vendredi, 03 juillet 2009
À propos de la burqua

André Gérin, député communiste du Rhône a réclamé une commission d'enquête parlementaire sur la pratique du port de la burqua en France. Soixante cinq députés de différents partis soutiennent cette demande. C'est un sujet qui a immédiatement déclenché un vif débat auquel s'est mêlé Nicolas Sarkozy lors de son « discours du trône » à Versailles.
Voici quelques éléments pour nourrir la réflexion et ouvrir le débat.
1. Qu'est qu'une burqua ?
C'est un vêtement bleu avec lequel les femmes recouvrent entièrement leur tête et leur corps, doté d'une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vue ... C'est la tenue imposée par les talibans aux afghanes.
2. Les repères juridiques
L'article 1er de la Constitution stipule que : « La République française est indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ». La loi du 15 mars 2004 interdit le port de signes religieux ou de tenues par lesquelles les élèves manifestent de manière ostentatoire leur appartenance religieuse au sein d'un établissement scolaire. Le code de la fonction publique impose une obligation de neutralité à tous les fonctionnaires. Un arrêt de juin 2008 du Conseil d'État reconnaît le droit à l'État français de refuser la nationalité française à une personne qui porte la burqa. Il considère que l'intéressé a adopté, « au nom d'une pratique radicale de sa religion un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment avec le principe d'égalité des sexes ». En septembre 2008, une estimation de la Halde estimait que l'Agence national d'accueil des étrangers (Anaem) pouvait refuser de dispenser une formation en français, dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration, à une femme portant la burqa.
3. Les arguments d'André Gérin
« Dans ma ville, il y a de plus en plus de femmes enfermées dans des prisons ambulantes en tissu. On a des problèmes à l'état civil, pour les cartes d'identité, les passeports et même les mariages ».
4. Que dit le Coran ?
Si le Coran dit que les femmes doivent être vêtues de façon à "préserver leur chasteté", le voile n'est pas une obligation impérieuse et est donc susceptible d'accomodements en fonction du contexte. La burqa ne peut quant à elle se prévaloir d'aucune justification historique, ni dans le Coran ni dans les mœurs traditionnelles de la quasi totalité des peuples musulmans. C'est une innovation dans laquelle mise à part quelques très rares exceptions, les musulmans ne se reconnaissent pas.
5. Mohammed Moussaoui Président du Conseil Français du Culte Musulmant (CFCM) a déclaré dans une interview au journal Le Monde : « Le CFCM ne demandera pas à la société française d'accepter la burqua, mais soutiendra un travail de pédagogie et de dialogue afin de convaincre ces femmes de rejoindre la pratique de l'islam de la modération et du juste milieu - celle de l'immense majorité des musulmans de France -, et d'abandonner cette tenue, symbole d'une pratique qui peut contribuer à stigmatiser l'islam en France ».
Jean Louis Bianco
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jeudi, 02 juillet 2009
MON HUISSIER NE CONNAIT PAS LA CRISE !!!
En ces temps de crise, même si nous savons pertinemment que certains s'en sortent plutôt bien, nous manquons parfois d'exemples concrets : en voici un
La Cour de Cassation a, dans un arrêt récent du 15 janvier 2009, offert aux huissiers un moyen extraordinaire de s'en sortir... et plutôt bien...
Petite explication technique préalable .Auparavant, quand un huissier délivrait le même acte de procédure à plusieurs personnes, dans son ressort de compétence, il pouvait ne rédiger qu'un seul acte, qu'il signifiait (par exemple) à 4 personnes ; la facturation de l'huissier était alors de 80 € pour la première personne (somme approximative facturée pour un acte simple type « assignation en paiement de sommes ») auxquels s'ajoutait, une somme d'environ 15 € par personne supplémentaire à qui l'acte était délivré. Soit dans notre cas un coût total de 80 + (15 x 3) = 125 €.
L'arrêt rendu par la Cour de Cassation le 15 janvier 2009 est venu rappeler que la loi imposait à l'huissier de délivrer un acte unique par personne touchée (acte unique qui sera donc facturé de manière totale pour chaque acte). Faute de quoi l'acte signifié peut être déclaré nul....Sanction qui est, bien évidemment, particulièrement grave pour l'huissier qui a délivré l'acte, sa responsabilité civile professionnelle étant alors engagée...
Reprenons donc notre exemple : 80 € par personne touchée cela porte, dans notre cas, le montant des sommes dues à ... 320 € !!! (soit une augmentation de plus de 250%....)
Quand on sait que le coût d'un acte d'huissier est proportionnel à la somme qui y est demandée.... On comprend vite que la note peut alors s'avérer bien plus salée.
Parce qu'en fait, qui paie les frais d'huissier ? Mais tout le monde, vous, moi .... Enfin, n'importe lequel d'entre nous, en n'importe quelle occasion de sa vie, pour peu qu'il se retrouve dans l'engrenage d'un procès subi ou désiré ; ce qui est une situation de plus en plus banale tenant la judiciarisation de notre société actuelle.
***
Que la Cour de Cassation ait souhaité, par le biais de cet arrêt, rappeler à certains huissiers qu'ils doivent être plus scrupuleux sur la délivrance des actes de justice, cela ne fait aucun doute....
Que les huissiers, professionnels sérieux, appliquent à la lettre cette décision parce qu'ils veulent bien faire leur travail, et ne veulent pas voir leur responsabilité engagée, cela ne fait également aucun doute ....
Mais que ce changement notable en matière de procédure civile - qui entraîne une augmentation considérable des frais de justice, et par là même, une augmentation du chiffre d'affaires des huissiers ...- soit passé totalement sous silence, alors que nous sommes tous concernés, relève d'une volonté farouche, à mon sens, d'occulter que certains vivent actuellement des jours économiquement très heureux.
Et qu'ils sont sans aucun doute bien plus nombreux dans « certaines catégories sociales » que ce l'on ne veut bien nous faire croire !!!!
Michèle DRAY
10:05 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 01 juillet 2009
Région:Des sous pour les agglos
9,62 M€ pour les agglos : c'est la manne, en augmentation de 16 % et une anticipation de six mois pour faire face à la crise, promise par la Région pour financer les projets intercommunaux.
Après avoir signé un chèque de près de 28 M€ pour l'Hérault, Georges Frêche a récidivé pour les agglos hier. Les bénéficiaires - l'Agglo de Montpellier (3,94 M€), de Béziers (3,14 M€), de Sète (1,5 M€) et d'Agde (1,03 M€) - voient la plupart de leurs projets soutenus. Les présidents des agglos ont pu commenter cette aide particulièrement bienvenue compte tenu du contexte.
Georges Frêche a fait remarquer aux Biterrois qu'en rapport avec la population, Béziers était plutôt bien loti : « Qu'on ne vienne pas me raconter après que Béziers n'est pas bien servi. On donne sans regarder les étiquettes politiques », lance-t-il au premier vice-président de l'Agglo de Béziers, Alain Sénégas, qui ne relève pas .
Midi Libre
16:58 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le contrôle au faciès démontré par A + B
«Contrôle au faciès», «délit de sale gueule», «profilage racial», quels que soient les termes que l'on préfère retenir, c'est une réalité en France. A grande échelle. Une étude menée par deux chercheurs du CNRS et rendue publique ce mardi vient apporter la démonstration scientifique de cet état de fait jusqu'alors ressenti mais non quantifié. Selon cette étude, un Noir a six fois plus de chances d'être contrôlé par la police qu'un Blanc, un Arabe (ou perçu comme tel) 7,8 fois plus.
Les chercheurs, Fabien Jobard et René Levy, dont l'étude a été financée par une fondation américaine, l'Open society institute (créée par le milliardaire Georges Soros) se sont concentrés sur les opérations de police menées entre octobre 2007 et mai 2008 dans deux espaces parisiens: à la gare du Nord et à Châtelet-les-halles.
«Les policiers perpétuent des stéréotypes»
L'observation s'est faite en deux temps. Première phase, des observateurs placés aux points d'accès de chacun des sites ont passé au crible les passants, en recensant plusieurs critères: âge, sexe, origine, vêtements, gros sac ou non (dans la perspective du plan vigipirate). Une fois définie cette «population de référence», les observateurs ont suivi les policiers pour scruter 525 contrôles, en relevant les mêmes critères.
Résultat: plus que sur les comportements des gens, les policiers se fondent sur l'apparence. La couleur de peau («Blanc», «Noir», «Arabe») mais aussi les vêtements, un jeune sous une capuche, habillé hip hop ou tecktonik ayant plus de chances d'être contrôlé puisque appartenenant souvent à une minorité visible. «En visant certaines personnes à cause de ce qu'elles sont (ou ont l'air d'être) et non à cause de ce qu'elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux», constatent les auteurs.
«Perte de confiance»
Les observateurs ont également interrogé plusieurs personnes controlées pour savoir si elles avaient perçu du racisme dans l'intervention. Seules 3% ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant. 76% ont émis un jugement neutre sur l'attitude des fonctionnaires, 6% ont considéré que les policiers s'étaient comportés de manière respectueuse.
Ce qui fait dire aux chercheurs que ce n'est finalement pas tant le contrôle en lui-même que son caractère répétitif qui est mal ressenti, conduisant à des «effets délétères» sur les rapports police-population et à la «perte de confiance envers le système de la justice pénale français».
Libération
09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 30 juin 2009
"Grand emprunt" ou expédient?

16:03 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Fausse indépendance, vraie partialité
Les députés examineront au mois de septembre les propositions présentées par le gouvernement en vue de redécouper les circonscriptions législatives pour corriger les écarts démographiques constatés par les derniers recensements de population.
Le principe n'est pas contestable, puisque le découpage actuel des circonscriptions, qui date de novembre 1986, repose sur les données du recensement général de 1982. Depuis lors, la France est passée de 54 millions d'habitants à 63 millions.
Toute la question est de s'assurer que cette exigence de rééquilibrage n'est pas détournée à des fins politiques. Or, en dépit des déclarations du secrétaire d'Etat Alain Marleix, le redécoupage qui s'effectue sous son autorité est loin d'être neutre et il facilite délibérément la conquête par la droite d'un certain nombre de circonscriptions. L'un des moyens utilisé à cet effet est de faire basculer des cantons ou des municipalités détenus par la gauche dans des circonscriptions qui lui sont déjà acquises, afin de l'affaiblir dans des circonscriptions voisines.
Depuis plusieurs mois, les socialistes contestent l'absence de transparence et de règles claires dans cette opération. D'ailleurs, le projet de loi permettant au gouvernement de lancer le redécoupage a déjà été censuré sur plusieurs aspects par le Conseil constitutionnel, que nous avions saisi.
Samedi, le Journal officiel a publié l'avis de la commission Guéna, qui confirme toutes nos craintes.
Il n'y avait pas grand chose à attendre de la « commission indépendante », présidée par Yves Guéna, pilier de ce qui fut l'Etat UNR, puis UDR, et enfin RPR en France, et il n'y a pas davantage à attendre des suites que donnera le gouvernement aux observations de cette commission.
Cela veut dire que le pouvoir exécutif a pris soin de donner à la procédure de redécoupage l'apparence de la concertation, autour des pseudo-consultations du secrétaire d'Etat, et l'apparence de l'impartialité, avec la publication de l'avis- au demeurant consultatif- de la commission, mais que finalement,il n'a pas modifié son projet initial, destiné à conforter la prédominance de la droite au parlement.
Le résultat est que lors des élections législatives de 2012, si la gauche rassemble 50% des suffrages, elle n'obtiendra pas la majorité des sièges. Il faudra qu'elle réunisse plus de 51% des voix pour devenir majoritaire, alors qu'il en faudra moins de 49% à la droite pour conserver la majorité.
Bernard Roman
09:51 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 29 juin 2009
Généralisation totale du travail dominical
La nouvelle proposition de loi sur le travail dominical est présentée par le gouvernement comme le fruit d'un compromis qui limiterait les dérogations au principe du repos dominical.
La réalité est très différente, à tel point que la CGPME demande la suppression de l'essentiel du texte.
Dans toutes les communes dites "touristiques" (ce qui est très large : au moins 5 000 communes dont la quasi totalité des moyennes), les employeurs du commerce pourront contraindre leurs salariés à travailler le dimanche sans aucune contrepartie : ni salaire doublé, ni repos compensateur obligatoire, ni nécessité d'être volontaire.
Certains membres de la majorité UMP veulent donc remettre en cause un équilibre social multiséculaire.
Jean Louis Bianco
09:18 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 28 juin 2009
Amis Socialistes, un peu de sang froid, que diable !
Piqué par un échec électoral prévisible, en tout cas pour ceux qui dénoncent son inertie depuis deux ans, le PS semble tout a coup pris de folie. Or c'est justement parce que le changement n'a jamais été si nécessaire, et le PS si affaibli, qu'il nous faut garder notre sang froid !
Cessons, tout d'abord, de nous chercher précipitamment des alliés : Modem hier, Verts aujourd'hui, comme si notre salut dépendait de leur âme charitable. Mettons nos propres idées au net : le rapport entre l'idée socialiste et l'exigence écologique n'a jamais été sérieusement pensé. Il serait temps de s'y mettre. Là, sans doute, se trouvent les fondements du renouveau de notre projet. C'est sur ces bases qu'il nous faudra ensuite engager un dialogue avec les Verts.
Ne jetons ensuite pas le bébé socialiste avec l'eau glaciale du dernier bain électoral. Non, le mot socialisme n'est pas dépassé, à la condition, naturellement, de ne pas l'identifier à un passé récent, productiviste sur le plan économique, et trop étatiste sur le plan démocratique et social. Le socialisme est né d'une volonté d'organisation. Ses premiers « prophètes » voulaient, en réaction au désordre produit par le libéralisme économique débridé du XIXème siècle, introduire des règles garantissant le bien commun. L'actuel défi écologique n'est pas sans analogie avec le défi social que le mouvement socialiste a su relever alors. Le socialisme d'aujourd'hui me paraît intellectuellement le mieux préparé pour y répondre;
Oui, également, faisons des primaires une exigence! Mais certainement pas notre unique priorité. Pour régénérer le PS, il nous faut, sans aucun doute, l'ouvrir sur la société ; associer sympathisants et électeurs au choix de notre candidat va donc dans le bon sens. Cela aura en outre pour effet d'adapter enfin le parti à la réalité de nos institutions. Mais, n'en faisons pas la panacée : lançons la même démarche pour élaborer notre projet à travers des « États-généraux du renouveau » ouverts à toutes celles et à tous ceux qui veulent travailler à une alternative. C'est à partir du périmètre politique ainsi obtenu que nous pourrons refonder notre parti, voire en créer un nouveau, et organiser l'élection de son leader.
Sortons enfin des faux débats sur l'éternel retour (ou départ) des classes populaires. La crise nous oblige plus que jamais à nous adresser non à telle ou telle catégorie mais à tous les Français au nom de l'intérêt général. La situation financière et sociale sera dans trois ans à ce point dégradée qu'il faut d'ores et déjà parler au pays le langage de la vérité. Il faudra bien tout ce temps pour le faire entendre. La démonstration a été faite que l'anti sarkozisme n'est pas un projet. Les Français n'attendent pas des protestations mais des solutions. Le PS a besoin d'un regain de crédibilité, plus que d'un surcroît de combativité.
Alors oui, au total, changeons tout du sol au plafond, comme je l'ai entendu dire ces temps-ci par beaucoup qui semblent s'être réveillés d'un long sommeil. Les raisons de la paralysie du PS sont connues : poids excessif et rente de situation donnés aux courants et à leurs chefs de file par la proportionnelle ; base militante trop étroite, volontairement restreinte, pour ne pas bousculer les équilibres internes ; démobilisation du « siège » du parti qui consacre aujourd'hui à la réflexion, aux études et à l'élaboration de son projet environ l'équivalent d'un mi-temps... Le mal est ancien, les causes profondes. Il serait donc naïf de penser qu'un coup d'épaule suffira pour transformer un appareil vermoulu en parti moderne et performant. Ce ne pourra être le résultat d'une prise de conscience collective. Le congrès de Reims a montré que nous étions au bout d'un système. L'ironie est que ce sont ceux qui en bénéficient qui doivent prendre l'initiative de le changer! Pour cela il leur faudra jeter à la rivière les rancunes, les querelles de clans et les intérêts de boutique.
Je nous invite avant qu'il ne soit trop tard à faire le pari de la sagesse et de l'intelligence collectives : le seul que nous n'ayons jamais tenté !
Gaëtan Gorce
Député de la Nièvre, Membre du secrétariat national du PS
Auteur de Choisir, lettre ouverte à ceux qui veulent encore espérer de la Gauche, 2008
13:45 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Appel à la mobilisation : réorganisation de la SNCF
Député européen, j'avais voté contre la libéralisation du secteur ferroviaire, imposée par la droite européenne. Actuellement se développe dans notre région un mouvement qui s'oppose à la réforme de l'organisation de la SNCF. Cette réforme va à l'encontre de ce que j'estime être un service public. C'est pourquoi je soutiens et vous appelle à soutenir le mouvement syndical qui s'oppose à la fusion des établissements de Narbonne, Nîmes et Béziers et à la suppression des unités localisées à Béziers et Perpignan.
Robert Navarro ,sénateur
10:22 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 27 juin 2009
Cri d'alarme !
Les élections europeennes viennent de se terminer, avec le résultat que l'on sait : le Parti Socialiste est au plus mal !
Il y a à cela plusieurs raisons, sans doute.
Mais il en est une, à nous militants de la base, qui nous saute aux yeux : la désunion
- cette désunion nous a sans doute coûté la dernière élection présidentielle, ou la candidate démocratiquement choisie n'a pas eu le soutien qu'elle aurait dû avoir au sein de son propre parti
- au niveau départemental, cette désunion a encore fait des dégâts aux sénatoriales
+ Il se profile, pour 2010, les élections régionales : un candidat de gauche, soutenu par les 5 fédérations départementales, a probablement l'intention de repartir - le bilan positif de son mandat actuel est reconnu par tous, à gauche ... comme à droite
Or, quelques positionnements ou déclarations de certains élus de notre parti nous font craindre que le même scénario de désunion se reproduise !
Par ailleurs, la presse fait état de la décision unilatérale de notre première secrétaire nationale de ne pas reconnaître G.Frèche comme porteur du projet du PS et de la gauche, en 2010, en Languedoc-Roussillon - Là aussi, où est le choix des militants ? Quand leur a-t-on demandé leur avis ?
Nous, militants de la base, en avons assez d'être pris pour des pantins - nous en avons assez de ces querelles, qui ne sont que des jeux de pouvoir - nous ne voulons plus que notre Parti rejoue la comédie du Congrès de Reims !
Nous n'avons déjà plus de crédibilité au niveau de notre projet - Que dire de cette image désastreuse que nous donnons de notre fonctionnement !
Ca suffit ! Il en va de notre survie !
Les militants de la section de Creissan
08:50 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 26 juin 2009
Hold-up patronymique
Un Mitterrand au gouvernement. La belle opération. Même si l'homme n'a jamais caché ses sympathies pour la droite, le symbole, à gauche, fait mal. Continuation de l'ouverture peut être mais à des starlettes égarées, pas à un courant de pensée. Avec son timbre de voix si particulier, parfait pour les éloges funèbres, la déprime risque de s'installer au ministère de la culture. Choix étonnant si on retient l'information du Point selon laquelle le remplacement de Christine Albanel est en partie lié au fait que Nicolas Sarkozy la jugeait trop triste.
A 62 ans, le neveu obtient son bâton de maréchal, la consécration politique. De protégé, il accède au statut de protecteur, celui qui fait danser selon son bon vouloir des milieux culturels hautement dépendants de la manne publique.
Il partagera au moins un point commun avec Nicolas Sarkozy. Un ego surdimensionné. Suffisamment pour annoncer lui-même avant les autorités de la république sa nomination. Du jamais vu.
Le site du Point avait révélé que M. Mitterrand aurait organisé, dès lundi soir, une petite sauterie d'adieu à la villa Médicis au cours de laquelle, il a annoncé à ses collaborateurs sa nomination au ministère de la culture.
Interrogé sur le fait qu'un Mitterrand devienne ministre de Nicolas Sarkozy, il a répondu : "Oui... Sarkozy a bien été ministre au temps de Mitterrand". Pour être complet, il faut ajouter que l'oncle François avait bien été un temps membre du Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre sous Vichy. Certes, Sarkozy n'est pas Pétain. Pas plus que Frédéric n'est François.
Le nouveau ministre de la culture ne cache pas sa fascination pour la monarchie. Son entrée à la Cour lui permettra d'être aux premières loges de la monarchie républicaine française.
Ironique, Arnaud Montebourg fait remarquer que "C'est un présentateur de télévision qui va être ministre de la culture !". Logique, on a bien eu un entrâineur de rugby aux Sports.
Ah, la télévision, l'autre passion de Nicolas Sarkozy. Il ne manquerait plus que Nicolas Hulot à l'écologie et Stéphane Bern aux Affaires étrangéres.
Blog La mouette
08:57 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 25 juin 2009
Lettre à Martine Aubry
Béziers le 19 juin 2009
Chère Camarade
Je tiens à t'exprimer mon profond regret eu égard aux évènements rapportés par notre quotidien régional le midi-libre quant au choix de notre tête de liste pour les élections régionales.
Après la sévère déroute du 07 juin, j'avais cru comprendre que la loyauté imposait une réserve médiatique afin d'éviter à nouveau l'étalage de nos querelles.
J'avais également cru comprendre que la parole des militants, dont il fut tant question lors du congrès de Reims, devait être respectée.
C'est pourquoi les propos que tu aurais tenus à l'égard de Georges Frêche, qui bafouent et l'un et l'autre de ces principes ne peuvent que navrer les socialistes loyaux de notre région.
D'autant que cette position occulte le travail accompli par Georges Frêche et son équipe depuis 2004 avec un bilan très largement positif et reconnu par l'ensemble de nos concitoyens languedociens et roussillonnais, au-delà même des clivages habituels.
Ce qui est tout aussi regrettable c'est l'attitude de certains camarades, encouragés par ta position, qui se sont lancés dans un lynchage médiatique indigne, et bien éloigné de l'esprit de fraternité et d'humanisme qui devrait nous guider.
Sommes-nous encore en mesure de comprendre le message des électeurs?
Etre socialiste suppose le respect de certaines valeurs, je le répète à nos militants, le devoir d'exemplarité s'impose à nos dirigeants, à commencer par la première.
Toutes mes amitiés socialistes.
T. BEUSELINCK, secrétaire de la section Béziers 3
13:11 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 24 juin 2009
remaniement.....médiatique

14:09 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
nouveau pataquès électoral à Perpignan
A Perpignan, on pensait que la fraude électorale n'était plus qu'un mauvais souvenir, après la célébrissime affaire des bulletins planqués dans la chaussette d'un proche du maire, Jean-Paul Alduy (UMP), lors du scrutin de 2008, invalidé en avril par le Conseil d'Etat. Rien n'indique si la fraude a toujours cours, mais on passe désormais au trafic -apparemment légal- de candidats.
Dimanche, lors du premier tour de la nouvelle élection, le maire sortant est arrivé en tête avec 40,35% des suffrages, devant son opposante Jacqueline Amiel-Donat (PS, PC, MRC, PRG, CDC), qui en obtient 24,75%, et Jean Codognès (divers gauche, MoDem, Verts), avec 14,19%.
Ce dernier a décidé de se maintenir, et c'est de sa liste que viennent les problèmes : deux de ses colistiers ont déclaré ce mardi matin en préfecture qu'ils se retiraient. Pour ces deux militants du MoDem, Danielle Cabrimol et Robert Figueroa, les raisons sont les mêmes :
- se maintenir revient à assurer une victoire certaine à Jean-Paul Alduy, dont ils rejettent les méthodes : « Je me suis engagée au MoDem pour battre le maire sortant », déclare Danielle Cabrimol ;
- et ils n'acceptent pas que leur liste bénéficie du report des voix du candidat du Front National, Louis Aliot, éliminé au premier tour (9,42%) : « Le FN porterait préjudice à notre action, et je veux faire les choses en accord avec mes convictions », dit Robert Figueroa.
Dans le quotidien local L'Indépendant, le frontiste a en effet déclaré que « peut-être que certaines de nos voix iront sur [Jean Codognès] afin de voter pour un autre système ».
Un « préfet UMP » selon le président (socialiste) du département
Mais ces deux retraits sont-ils un motif propre à provoquer celui de la liste Codognès ? Quoi qu'il en soit, depuis que la nouvelle de la décision de ses deux colistiers se répand dans la ville, les rumeurs les plus folles circulent : le préfet aurait d'abord refusé de valider la liste du dissident socialiste, avant de changer d'avis, en toute illégalité, murmure-t-on.
Il faut préciser que le représentant de l'Etat dans les Pyrénées-Orientales, ancien directeur de cabinet Nelly Olin au ministère de l'Ecologie, est qualifié de « préfet UMP » par le président du conseil général du département, le socialiste Christian Bourquin. Lequel s'interroge, sur son blog, sur un éventuel « accord secret » entre Alduy et Codognès, qu'il semble détester. De son côté, Jean Codognès fait comme s'il pouvait gagner, dans son dernier post, en fustigeant « les comportements clientélistes des deux clans ».
Dans la journée de mardi, tout le monde, y compris à la préfecture, s'interrogeait sur la conduite à tenir face à ces désistements. Les deux militants du MoDem pensent qu'en vertu de l'article L267 du code électoral, dans la mesure où ils ont fait part de leur retrait avant que Jean Codognès ne dépose sa liste pour le second tour, en milieu de matinée, ces retraits sont valides. Un autre de leurs colistiers a aussi voulu le faire, mais après, ce qui rendrait son retrait caduc. De plus, si l'on s'en réfère à l'article L265 du même code :
« Pour chaque tour de scrutin, cette déclaration [de candidature de la liste] comporte la signature de chaque candidat. »
La liste Codognès ne comprend évidemment pas celles de Danielle Cabrimol et Robert Figueroa. Mais il suffit de lire la ligne suivante de l'article pour constater que cela ne change rien :
« Toutefois, les signatures de chaque candidat ne sont pas exigées pour la déclaration de candidature des listes qui ne procèdent à aucune modification de leur composition au second tour. »
Mais si ces deux candidats souhaitent se retirer de la liste, il doit bien exister un moyen pour qu'ils le fassent, non ? Nos recherches dans le code électoral n'ont rien donné sur les modalités du « retrait volontaire » évoqué dans l'article L267.
Un candidat a-t-il le droit de se retirer ?
La préfecture des Pyrénées-Orientales, elle, indique dans son « mémento à l'usage des candidats » (rédigé spécialement pour cette élection) que « seuls les retraits des listes complètes [...] sont enregistrés ». Le mot « seuls » ne figure pas dans l'article L267. Tout riverain plus calé que nous en droit électoral est invité à nous aider à éclaircir ce point...
La préfecture des Pyrénées-Orientales a envoyé ce mardi soir aux journalistes les trois listes. Les deux militants MoDem figurent sur celle de Jean Codognès. Contrairement à ce qu'affirme le président du conseil général sur son blog, Danielle Cabrimol n'entend pas effectuer un recours. Robert Figueroa n'a pu être joint pour répondre à cette question.
