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vendredi, 09 mai 2008
Phrase du jour !
"un rebelle qui refuse d’être étouffé par les turpitudes du pouvoir"
François Fillon à propos de Sarkozy salle Gaveau à Paris le 6 mai 2008.
20:41 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
L'engagement européen du Parti socialiste français
La nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste, qui sera la cinquième de son histoire, confirme et accentue l'engagement européen des socialistes français. Pour la première fois, le PS se présente explicitement comme "un parti européen". Pour la première fois, il souligne qu'il agit "dans l'Union européenne". Pour la première fois, il affirme que celle-ci a été non seulement "voulue", mais aussi en partie "conçue et fondée" par lui. Certes le PS a toujours été un parti proeuropéen. C'est le gouvernement de Guy Mollet qui a signé le traité de Rome en 1957. Dans les années 1980, ce sont deux personnalités socialistes - François Mitterrand à la tête de l'Etat, Jacques Delors à la présidence de la Commission - qui ont contribué le plus activement, du côté français, à la relance de la construction européenne.
Mais en même temps les socialistes français n'ont jamais été unanimes dans leur soutien à l'entreprise communautaire. Ils se sont divisés sur le projet de Communauté européenne de défense, rejeté en 1954 par l'Assemblée nationale. Un grand nombre d'entre eux n'ont cessé d'exprimer leur méfiance, voire leur hostilité, à l'égard d'un marché commun jugé trop favorable aux règles du libéralisme et de la concurrence. Les débats auxquels a donné lieu le référendum sur la Constitution européenne ont montré la persistance de ce courant. Aussi est-il remarquable qu'un document appelé à définir solennellement l'identité du PS se réclame, sans la moindre réserve, de l'Union européenne, considérée comme le cadre incontournable de son action, et qu'il revendique la part de responsabilité des socialistes dans cette expérience.
On objectera peut-être que ces formules sont trop générales pour caractériser une politique et que leur adoption ne changera rien, dans la pratique, aux choix européens du PS. Sans doute. Mais il est intéressant de comparer la déclaration de 2008, sur laquelle les socialistes voteront, lors d'une convention nationale, le 14 juin, aux quatre précédentes. Celle de 1905 expose les ambitions du nouveau parti et ses règles d'organisation sans faire référence à l'Europe. Celle de 1946 précise que le Parti socialiste est un parti "tout à la fois national et international", mais elle n'en dit guère plus. Celle de 1969 indique que les socialistes travailleront à "l'établissement de nouveaux rapports entre les nations" et mentionne, sans autre explication, les "communautés supranationales".
Le document de 1990 est le plus explicite. Il proclame que "le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir". Il estime que la Communauté européenne sera "un élément moteur", à condition "qu'elle ne se réduise pas à un simple marché", et invite les socialistes à "accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions : politique, économique et sociale".
Le texte de 2008 va plus loin, expliquent ses rédacteurs. Selon Henri Weber, député européen, l'Europe est désormais reconnue comme "l'espace pertinent de la réforme". Pour son collègue Harlem Désir, le projet socialiste ne s'inscrit plus dans une Europe abstraite mais dans la construction européenne telle qu'elle s'est développée depuis un demi-siècle.
En mettant l'accent sur le rôle déterminant de l'Europe communautaire, les socialistes ne renoncent pas à en réorienter les politiques, notamment pour favoriser le progrès social et la diversité culturelle. Mais ils affirment avec force que rien ne peut se faire hors de l'Union européenne. Symboliquement, le message est moins anodin qu'il n'y paraît.
Thomas Ferenczi dans LE MONDE
15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe
Fête de l'Europe
A l'occasion de la Fête de l'Europe, Laurence Elmalhi, présidente de
l'association "l'histoire en mémoire" donnera une conférence sur un des pères méconnu de l'Europe, Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972).
Cette conférence aura lieu samedi 17 mai à 19 heures, à la Maison de la Vie Associative.
11:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
9 Mai: fête de l'Europe
Déclaration de Robert Schuman,ministre français des Affaires étrangères le 9 Mai 1950
"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.
La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre.
L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée : l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.
Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l’action sur un point limité mais décisif :
« Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. »
La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.
La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L’établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique. (....)"
Robert Schuman et Jean Monnet
09:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe


