vendredi, 04 juillet 2008
LA RUE DE SOLFERINO ADOUBE ROBERT NAVARRO

Fumée blanche pour Robert Navarro. Mercredi soir, lors du conseil national du PS qui se tenait rue Solferino à Paris, c’est sa liste pour les sénatoriales dans l’Hérault qui a été validée. On trouvera donc Robert Navarro, Karine Chevaller, Piétrasanta ou un PC, Béatrice Négrier, Georges Frêche et Hélène Mandroux. La liste Tropéano (lancée par André Vezinhet pour contrer l’initiative de son "ami" Georges Frêche) a fait pschitt.
« Je suis satisfait. J’ai toujours eu confiance en mon parti », déclarait hier dans un café parisien Robert Navarro. Sa liste sera la seule à pouvoir utiliser le sigle du PS. Si André Vezinhet maintient son initiative ,il risque l’exclusion.
J.-J. S. dans Montpellier Plus
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jeudi, 03 juillet 2008
grillade !

Dimanche midi, tous les militants de la section et leurs familles sont conviés à un repas champêtre qui aura lieu sur les bords de l'Orb.
Pour y accéder : à la sortie de Béziers, tourner devant les ateliers municipaux et prendre la route de Maraussan puis suivre le fléchage.
Pour s'inscrire, tel à Tony
13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beziers, parti socialiste
Enfin libre !
09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Contre la thatchérisation de la société française
Mon groupe a entamé hier une bataille sans concession contre le texte pompeusement intitulé «rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail».
C’est Alain Vidalies, sans doute le meilleur connaisseur du droit du travail parmi les députés socialistes, qui a défendu la première motion de procédure «l’exception d’irrecevabilité» destinée à démontrer que ce texte était en contradiction avec la constitution.
Comme toujours avec lui, son argumentation était rigoureuse et implacable. Sans rechercher d’inutiles effets de manche, il a démontré avec précision des reculs contenus par ce texte qui, selon ses termes, devrait marquer « d’une pierre noire l’histoire de notre droit social».
Ainsi par exemple, il a insisté sur la «généralisation et la déréglementation des conventions de forfait». Bien sûr, une nouvelle fois, les termes sont réfrigérants, mais la réalité qu’ils masquent est pire.
Avec ce texte, les forfaits annuels en heures ne seront plus réservés aux cadres et aux salariés itinérants, mais ouverts à l’ensemble des salariés qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps (la précédente version du projet de loi allait jusqu’à ouvrir cette possibilité à tous les salariés, sans distinction). Ces forfaits resteront soumis à la conclusion d’un accord de branche ou d’entreprise. L’accord pourra substituer des durées plus longues aux durées maximales de travail aujourd’hui prévues par la loi (48 heures hebdomadaires).
Concrètement, des salariés qui ne sont pas cadres pourraient à l’avenir être obligés de travailler jusqu’à 60 ou 65 heures par semaine, en cas d’adoption de la nouvelle directive européenne sur le temps de travail que vient de soutenir le gouvernement français, dès lors qu’il existerait un accord individuel entre l’employeur et le salarié pour dépasser les 48 heures hebdomadaires.
De même, les forfaits annuels en jours resteront réservés aux cadres autonomes et aux salariés dont la durée de travail ne peut être prédéterminée, et soumis à une convention de branche ou un accord d’entreprise fixant la durée annuelle de travail, dans la limite de 218 jours.
Mais désormais, en l’absence d’accord, ce sera l’employeur, après simple consultation des représentants du personnel, qui pourra fixer librement le nombre de jours travaillés, lequel pourra dépasser 218 jours.
La durée de travail maximale de 48 heures par semaine n’étant pas applicable à ces cadres, ces derniers ne seront plus protégés que par les 11 heures de repos consécutives par 24 heures et les congés payés.
Là encore, concrètement, ils pourront être obligés de travailler jusqu’à 13 heures par jour, six jours sur sept, dans la seule limite de 60 à 65 heures par semaine en cas d’adoption de la nouvelle directive sur le temps de travail soutenue par Nicolas Sarkozy et le gouvernement français.
Le salarié «volontaire» pourra même être amené à travailler encore au-delà de la durée annuelle fixée par l’employeur, ou renoncer à une partie de ses jours de repos, moyennant une majoration de salaire de 10%.
Evidemment, cette motion a été rejetée, mais nous avons ensuite déposé une seconde motion dite «question préalable». Elle fut défendue par Christophe Sirugue, nouveau député de Saône-et-Loire élu l’an dernier. Elle fut tout autant rejetée.
Mais la bataille ne fait que commencer. Le groupe a déposé 1.394 amendements des 1.671 enregistrés au débat de la séance. Jean-Marc Ayrault l’a annoncé: les députés socialistes refusent d’accepter un texte qui s’inscrit dans une «thatchérisation de notre société».
Jacques Urvoas, député PS du Finistère
09:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, social
mercredi, 02 juillet 2008
Livre blanc sur la défense: quelle politique de "sécurité nationale" pour la France?
La politique de défense et de sécurité n'est pas un débat sexy, il apparait pourtant régulièrement dans l'actualité internationale. La France est un acteur incontournable de cette actualité. Elle ne réagit pas seulement sur la base de conjonctures mais aussi sur la base d'une politique globale définie régulièrement par l'élaboration d'un "livre blanc", soit une politique de long terme, avec son analyse, ses finalités et ses mesures.
Ancien étudiant en politiques de défense et de sécurité, je ne peux m'empêcher de réagir à la publication du livre blanc sur la défense .Je l'ai épluché consciencieusement, je vais maintenant le commenter, et l'analyser. Ce livre blanc a été commenté pour l'instant, par les médias, sur la base de détails: la fermeture de bases militaires, qui pose effectivement des problèmes locaux énormes dans certaines régions, la réduction des effectifs, qui n'est pas la première du genre dans les 30 dernières années, ou encore la priorité donnée aux partenariats internationaux et donc à l'OTAN.
I/ La politique de défense de la France
La France fait partie des grandes puissances militaires de la planète. Cette puissance, dans la seconde moitié du XXème siècle, a subi l'ombre de deux super-puissances, les EU et l'URSS, qui par leurs moyens humains et technologiques, la dépassaient largement. Mais l'armée française est reconnue dans le monde entier, pour sa participation aux opérations de maintien de la paix tout comme par un armement sophistiqué (c'est moins un motif de fierté peut-être). En tant que membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, elle est co-responsable de la sécurité internationale.
La France a une politique pour l'utilisation de sa force armée, c'est sa politique de défense. De défense et non de sécurité, concept anglo-saxon qui englobe, tout comme la défense, la protection globale du territoire d'un état, de ses ressortissants et de ses intérêts, à l'échelle mondiale (pour une grande puissance), régionale ou encore nationale. La France a défini sur le long terme cette politique en 1972, 1994 et enfin aujourd'hui en 2008 à travers l'élaboration d'un « livre blanc ». La France a un immense territoire à protéger, sur tous les continents, avec une zone économique exclusive (donc sur terre et sur mer) de 11 millions de km² soit la deuxième du monde après les Américains.
Cette politique se base sur des concepts (protection, dissuasion, prévention et projection en 1994), sur des stratégies, opérationnelles, ou de moyens, ainsi que sur des doctrines: en 1967 le chef d'état major de l'armée française parle pour la première fois d'une politique de défense « tout azimut », prête à se défendre dans toute les directions! En 1972, avec le premier livre blanc, la stratégie française de dissuasion nucléaire est codifiée à travers le concept des trois cercles (mondial, régional, national). Des lois de programmation militaires sont adoptées tous les 5 ans tandis que la France se retire de l'OTAN.
Maintenant qu'en est-il de la politique actuelle, depuis la chute du mur de Berlin en 1989? En 1990 déjà, la France prenait en compte la réunification de l'Allemagne et la fin de la guerre froide: réduction des effectifs, du service militaire à 10 mois, retrait des forces stationnées en Allemagne. En 1994, le livre blanc prévoit une nouvelle réduction des effectifs tandis que les moyens d'équipement augmentent. La guerre a changé, c'est une guerre technologique, de matériel. Tout le monde en prend conscience lors de la guerre d'Irak en 1991.
En 1996, l'élection du président Chirac amène un changement radical dans la politique de défense: la dissuasion nucléaire se replie sur les sous-marins (démantelement des missiles), l'armée est professionnalisée et le service militaire supprimé (l'armée passe de 500 000 à 350 000 soldats) tandis que la force de projection passe de 10 000 à 50 000 hommes. Des programmes ambitieux d'armement (rafale 4 par exemple) sont mis en route, la puissance militaire de la France se base donc sur une capacité de projection importante qui lui permet de participer aux opérations de maintien de la paix et une avance technologique importante dans le domaine des avions et des chars, notamment. Depuis 1999, la politique de défense de la France est intégrée à la PESC (politique étrangère de sécurité commune), à l'échelle européenne, et les partenariats internationaux sont un axe fort du livre blanc de 1994.
II/ Un livre blanc de la défense en 2008, pourquoi?
Ce livre blanc a été élaboré par une commission d'universitaires, de parlementaires, d'officiers ou encore d'industriels, notamment par des auditions publiques. Le plan du livre blanc permet de comprendre l'esprit de la politique de défense de la France.
Première partie: de la mondialisation à la stratégie de sécurité. La mondialisation est vue comme la situation d'un monde où les échanges sont rapides, tout comme les menaces, diffuses, dématérialisées, qui induisent un monde instable. Cette mondialisation est étudiée dans toutes ses composantes (p.21): l'interdépendance économique, mais aussi les crises sanitaires (l'épidémie du SRAS par exemple), ou encore les nouveaux rapports de force internationaux. Ce premier chapitre s'intéresse à un certain nombre d'évolutions: la réduction récente du nombre de conflits armés mais aussi la croissance des acteurs non-étatiques (ONG, médias, mafias). Cette situation instable est complétée par les inégalités socio-économiques et les risques environnementaux que sont notamment le réchauffement climatique. Le livre blanc fait état de nouveaux dangers: prolifération nucléaire avec la diffusion de la « bombe » et des missiles de moyenne portée, le terrorisme ou la privatisation des forces armées.
Les dépenses militaires ont augmenté de 50% dans le monde depuis 1998, passant de 800 à 1200 milliards de dollars, alors qu'elles avaient baissé avec la fin de la seconde guerre mondiale. Le livre blanc dessine une géographie conflictuelle basée sur un axe méditerranée orientale / Inde. Il prend acte du déplacement du centre de gravité international vers l'Asie, (p.41) et fait le point sur les grandes puissances mondiales du début du XXIème siècle: Etats-Unis, Russie, Chine et Inde. Dans le deuxième chapitre, le livre blanc détaille les conséquences de cette situation d'instabilité: les zones de non-droit où les états sont fragiles, en se focalisant sur plusieurs zones: l'asie Orientale, l'Afrique subsaharienne, qu'il appelle l'"arc de crise", avec ses caractéristiques: explosion démographique, hydrologie défavorables, sociétés radicalisées...Ce monde instable, ces menaces sont définies (p.47) pour mieux prévoir et éviter les risques qu'elles constituent pour la France.
Le terrorisme par exemple: le livre blanc se pose la question de la protection des approvisionnements énergétiques, alimentaires ou encore des réseaux de communication. Il s'interesse aussi au "hacking", ou encore à la menace de missiles balistiques, notamment asiatiques, qui pourront bientôt atteindre l'Europe, et être utilisés par des groupes et des états terroristes. Cette menace plane aussi sur les 1,5 millions de ressortissants français à l'étranger (prise d'otages, etc.). A l'aide de cet exemple (p.55), la France pourrait voir définir une nouvelle théorie de sécurité à la fois intérieure et extérieure, pour des risques qui concernant le monde entier et la France: risques sanitaires et environnementaux, terrorisme, vulnérabilité des systèmes d'information...Le livre blanc fait état d'une nouvelle révolution militaire: des larges champs de batailles du XXème siècle, qui mêlaient infanterie et aviation, on est passé à des champs de batailles urbains, faisant appel à des technologies sophistiquées où l'humain a toujours une place importante (la guerre robotisée n'aura pas encore lieu!).
III/ Une politique de sécurité nationale pour la France
Dans le troisième chapitre (p.60), le livre blanc indique, face à ces défis, quelle sera la nouvelle politique de sécurité nationale. Ce terme est important, on employait auparavant le terme "défense". Les finalités de cette politiques sont d'abord énoncées: protection de la population et du territoire, la contribution de la France à la sécurité européenne et internationale. Cette sécurité est divisée entre la défense (qui perd donc son caractère global) relatif aux menaces armées, la sécurité intérieure qui assure le maintien d'une "vie normale", liée à une politique étrangère et à une politique économique nationale. Ce chapitre résume aussi les 5 nouvelles fonction sont données à la politique de sécurité nationale par le livre blanc: anticiper et connaître, pour prévoir les crises internationales, notamment à travers le renforcement des outils de renseignement. Prévoir et dissuader: empêcher des menaces ou des guerres d'atteindre la France et surtout la définition de la dissuasion: empêcher un état de croire qu'il puisse attaquer la France ou ses intérêts sans s'exposer à des risques innacceptables. Proteger et intervenir, pour assurer la protection des citoyens mais aussi de l'économie nationale, tout en puissant intervenir aux côtés des partenaires européens et internationaux de la France.
Les moyens de cette politique sont ensuite étudiés (p.127): à travers des opérations sur le territoire national, la force publique doit pouvoir réagir à une crise grave (attentat, accident technologique, catastrophe). Dans ce cadre, la force militaire n'agit qu'en soutien. A l'extérieur du territoire national, la France peut mener des opérations rapides de stabilisation, avec des contingents composés de 1000 à 5000 hommes (interposition entre 2 belligérants), de sécurisation ou de protection ou des opérations de grande envergure prévues sur plusieurs mois. La force de projection française peut donc être employée sur plusieurs théâtres, de manière plus ou moins rapide. Ces actions militaires sont toujours accompagnées d'actions civiles.
Ces moyens sont liés à l'exercice des fonctions précitées: anticiper et connaitre, c'est développer le renseignement, pour atteindre l'autonomie de décision (ne pas dépendre d'une autre puissance ex. quand les EU disent que l'Irak détiennent des armes de destruction massives), ou pour déceler des risques nouveaux. Cette priorité donnée au renseignement se réaliserait en terme de personnels, avec des experts de la lutte anti-terroriste, de la criminalité organisée comme des programmateurs, des linguistes, des interprêtes d'images..., en terme de réorganisations des services (création du conseil national du renseignement), et de développement de nouveaux outils notamment pour les images satellites. Prévenir (p.149)
Nicolas Anoto
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mardi, 01 juillet 2008
Phrase politique du jour ! 1 juillet 2008
« Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse »
Ségolène Royal
11:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
La journée d'Enzo ou l'école future
3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers...
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
10:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique
lundi, 30 juin 2008
Kleber Mesquida réélu.Merci l'UMP!
L'assemblée générale
de l'association
des maires de l'Hérault
a eu lieu jeudi à Loupian En famille. Les maires de l'Hérault, en tout cas, ceux qui adhèrent à l'association du même nom, n'ont pas d'état d'âme. Réunis jeudi soir en assemblée générale à Loupian, ils devaient trouver un successeur au président socialiste sortant Kléber Mesquida, le maire de Saint-Pons-de-Thomières.
En deux temps trois mouvements, sans passer par la case isoloir et sur la proposition de... l'UMP Georges Fontès, qui représentait le maire de Béziers, personne n'est venu contester la réélection du Haut Héraultais. « On est entre amis », a même avoué Georges Fontès pour réclamer le vote à main levée.
Un propos confirmé après l'élection du bureau, une nouvelle formalité, lors du premier discours du "nouveau président". « On travaille dans un esprit mutuel, d'entraide d'écoute. » Un esprit qui sied apparemment aussi au président du conseil général André Vezinhet, un fidèle des assemblées générales de l'association. Ce dernier a évidemment félicité le nouvel élu mais il s'est surtout adressé aux nouveaux maires élus en mars pour rappeler l'action de sa collectivité à leur attention et son attachement à l'entité administrative communale : « Vous exercez une situation de veille en tout point du territoire, les communes sont une richesse de la démocratie française qu'on discute et qu'on conteste... vous connaissez le fameux discours des 36 000 communes... » Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, André Vézinhet a opportunément conclu sur son intervention en lâchant, au passage le montant de l'aide du Département aux communes : 55 M€ en 2008.
J.-P. SOUCHE dans Midi Libre
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dimanche, 29 juin 2008
Ségolène Royal part au combat contre le "clan Sarkozy"

"Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France". La première des sept têtes de chapitre de la contribution de Ségolène Royal annonce la couleur: les querelles entre socialistes sont dépassées, il faut maintenant concentrer toutes les attaques en direction du locataire de l'Elysée... afin de pouvoir y accéder en 2012.
Avant cela, il y a le congrès socialiste de Reims en novembre et la bataille à mener pour le poste de Premier secrétaire du parti. A l'inverse des autres gros bonnets du PS -Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Bertrand Delanoë-, elle s'est officiellement lancée dans la course, il y un peu plus d'un mois. Le deuxième acte de sa candidature avait lieu ce samedi, à Paris, avec la présentation de sa contribution.
Loin de l'austérité des présentations des motions, cette semaine également, de Martine Aubry, Pierre Moscovici ou encore Manuel Valls, Ségolène Royal a opté pour le show. Une Maison de la chimie qui déborde, une foule d'adhérents chauffée à blanc, des applaudissements à tout rompre ponctuant chaque fin de phrase. Jean-Pierre Mignard, président de son réseau Désirs d'avenir, n'a pas peur de l'hyperbole:
"Nous sommes en train de faire le premier grand meeting d'opposition contre le pouvoir en place depuis un an!"
"On se croirait en avril 2007", me glisse aussi une consœur. Il est vrai que tout y est: les mêmes cadres de la campagne présidentielle (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Vincent Peillon), les mêmes jeunes trentas (Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti), les mêmes spécialistes (le lobbyiste Pascal Tallon, l'économiste Thomas Piketty).
Pas un mot en direction des autres camarades
Et comme toute bonne candidate "aux prochaines échéances électorales", elle a invité nombre de personnalités. L'agent des stars Dominique Besnehard, la metteuse en scène Ariane Mnouchkine, ou encore le journaliste Edwy Plenel. Le président de Mediapart, qui avait juré que la lettre de soutien de Ségolène Royal à Mediapart n'était qu'une adhésion politique à son site parmi d'autres de sensibilités différentes, va avoir du mal à prononcer un discours aussi antisarkozyste lors d'un meeting UMP.
Les noms des camarades qui ont quitté le navire Royal depuis la défaite au second tour de la présidentielle sont tus. Pas un mot de l'ami intime Julien Dray, adversaire pour le poste de Premier secrétaire, qui a déclaré pas plus tard que vendredi sur RMC être "en désaccord tant sur le plan de la philosophie de la vie que sur les aspects politiques". Rien non plus sur Arnaud Montebourg, son ancien porte-parole parti s'acoquiner avec le strausskhanien Pierre Moscovici. De toute façon, remarque une des proches de la présidente de Poitou-Charentes:
"L'odeur du succès va rapidement les allécher et les faire revenir aussi vite qu'ils sont partis."
"Sarkozy a besoin de la peur pour gouverner"
La seule et unique cible ce samedi s'appelait Nicolas Sarkozy. Et force est de constater que chacun des intervenants s'en est donné à cœur joie. Souvent avec brio. Du percutant témoignage du syndicaliste de la sidérurgie de Gandrange à la tranchante salve de la spécialiste des questions de sécurité, la députée socialiste Delphine Batho:
"Nicolas Sarkozy ne veut pas débarrasser la France de la violence car il a besoin de la peur pour gouverner."