Par Augustin Scalbert | Rue89
14:08 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 23 juin 2009
Au secours François! Ils sont devenus fous!
Deux, trois jours après la rouste, ils remettent ça. Certains presque inconnus vont se prétendre investis, du haut de leur montagne ou leur campagne, des plus hautes missions susceptibles de terrasser à la fois le lion en place et culbuter son prétendant. D'autres portent déjà le fer comme ils l'ont presque toujours fait, au risque (déjà prouvé) de votes abominables contre nature. Il reste le prétendant, Raymond Trencavel qui lui se contente d'attiser le feu comme s'il était Blanc comme neige. Vicomte imperturbable sur son oppidum, il attend qu'ils se bouffent entre eux. Ca ne va pas tarder. Le risque le plus évident est la santé du Candidat affiché. Ah ! il a ses torts, entre autre, celui par ses phrases assassines de nous faire perdre le titre et l'efficacité de la région. Et si demain nous sommes en panne d'un candidat (de gauche) clairement affiché ? la guerre de succession sera ouverte, d'ailleurs elle l'est déjà, les couteaux ne suffiront pas. Avez-vous réfléchi, que votre ambition insatiable, irréfléchie, malhonnête, nous amènera tôt ou tard à la déchéance ? celle de la perte de cantons, du conseil général, de toutes les villes, certainement les plus importantes, que nous préservions encore du Sarkozisme, etc... en conséquence de la chute inévitable de la région. Mais si, voyons, le processus est déjà engagé avec les Européennes. Heureusement aujourd'hui ça y est, d'autres rappliquent chez les droitistes, c'est une chance de division mais il sont déjà tellement déconsidérés par un précédent mandat par exemple qu'une nouvelle candidature aux primaires de droite parait totalement improbable.
Je l'aimais bien Martine, j'ai même failli voter pour elle. J'ai fait partie des clubs de son Père qui se réunissaient à Lorient au moment où il paraissait le meilleur candidat présidentiel. Mais voyons c'est pas vrai c'est une farce de journaliste : ''on va le jeter définitivement le Frêche''. - A sa place nous n'aurons que l'embarras du choix - Qu'est ce qu'elle a dans la tête, qui sont ses conseillers, ses imprécateurs, ses lobbys de pression ? Car à partir de là nous fonctionnons avec des lobbys sur le plan politique ou du moins politicien. Feu sur les buts recherchés, c'est leur intérêt qui prime.
Nous, électeurs, nous avions tout compris bien avant le dernier scrutin, bilan 16%. Demain y a Perpignan, y a Carcassonne. Quelle rigolade .
HM 17.06.09
11:20 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Palisse est Président
Les hommes ne sont pas toujours conscients de l'histoire qu'ils écrivent, mais sincèrement je ne suis pas convaincu du caractère historique du discours de Sarkozy au Congrès cet après midi.
Bien sûr, il était le premier Président à s'adresser à des parlementaires depuis Thiers en 1873. Naturellement, à ce titre, il trouvera sa place dans les manuels de droit constitutionnel. Mais pour le reste, que de facilités, que d'évidences, que de platitudes...
A l'évidence, il se voulait modeste et peut-être même rassembleur. Reconnaissons lui que sur ces deux points, il y est parvenu. Mais au prix d'un court discours au contenu décevant rempli d'évidences. Quelques heures après, il n'en reste que l'annonce d'un emprunt, une fermeté sur l'usage de la burqa, un entêtement sur HADOPI et le refus d'augmenter la fiscalité.
Par contre, rien sur la protection des salariés menacés dans leur emploi, rien sur une rectification d'une politique fiscale aujourd'hui profondément injuste, aucune clarification sur la réforme de l'organisation territoriale.
Rien de neuf finalement. A Versailles, il n'y avait qu'un seul homme heureux : Nicolas Sarkozy. Il avait voulu modifier la constitution pour connaître un tel plaisir. C'est fait. Tout cela pour ça.
Jean Jacques Urvoas
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lundi, 22 juin 2009
Courrier à Martine Aubry
La commission administrative de la section Beziers 1, reunie ce samedi 20 juin est consternée par les propos que tu as recemment tenus sur Georges Frêche, président de la Region Languedoc Roussillon, propos qui ont été très largement relayés dans les medias locaux.
Nous tenons à te rappeler que l'article 8 de nos statuts sur la designation du (de la) candidat(e) a la présidence d'un conseil régional précise que la désignation du (de la) candidat(e) à la présidence du Conseil Regional se fait au scrutin direct de l'ensemble des adhérents de la region.
Tu comprendras notre stupefaction alors que les militants ne se sont pas prononcés même si tu as tenu ces propos à titre personnel.
