lundi, 01 septembre 2008
Merci François!
Hollande a été brillant, comme d'habitude : ce type est capable d'électriser n'importe quelle salle, c'est notre meilleur tribun, avec Delanoë, Fabius et Peillon. Un tribun à l'ancienne, qui fait confiance à l'intelligence de ceux qui l'écoutent. C'était son dernier discours en tant que Premier secrétaire lors d'une université d'été. On a donc assisté à un moment politique forcément émouvant. J'ai vu des camarades écraser une petite larme. D'autres ne cachent pas leur indifférence, voire leur hostilité à l'égard du patron du PS. Un fabiusien : "Hollande manquera surtout à ses amis, c'est à dire pas grand-monde", un aubryste: "c'est la gestion déplorable de François qui a mené le parti au désastre". Ainsi va la politique.
Je déteste ce lieu commun qui met sur les épaules de François Hollande la situation actuelle du PS. On fera son bilan à la sortie du congrès de Reims mais il suffit de
rappeler qu'il nous a permis notamment de gagner les régionales, européennes, municipales, cantonales avec des scores écrasants. Et il s'est effacé lors des primaires de 2006 pour mettre le parti en état de gagner la présidentielle de 2007 : au fond, n'est ce pas là son plus grand péché ? Il aurait peut être dû faire primer son ambition, son talent, sa popularité chez les militants et imposer sa candidature. Mais voilà, François aime une chose bien davantage que lui-même, c'est rare : il aime l'unité.
Aujourd'hui il prône un pôle central pour diriger le PS, avec les amis de Bertrand Delanoë (dont je suis), et tous ceux qui veulent l'unité. Dans ce travail, je le soutiendrai de toutes mes forces. Ceux qui ne veulent pas l'unité des socialistes ne veulent pas la victoire de la gauche.
En attendant, il est plus facile, plus "à la mode", plus politiquement correct, de faire des procès en sorcellerie à François Hollande que de pratiquer une introspection collective lucide et sans concession sur nos responsabilités dans la panne actuelle de la gauche.
Désolé, les sondages de popularité ne m'intéressent pas, j'aime Hollande et je le dis. Merci François !
Mehdi Ouraoui.
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Commentaires
Oui, merci Francois pour ces dix années à la tête du PS. Mais la onzième est sans doute de trop. A avoir trop retardé le congrés pour des motifs méconnus ou inavouables, nous sommes dans la panade.
Il y a un an, une majorité claire autour de Ségolène existait, c'est probablement et malheureusement la raison de cette temporisation. Pourtant, en 1995, Jospin avait pris la tête du parti après sa défaite de façon tout à fait naturelle. Pourquoi n'en a-t-il pas été de même cette fois-çi?
Nous avons perdu un an et demi d'opposition, nous avons perdu beaucoup de crédibilité, nous avons vécu un an de cacophonie et à la veille du congrés, aucune majorité absolue ne se dégage et nous sommes empétrés dans des rivalités de personnes. Seule Ségolène tire son épingle du jeu en s'opposant et en évitant les attaques internes et les combinaisons. Peut-elle encore sauver le parti?
Écrit par : Militant | lundi, 01 septembre 2008
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