Alors pour "patienter pendant ce long moment difficile", Ségolène Royal propose de rêver à une autre France, celle qu'elle propose. Moderniser les institutions en s'inspirant des politiques régionales menées par les présidents socialistes, créer enfin un impôt progressiste, continuer à parler aux banlieues, miser toujours plus sur la petite enfance, sauver l'hôpital public…
L'intitulé de la contribution de quarante-deux pages de Ségolène Royal pour le congrès socialiste de Reims est respecté à la lettre: "combattre et proposer".
Par Julien Martin | Rue89
10:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, politique
samedi, 28 juin 2008
Plus cynique qu’eux, tu meurs.
Au moment où le gouvernement fait son coup de pub, le directeur de l’assurance maladie porte un coup d’arrêt au remboursement à 100% pour les affections longues et durables.
Depuis, tous les membres du gouvernement, la langue lourde et la mine embarrassée disent qu’ils sont d’accord sans l’être, qu’ils ne confirment pas sans infirmer, qu’il s’agit d’un projet et pas encore d’une décision, mais qu’en même temps, il faut bien trouver 3 milliards d’euros pour combler le trou de la Sécurité sociale qu’ils n’ont fait d’ailleurs qu’élargir depuis 6 ans.
La méthode est toujours la même. Comme pour le RSA où il est demandé aux salariés modestes de renoncer à leur prime pour l’emploi pour assurer le financement de cette réforme. Comme pour les familles où il n’est proposé de moduler l’allocation de rentrée scolaire qu’en supprimant les majorations pour jeunes enfants des allocations familiales. Comme pour les franchises où il est instauré une taxe sur les malades pour payer le coût d’autres malades. Eh bien là, on va prendre aux mal portants pour payer les médicaments des plus malades qu’eux.
D’une manière ou d’une autre, c’est la même logique : celle de l’assurance privée, du « débrouillez-vous tous seuls », du « tant pis pour vous, vous n’aviez qu’à être riches », bref du cynisme. Si les pauvres sont pauvres, c’est qu’ils l’ont voulu, si les chômeurs sont chômeurs, c’est qu’ils l’ont bien cherché, si les malades coûtent cher, ils n’ont qu’à payer d’avantage.
François Hollande
09:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, social
vendredi, 27 juin 2008
Video surveillance, une fausse bonne-solution
La presse nationale et locale se font l'echo de chiffres alarmants qui meritent réflexions et debats. Beziers n'est pas le far west mais le climat d'insécurite est réel.
Le journal de Beziers prenait les devants pour annoncer les bienfaits de la
videosurveillance qui ,a mon avis ,est une fausse bonne solution. Il n'y a pas eu de modifications spectaculaires entre la periode anterieure et posterieure à l'installation des cameras à Beziers car la videosurveillance deplace la delinquance sur d'autres aires geographiques. Le coût financier paraît diproportionné par rapport aux resultats escomptés. Chaque nouvelle caméra reviendrait à 18 000 euros (hors le cout d'installation) ,outre le fait que le service est géré par la police municipale. Les 8 emplois derrière les caméras ne seraient ils pas plus utiles sur le terrain? Peut être serait il bon de demander l'avis aux habitants du centre ville? Si nous ne contestons pas cependant l'utilisation des caméras dans les emplacements les plus appropriés, nous critiquons son utilisation actuelle et son extension qui consistent à mettre un platre sur une jambe de bois. Nous critiquons surtout l'absence, pour Beziers de réellle politique de sécurite à hauteur des problèmes posés par l'actuelle équipe municipale.
Antonio Fulleda
09:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, beziers
jeudi, 26 juin 2008
Liste des Sénatoriales

1. Robert Navarro ( PS)
2. Karine Chevalier (PS)
3. Yves Pietrasanta (Verts)
4. Béatrice Négrier (MRC)
5. Georges Frêche ( divers gauche)
6.Hélène Mandroux (PS)
C'est le 2 juillet que le Bureau National enterinera l'ensemble des listes et des candidats pour les élections qui verront le renouvellement de la moitié du sénat le 21 septembre
09:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, politique
mercredi, 25 juin 2008
En politique, c’est quand on n’a plus rien à dire qu’on fait de la publicité
En politique, c’est quand on n’a plus rien à dire qu’on fait de la publicité
J’apprends, comme beaucoup de Français, l’existence d’une campagne de publicité organisée par le gouvernement sur le compte bancaire de l’Etat, donc sur celui du contribuable, pour vanter la politique du gouvernement en termes de pouvoir d’achat.
Il faudra bien plus de 1630 spots publicitaires pour convaincre ceux qui, aujourd’hui, perdent une grande part de leur niveau de vie - faute de rattrapage de leur salaire, faute de revalorisation de leur retraite, faute de révision de leurs prestations -, que si les fins de mois sont difficiles, ce n’est pas à cause du gouvernement. Mais ce gouvernement en veut même plus, allant jusqu’à faire croire que ses mesures font le bonheur de chacun d’entre nous.
Nicolas Sarkozy croit, ou feint de croire, que les difficultés qu’il rencontre avec l’opinion tiennent à un problème de communication. En fait, elles tiennent d’abord aux difficultés que vivent les Français depuis maintenant plus d’un an.
J’imagine la réaction que beaucoup de nos concitoyens vont avoir face à ces publicités diffusées à heures de grande écoute à la télévision. Je pense même que ça aura l’effet contraire de celui espéré. Les convaincre de consommer plus ? Comment pourraient-ils le faire ? D’investir d’avantage ? Comment le pourraient-ils avec des taux d’intérêts qui sont à la hausse ?
Cette campagne va mettre en colère, va créer des provocations supplémentaires. En politique, c’est quand on n’a plus rien à dire qu’on fait de la publicité.
FRançois Hollande
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mardi, 24 juin 2008
La droite sénatoriale en abus de position dominante
Le redoutable piège que constitue la révision constitutionnelle se met lentement mais implacablement en place. La réforme bénéficiait d'un consensus sur son principe. Oui, après cinquante ans de fonctionnement, la Constitution de 1958 nécessitait d'être réformée, notamment depuis le quinquennat et l'accroissement de la présidentialisation des institutions. La réforme avait l'attrait de la modernité. Elle comportait quelques appâts, destinés à rassurer la majorité, le référendum anti-Turquie, et à séduire les quelques parlementaires de l'opposition nécessaires à l'obtention des trois cinquièmes à Versailles le 21 juillet. Elle permettrait ainsi la reconnaissance des langues régionales - enfin !, l'égal accès des hommes et des femmes aux responsabilités professionnelles, l'accès des citoyens à la justice constitutionnelle ou le référendum d'initiative citoyenne.
