRS, critiquant le rapprochement gendarmerie-police au sein du ministère de l’intérieur, le Chef d’escadron Matelly se voit frapper par la sanction la plus lourde et sans doute la plus dégradante pour un militaire, le renvoi de l’armée.

Il faut par exemple rappeler qu’en des temps pourtant plus mouvementés,  le Général de la Bollardière s’était vu infliger deux mois de forteresse pour avoir critiqué l’usage de la torture en Algérie, mais n’avait pas été radié.

Dès lors, cette mesure apparaît aussi disproportionnée qu’inquiétante.

Disproportionnée, puisque c’est la première fois qu’un gendarme est radié selon une procédure réservée normalement aux gendarmes délinquants ou corrompus. Inquiétante car la radiation vient sanctionner un délit d’opinion puisque Jean Hugues Matelly, dans l’article incriminé, exprimait simplement ses craintes pour l’avenir de la gendarmerie.

Je n’oublie évidemment pas qu’un gendarme, parce que militaire est soumis à un devoir de réserve. Ce que je conteste, et je l’ai fait au nom du PS, c’est la lourdeur de la sanction.

Jean Jacques Urvoas

Commentaires

Et l'affaire ne s'arrête pas là puisqu'un gendarme vient d'être suspendu pour avoir écrit un poème de soutien ! On ne peut même plus taquiner la muse dans la sarkozie!

Écrit par : themis | dimanche, 04 avril 2010

Et l'affaire ne s'arrête pas là puisqu'un gendarme vient d'être suspendu pour avoir écrit un poème de soutien ! On ne peut même plus taquiner la muse dans la sarkozie!

Écrit par : themis | dimanche, 04 avril 2010

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