Les sénateurs socialistes considéraient cependant que cette réforme des institutions devait constituer un progrès pour la démocratie et, qu'à ce titre, celle-ci n'était qu'un trompe-l'oeil. Les progrès du pouvoir du Parlement s'adressent en effet exclusivement à la majorité et ignorent l'opposition. Or, dans une démocratie majoritaire, seule l'opposition est à même de rééquilibrer le pouvoir. Nos inquiétudes sont renforcées par le fait que le redécoupage électoral des circonscriptions législatives, arrière-fond du processus de révision, pourrait avoir comme objectif de rendre plus difficile d'obtenir une majorité de gauche à l'Assemblée nationale.
Lorsque la gauche parviendra aux responsabilités, elle serait empêchée de gouverner par les pouvoirs d'obstruction de la majorité sénatoriale, sans disposer du moindre espoir de voir l'alternance se réaliser dans cette Assemblée verrouillée. Si ce texte avait existé en 1997, la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour ou le débat en séance publique à partir du texte de la commission auraient considérablement ralenti la réalisation du programme de réforme de la gauche. Accroître les pouvoirs du Parlement en laissant le Sénat tel qu'il est aujourd'hui, c'est donner demain des armes contre son propre camp, lorsque la gauche arrivera aux responsabilités. C'est la raison pour laquelle les sénateurs socialistes ont posé en préalable à la modernisation des institutions la démocratisation du Sénat. Ils ont fait des propositions en ce sens, qui n'ont même pas été examinées sur le fond. Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de l'écart entre la réalité cynique de la domination majoritaire et les belles promesses de lendemains enchanteurs pour l'opposition - pourvu qu'elle le reste longtemps !
ALTERNANCE IMPOSSIBLE
Mais la majorité a commis un péché de gourmandise en voulant conserver ses privilèges. Tout le monde s'accordait en effet sur la nécessité d'adapter le mode de scrutin du Sénat, qui date de 1958, aux réalités de la France, notamment en modifiant la composition du collège électoral, qui sous-représente fortement les grandes villes. C'est ce qu'en avait conclu le rapport issu des travaux du comité Balladur. Car si le Sénat s'identifiait aux grandes tendances des différentes élections locales depuis 2004, une majorité de gauche y siégerait aujourd'hui.
Cette volonté commune d'une meilleure représentativité se heurtait toutefois à une décision du Conseil constitutionnel de 2000. Celle-ci "interdit toute évolution de la composition du collège électoral sénatorial dans le sens d'un équilibre plus juste, en termes démographiques, entre petites, moyennes et grandes communes", selon le projet de loi constitutionnelle lui-même. Il proposait donc une nouvelle rédaction destinée à "surmonter ces contraintes". La majorité sénatoriale n'a pas souhaité les surmonter, mais au contraire les renforcer.
Elle a en effet adopté une disposition qui perpétue le mode de scrutin actuel dans la Constitution, rendant ainsi l'alternance impossible au Sénat. Un siècle après les sénateurs inamovibles de la IIIe République, l'UMP a ainsi inventé la majorité sénatoriale inamovible. Devant cet abus de position dominante, les sénateurs de gauche, dans leur ensemble, ont quitté les travaux de la commission des lois, fait sans précédent pour une révision constitutionnelle. Tout consensus sur la révision n'est, dans ces conditions, plus possible. Nicolas Sarkozy veut passer en force au Congrès, se croyant assuré de pouvoir faire gagner un camp, le sien, contre l'autre.
Pourtant, le premier ministre a rappelé à l'Assemblée nationale que la Constitution n'était la propriété de personne. En voulant perpétuer sa domination sénatoriale, l'UMP veut verrouiller la Constitution, non révisable sans l'accord du Sénat, au sein duquel la domination de la droite serait constitutionnalisée. C'est un coup d'Etat constitutionnel contre la démocratie. Vu l'ampleur du désaccord entre la gauche et la droite, le seul arbitre désormais de ce conflit doit être le peuple.
Jean-Pierre Bel , président du groupe socialiste du Sénat.
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lundi, 23 juin 2008
Respect, qu'ils disaient....
C'est avec une certaine gourmandise que j'écoutais hier Martine Aubry expliquant que les socialistes doivent se respecter plus" .
Et on a envie de la prendre au mot, Martine Aubry
Le respect, ce serait d'abord celui des personnes .
Va t-on rejouer ad vitam aeternam Sainte Blandine - Royal jetée dans la fosses aux éléphants ? L'ex candidate à la présidentielle n'a pas volé, que je sache, sa désignation massive en 2006. A t-elle démérité à ce point, en 2007, a t-elle trahi à ce point pour lui faire un procés permanent en illégitimitude alors qu'on recycle en loucedé, dans tous les textes, la plupart de ses thèmes ? Certes, Ségolène Royal l'a beaucoup trop dit haut et fort : elle n'aime pas les éléphants et vice versa mais on frise quand meme le déli de sale gueule.
Va t-on frapper d'indignité nationale françois hollande ? Certes, Hollande ,prince de l'enfumage , a embourbé le calendrier pour son interet personnel, générant en parti ce climat délétère.
Mais osons rappeler , qu'en Avril 2002 , quand tout partait en barigoule, c'est lui qui s'y est collé, lui qui a tenté de maintenir, bon gré mal gré, un semblant d'unité. Et ceux qui moquent à longueur de journée ses synthèse molles ont été les premiers à signer des 2 mains et des 2 pieds ces synthèses.
Va t-on reprocher à Bertrand Delanoé ses ambitions ? Certes, le couplet sur le bon élève socialiste nous fait doucement rigoler. On a oublié la campagne de paris en 2001, le mépris général pour ce petit chose, qui avait l"outrecuidance de vouloir conquérir la capitale. Delanoé a toujours gardé un pied dedans un pied dehors. Mais aujourd'hui, meme si sa popularité ne fait pas encore bouger les lignes dans les fédérations, il a parfaitement le droit de postuler à la direction du ps et plus si affinité.
Va t-on enfin reprocher jusqu'à la fin des temps à Martine Aubry ses ambitions ? Certes , la dame des 35H est certainement la plus vacharde à l'égard de ses camarades... cette dent dure qui l'a souvent perdue... Mais elle n'a pas démérité et a bien le droit,d'aspirer à autre chose qu'à la mairie de Lille.
Le respect, ce serait aussi celui des militants. Imaginez ce qu'ils ont enduré ces militants, depuis 3 ans. Un référendum européen destructeur une primaire abominable, une présidentielle dans l'adversité et un congrés aux dés pipés.Tu m'étonnes qu'ils boudent un peu. On l'a vu à lille jeudi dernier : l'affiche aubry-delanoé a rameuté 200 personnes à tout casser. Manière de dire, peut etre : vous nous faites tous suer !
Le respect , c'est enfin celui des électeurs. Combien de temps accepteront ils de se tourner vers un parti qui est d'abord obsédé par lui meme et ne vit qu'au rythme de lui meme. Certes , on nous ressortira les victoires municipales. Mais , rappelons que le taux d'abstention n'a jamais été aussi élevé.
Voilà un sacré signal d'alarme mais il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
En réalité, personne aujourd'hui n'a de majorité mais personne n'est disqualifié : pas plus Delanoé , Aubry que Royal. Ils ont donc le choix des armes. Décider, coute que coute, de faire de ce Congrés de Reims un grand moment de démocratie et de clarification , ou passer totalement à coté, s'enfermer dans des faux débats sémantiques et des véritables haines personnelle.
En se coupant du pays réel qui un jour, pourrait etre tenté de leur dire zut !
Parce que rien n'est éternel.
Françoise DEGOIS sur France Inter
09:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, parti socialiste
dimanche, 22 juin 2008
Resultats complets du vote interne
08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, beziers
samedi, 21 juin 2008
Résultats du vote interne
Le vote interne pour la validation de la liste proposée aux sénatoriales a eu lieu hier. Une seule liste était en lice, R.Tropéano n'ayant pas voulu soumettre au suffrage des militants la liste qu'il a présentée la semaine dernière à la presse.
De nombreux militants de notre section sont venus voter, prouvant par cela leur attachement aux pratiques démocratiques de notre parti.
Les résultats pour notre section
-participation : 75 %
- Pour : 98.8 %
-Nul : 1.2%
09:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, beziers
jeudi, 19 juin 2008
La famille Saassoui loge à l'hôtel en attendant
Concernant le logement de la famille Saassoui - sept personnes dont cinq enfants – sur le boulevard Gambetta (lire Midi Libre du 30 mai), l'arrêté municipal de "péril imminent" a été pris. « Cela signifie que la charge du relogement et la prise en charge reviennent au propriétaire qui doit trouver une solution », explique-t-on au Centre communal d'action sociale (CCAS).
Depuis près de trois semaines, Ghalem Saassoui et sa famille vivent à l'hôtel et mangent au restaurant. Tous frais payés, pendant une dizaine de jours par la municipalité (soit plus de 3 500 € financés par la Ville et le CCAS) puis par le propriétaire. « Pour le moment, je suis à la rue » , clame celui qui ne demande qu'une simple adresse. Un dossier a été déposé auprès de l'Office public de l'habitat (OPH, ex-HLM). La demande sera examinée par la commission d'attribution qui se réunit mardi prochain Présent samedi dernier au côté d'Antonio Fulleda (Parti socialiste section I), Ghalem était excédé : « On me dit que je suis violent, que je m'emporte parce que j'ai menacé d'emmener mes matelas devant la mairie. » Quant au secrétaire du PS, il ne manque pas de mettre la faute sur la municipalité et sur les agences immobilières qui « n'auraient rien à louer sur Béziers ». Du moins ce qui pourrait convenir à l'ensemble de la famille pour vivre dans des conditions décentes. Antonio Fulleda reprend, plus amer : « Il y a un réel souci avec les gens qui n'ont pas la peau blanche. On sent bien qu'il y a une discrimination au quotidien, des délits de faciès. » Et de prévenir qu'il pourrait saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) « car Ghalem n'est pas le seul ». Au CCAS, on précise toutefois que la famille Saassoui avait déjà déposé un dossier auprès de l'OPH en 2005 « qui n'a jamais été complet ». Autre souci : elle déclare cinq enfants « alors que la Caf n'en connaît que trois ».
Enfin, elle aurait une grosse dette locative (de l'ordre de 4 000 €) auprès de son propriétaire. L'ancienne habitation des Saassoui est en travaux pendant au moins cinq mois. Une solution à brève échéance doit donc être trouvée.
Midi Libre
10:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : beziers
mercredi, 18 juin 2008
Julien Dray au" Franc Parler"
Quelle initiative prendre en Europe après le "non" irlandais ?
J'étais de ceux qui disaient qu'il ne fallait pas empêcher Nicolas Sarkozy de tenter son opération de traité a minima, mais je n'y croyais pas et je m'étais abstenu. Pour nous les socialistes, nous avons un grand rendez-vous : les élections au Parlement européen dans un an. Tous les peuples seront consultés en même temps. Il faut faire de cette grande élection l'élection sur l'avenir de l'Europe.
Je souhaite que le Parti socialiste européen - ce sera ma position dès demain soir - prenne l'initiative d'une grande conférence de toutes les forces de gauche européennes. Car l'Europe ne peut pas être abandonnée, et la gauche ne peut pas laisser tomber l'Europe. Elle a une responsabilité particulière, elle a souvent été à l'initiative de sa construction.
Faut-il faire revoter les Irlandais ?
Les chefs d'Etat vont tenter de faire revoter. La dernière fois, cela a réussi. Je n'y suis pas opposé, car je ne suis pas pour bloquer la machine européenne.
Un jeune homme a été assassiné et des émeutes violentes ont eu lieu à Vitry-le-François (Marne). Comment faire face à cette dérive ?
Il y a aujourd'hui un marché parallèle des armes dans les quartiers, et les policiers sont très inquiets. (...) Il y a une ghettoïsation devenue ethnique qui s'installe, une marginalité d'une partie de la population. Pour casser ces ghettos, il faut y mettre beaucoup d'argent, de volonté et de présence humaine. A chaque fois, on l'a fait chichement. On a saupoudré.
On attend toujours le plan banlieue de Fadela Amara...
J'ai contribué à ce qu'elle émerge politiquement. Mais les mois passant, son énergie est en train d'être étouffée. Le conseil interministériel de la ville, qui devait avoir lieu aujourd'hui, est reporté à cause de l'agenda des ministres. Cela veut dire que ce n'est plus une priorité.
Vous êtes élu en banlieue. Pourquoi le PS ne dit-il pas un mot sur le sujet ?
Il y a une timidité qui renvoie à notre échec de 2002. Nous avons tendance à penser que sur ces questions nous nous faisons toujours battre par la droite parce qu'elle est plus sécuritaire que nous, avec un discours plus déterminé. Nous devrions montrer que nous avons des réponses plus pertinentes. Je défends toujours l'idée "Mieux prévenir pour mieux punir" et celle d'un investissement massif sur le plan humain dans les quartiers. (...) Il faut travailler sur une enveloppe budgétaire de 30 à 50 milliards sur les cinq à dix ans qui viennent. Il faut que le ministre de la ville soit le relais et que Fadela soit en première ligne quand il y a des incidents. Il faut prendre des risques.
Pourquoi ces thèmes ne sont-ils pas au coeur du débat du PS ?
C'est aussi pour cela que je suis candidat au poste de premier secrétaire, pour changer un certain nombre de choses. Ce serait bien qu'à la tête du Parti socialiste il y ait un élu de banlieue.
Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli
09:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, politique
mardi, 17 juin 2008
Le Guide suprême du gouvernement français
Alors que les grèves se multiplient, depuis le mois de mai, il est possible de consulter,
sur le portail internet Premier-ministre.gouv.fr, le Guide des réformes 2007-2008, genre de routard du gouvernement et de ses mesures passées et à venir. « Bakchich » en a sélectionné les meilleurs passages.
Ça commence par une photo tout sourire du chef de l’État et du Premier ministre et un joli objectif, très sarkozien : « rendre à nos concitoyens la fierté d’être français ». En attendant c’est demain, dans la rue, qu’une bonne partie des français vont défendre leur fierté, en même temps que leurs 35 h et leur retraite.
A croire qu’ils n’ont pas lu les cinq chapitres de réformes, édités par le service d’information du Gouvernement. Une vraie bible ! Tout y passe, le travail, le service public, la santé, la justice… La rime court, « Maîtriser l’immigration pour réussir l’intégration » et les formules ne manquent pas : « le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis un quart de siècle ». Sauf qu’il est toujours à 7,5 %, selon le gouvernement. Avec ce chiffre, la France fait partie des moins bons élèves de l’Europe et dépasse le taux de l’UE qui s’est établi à 6,7% en avril 2008, comme annoncé sur le site Fenêtre sur l’Europe. Enfin, passons…
En ce qui concerne les thèmes de notre journée de grève, la défense des 35 h et des retraites, les rédacteurs du Guide, dans le chapitre I dédié au travail, ne manquent pas de rappeler la formule consacrée : « L’augmentation de la durée moyenne de travail [les 35 h pour ne pas les nommer, ndlr] est une condition essentielle de l’augmentation du pouvoir d’achat (…) permettre à ceux qui travaillent plus de gagner plus ». Nicolas Sarkozy fait du réchauffé. Pourtant, en une année de présidence, la formule ne semble toujours pas fonctionner. Mais le chef de l’État persiste et signe, malgré le manque de résultats et la nette dégradation du climat social. Et le Guide n’hésite pas, quelques pages plus loin, à avancer le chiffre de « 12 milliards d’euros, le volume du pouvoir d’achat supplémentaire attendu », coup de bluff ? Malheureusement pour notre président, les promesses ne suffisent plus et les manifestants demandent à voir.
Quant aux retraites, le lonely planet du gouvernement parle « d’un large travail de préparation et de concertation » qui a été « mené avec l’ensemble des partenaires sociaux ». Logique, donc, qu’on assiste à des grèves à répétition depuis plusieurs mois. De toute façon, plus besoin de s’époumoner dans le froid printanier parce que « L’allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans pour obtenir une retraite à taux plein dès 2012 est confirmé ». Dans le petit monde merveilleux du gouvernement, tout semble fixé, réglé, plié. Il aurait peut-être fallu prévenir les syndicats et les manifestants avant ce matin.
A déguster pour cette journée de grève
Maïté Labat dans Backchich info
09:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique
lundi, 16 juin 2008
Le Non irlandais au traité de Lisbonne
Le « non » irlandais n’est pas une surprise : on sentait monter ces dernières semaines un climat qui n’était pas sans rappeler le mois de mai… 2005 en France, une volonté de transgression insensible à tous les arguments constructifs, à l’écoute de toutes les rumeurs négatives.
Il n’en est pas moins un choc : pour la quatrième fois depuis 2000, un pays dit « non » à un traité institutionnel européen, l’Irlande, déjà, la France et les Pays-Bas l’avaient fait auparavant. L’Europe retombe dans la crise, elle demeure scotchée à ce Traité de Nice que je connais comme si je l’avais fait, plus robuste qu’on ne l’a dit, mais profondément insatisfaisant.
Les réactions à ce vote me surprennent souvent, me consternent parfois, elles ne me semblent pas à la hauteur de la situation.
La joie des champions les plus virulents du « non » français est mesurée, parce qu’ils savent que c’est, un peu, le « plan B » qui s’est effondré, elle est tout de même éclatante. Pour ceux qui ont, en 2005, prôné un « non » de gauche et espéraient cette fois un refus irlandais, qui se disent pro-européen, c’est soit un contresens, soit un aveu.
Ceci ne concerne pas pour l’essentiel les socialistes, qui pour la plupart ne souhaitent pas rejouer la pièce qui nous a coûté si cher. Seul Jean-Luc Mélenchon, samedi matin à la Convention nationale du PS, brandissait avec fierté la « une » de l’ « Humanité », barrée d’un grand « merci ». Merci à qui, merci à quoi ?
J’ai moi-même écrit que le « non » français, à défaut d’être l’émanation de la gauche seule, était un vote sociologique, entraînant les couches populaires, à commencer par les ouvriers : je l’ai constaté, par exemple, dans le pays de Montbéliard. Mais le « non » irlandais n’est pas un refus à finalité sociale.
L’Irlande est un pays attachant, mais très tourné vers l’Atlantique, et profondément conservateur. La campagne du « non » irlandais a mis en avant la crainte de la fin de l’interdiction de l’avortement, le refus de l’harmonisation fiscale, le rejet du vote à la majorité qualifiée de la réforme de la Commission et de la pondération démographique. Faut-il vraiment dire « merci » à cela, quand on est de gauche ?
Pierre Moscovici
19:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, international
dimanche, 15 juin 2008
Vote interne pour les sénatoriales
Nous voterons VENDREDI 20 JUIN de 17 à 21 heures pour investir la liste des sénatoriales. Aucune liste alternative n'ayant été déposée auprès des instances de notre parti, une seule liste est proposée au suffrage des militants:
1- Robert Navarro
2- Karine Chevalier
3- Force de progrès
4- Force de progrès
5- Georges Frêche
6- Hélène Mandroux
Il est important que tous les militants participent au vote.
10:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 13 juin 2008
Sénatoriales: Tropéano maintient sa liste
Robert Tropéano n'aura pas attendu le terme du délai de deux jours fixé par le premier secrétaire fédéral Robert Navarro pour lui transmettre sa réponse (Midi Libre d'hier). Même si Georges Frêche n'est pas à la tête de liste de la fédération, le sénateur sortant décline la proposition d'y figurer. « Nous avons appris, par voie de presse, que la fédération nous proposait la 3 e et 4 e place. A ce jour, aucun des membres de la liste que je conduis n'a été contacté », assure-t-il. En effet, Robert Tropéano n'avait pas digéré d'être écarté de la liste initiale présenté par les instances fédérales du PS. Il avait donc constitué la sienne. « Nous déplorons les méthodes employées par notre fédération, qui ne sont pas dignes de notre parti. Nous en avons d'ailleurs informé par courrier François Hollande. » « Hollande viendra bientôt à Montpellier dire qui est légitime et qui ne l'est pas ! » rebondit Robert Navarro. Contacté par Midi Libre, le premier fédéral du PS héraultais dénonce « une logique de démolition et de scission ». Tropéano présentera officiellement sa liste, soutenue par le président du conseil général, dans quelques jours. Le premier fédéral du PS bouclera, lui, la sienne avec « des candidats des forces de gauche et de progrès ». Les sénatoriales approchent. Le PS héraultais se met en ordre de bataille... interne.
M.C. dans Midi libre
10:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, beziers, parti socialiste
jeudi, 12 juin 2008
Phrase locale du jour ! 12 juin 2008
« Si c'est comme ça, je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas »
André Vézinhet répondant à la proposition du conseil fédéral en ce qui concerne les sénatoriales...
21:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Les 10 propositions socialistes sur la Loi de Modernisation de l'Economie (LME)
Le projet de loi du gouvernement n'est pas à la hauteur des enjeux économiques du pays. En l'état, il ne peut suffire à relancer la croissance. Les socialites formulent donc 10 propositions fortes, concrètes et efficaces pour une véritable modernisation de l'économie qui ne favorise pas seulement quelques grands groupes mais tous les Français.
1) Donner des vrais droits aux consommateurs :
création d'une véritable action de groupe permettant une juste indemnisation des préjudices subis.
2) Créer les outils d'une vraie régulation sincère de la concurrence : l'Autorité de la concurrence doit pouvoir casser les situations de domination territoriale des centrales d'achat
3) Assurer l'équilibre honnête dans les relations commerciales fournisseurs-distributeurs : transparence complète des conditions générales de vente (CGV), contreparties à la négociabilité des prix, encadrement du référencement....
4) Préserver l'objectif de diversité et de proximité commerciale : nouvelle impulsion du commerce de proximité, maîtrise de l'urbanisme commercial par les élus locaux (maintien du seuil d'autorisation des implantations commerciales par les commissions départementales d'équipement commercial), autoriser les associations de commerçants de proximité à mutualiser leurs actions (emploi partagé, stockage, groupement d'achat, promotion commerciale...).
5) Soutenir la création et le développement des PMI-PME : extension du « small business act » -sorte de discrimination positive pour les PME dans l'accès à la commande publique- à toutes les PME (et non seulement aux PME innovantes), orienter le soutien vers le développement des PME plutôt que sur la seule création (soutien à l'export, accès au crédit et au capital risque...).
6) Soutenir une vraie politique industrielle par la création d'un fonds souverain (CDC), et l'extension des tarifs régulés de l'électricité (Tartam).
7) Créer un droit à l'assurance pour les créateurs d'entreprise confrontés au refus de vente.
8) Assurer l'égalité d'accès territorial au très haut débit : réserver une partie du dividende numérique pour les communications à très haut débit dans les zones rurales et lutter contre les zones blanches.
9) Garantir le financement du logement social par les fonds collectés du Livret A.
10) Défendre l'accessibilité bancaire : créer un droit au compte et un service universel bancaire, faciliter la mobilité bancaire, lutter contre l'endettement (création d'un fichier positif, disposition de protection du conjoint...).
08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, economie
mercredi, 11 juin 2008
Négocier ? ça fait scier!
Ils avaient cru que Sarkozy n'avait rien à voir avec Margaret Tatcher.Qu'on pouvait s'entendre avec lui,discuter franchement,sans entourloupe ni coup par derrière, ni direct au foie. Ne s'était-il pas vanté de vouloir "moderniser le dialogue social?"Les syndicats ,CFDT et CGT notamment, avaient joué le jeu.Sur ce sujet , un accord avait été trouvé entre eux et le Medef."Une position commune" dont chacun se félicitait. Elle était simple.D'un coté,on garde les 35 heures comme durée légale du travail , de l'autre,on y injecte un peu de souplesse en permettant à chaque entreprise de dépasser "à titre expérimental" le contingent conventionnel d'heures supplémentaires, à condition que soient d'accord les syndicats représentant au moins la moitié des salariés. Mais patatras! à peine "les partenaires sociaux" ,comme on dit, s'étaient-ils mis d'accord que,ce 28 mai, le ministre Xavier Bertrand pondait un projet de loi sur les 35 heures , piétinant allègrement cet accord.
Ce projet,bien que gardant apparemment les 35 heures comme durée légale ,les assassine tout net: il balaie la notion d'essai "expérimental" et affirme carrément que chaque patron pourra imposer 48 heures de travail à ses salariés (il suffira que les syndicats représentant 30 % d'entre eux soient d'accord). Là,il ne s'agit plus d'assouplir les 35 heures mais de les pulvériser purement et simplement.(....)
Sarkozy peur se féliciter:la droite la plus réac, la plus sectaire, la plus thatchérienne ne se sent plus de joie; les syndicats réformistes sont humilés et sortiront les banderoles le 17 juin.
La France de Sakozy est un grand pays moderne.
J.L. P dans le Canard Enchainé
17:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, social
mardi, 10 juin 2008
Et entre Laurent et Martine, c'est du sérieux?
Alors que la tendresse, à l’approche du congrès, affleure par tous les pores du PS, une nouvelle idylle émeut les rangs socialistes : celle entre Laurent Fabius et Martine Aubry. Une jolie romance, née dans l’écrin des reconstructeurs, ce nouvel alliage où prennent place amis de Dominique Strauss-Kahn, d’Arnaud Montebourg, et donc de l’ancien Premier ministre et de la maire de Lille. Leur réunion, dimanche 1er juin, fut l’occasion de le constater : entre sourires complices, mots doux susurrés à l’oreille et éloges appuyés du premier, qui désormais voit en la seconde «une personne de grande expérience doublée d’un grand talent», Laurent et Martine, c’est du sérieux. «Il y avait une telle envie d’être ensemble que c’en était impressionnant, lâche, la larme à l’œil, Claude Bartolone, premier lieutenant de Laurent Fabius. Il y avait une espèce de magie…»
Jaloux. L’affaire, à en croire les amis du député de Seine-Maritime, n’aurait rien d’une passade. Claude Bartolone, encore: «Martine a un certain nombre de fées penchées sur son berceau. C’est une femme, elle est maire d’une grande ville, elle a montré sa capacité de résistance et n’a pas besoin de trépigner sur les tréteaux pour dire qu’elle est de gauche.» Autant d’atours qui suffisent à faire battre les cœurs fabiusiens.
Mais certains, jaloux sans doute, n’y croient guère. «Il y a sans doute de l’affection pour Martine Aubry, mais aussi l’idée de trouver un moyen de ne pas se compter au congrès tout en pesant», dit le strauss-kahnien Pierre Moscovici. Après avoir, depuis le référendum, cherché à déborder leurs camarades sur l’aile gauche, au point de s’en trouver cornérisés, les amis de Fabius, en soutenant Aubry, chercheraient-ils à se replacer au centre du jeu? «Leur