Recois chere Martine nos amities
Antonio Fulleda
21:06 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
JE N'IRAI PAS A VERSAILLES...
Je n'irai pas à Versailles le 22 juin. Je l'écrivais déjà lundi dernier. Je n'ai pas changé d'avis même si les députés et les sénateurs socialistes ont, majoritairement, décidé d'être présents.
Je ne désapprouve pas cette décision des Socialistes. Elle a été prise après débat. Cependant, cette décision ne constitue pas une discipline de vote. Il s'agit simplement d'être présent pour écouter le Président de la République.
Je n'étais pas favorable à cette nouvelle procédure mais elle figure désormais dans notre Constitution.
De ce fait, M. Sarkozy a tout à fait le droit de l'utiliser. Au passage, je rappelle que ces modifications de notre texte fondamental n'ont été approuvées en juillet 2008 qu'à une voix de majorité, celle d'un député socialiste qui n'a pas respecté la décision collective.
D'autre part, quand il aura terminé son discours, M. Sarkozy quittera la salle du Congrès et n'écoutera pas les observations que formuleront les intervenants, un par groupe politique et pendant dix minutes. Je n'accepte pas ce mépris du Parlement.
Pire encore, à l'issue des interventions, il ne sera pas possible de voter pour approuver ou désapprouver les propos tenus par le Président de la République.
Circulez, il n'y a rien à dire. Même pas : « Sarkozy, je te vois ! ».
Cette pratique institutionnelle traduit une conception de la République qui n'est pas la mienne.
Pourquoi irais-je la cautionner par ma présence ?
Parce que je suis attaché à la République et au Parlement, je n'irai pas à Versailles.
Bernard Derosier
15:37 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lettre à Martine Aubry
Chère camarade,
Je suis atterrée par tes déclarations concernant Georges Frêche et qui font la Une de Midi Libre.
Je ne comprends pas qu'alors que nous avons pris une claque magistrale il y a à peine quelques jours tu puisses tenir de tels propos qui ouvrent la boite de Pandore et qui plombent délibérement les chances du Parti Socialiste de conserver la région Languedoc Roussillon!
Je ne comprends pas non plus que , Première Secrétaire, tu puisses décider autoritairement qui a ou n'a pas ton imprimatur pour être tête de liste aux élections régionales!
Jusqu'à preuve du contraire, le PS est un parti démocratique et ce sont les miltants qui expriment, par leur vote, leur choix. Ce sont ces mêmes militants qui t'ont désignée , à une courte majorité, Première Secrétaire et que tu bafoues par ces propos.
Lorsque l'on est responsable du PS et qu'on a l'ambition de le rénover , on en respecte les valeurs, même « à titre personnel ».
Georges Frêche a accompli à la tête de la Région un travail remarquable et reconnu par tous , même par ses plus farouches adversaires ( de droite comme de gauche). Laisse donc les militants se prononcer sereinement.
Reçois, chère camarade, mes amitiés socialistes.
Karine Chevalier
08:44 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 21 juin 2009
Burqa et Madrassa...
Oui le titre est volontairement racoleur et provocateur et j'entends bien qu'il y ait plus important comme sujets à traiter cependant il est sur le devant de la scène publique.
Alors non je n'avais pas envie de prendre de gants, et non l'idée qu'on puisse légiférer sur l'interdiction de la burqa en France, pays laïc et républicain, ne me choque pas. Alors certains me diront mais et les soutanes et autres, jusqu'à preuve du contraire c'est très majoritairement le fait des représentants d'une confession et pas d'un citoyen ou d'une citoyenne.
Il y a aussi le gros argument du « oui mais si on l'interdit, on les enferme définitivement »... hum... Très sincèrement, je doute que le port de la burqa aide à la communication avec l'autre. Et j'évite même de parler place de la femme, féminisme... là... je mets au défi quiconque de me démontrer que ce n'est pas une atteinte à l'image de la femme.
Au fait, j'ai une burqa chez moi, une vraie, c'est Marianne (ma compagne) qui l'avait ramenée d'un voyage en Afghanistan pour ouvrir une maison des femmes près de Kaboul. Par curiosité, je l'ai porté... c'est un réel choc, une expérience d'enfermement et de repli qui dépasse sa seule personne. Ah oui, je l'ai portée tout au plus 5 minutes...
Alors oui, aujourd'hui pour moi, il n'y a aucune ambiguïté, la burqa est une prison et je ne vois pas au nom de quoi on serait obligé de la tolérer. Notre politique d'intégration a failli et la gauche est en partie responsable (Manuel Valls a raison) néanmoins reconnaître ses erreurs n'obligent à pas se ranger insidieusement dans le camp des politiques communautaristes. Par « définition », ces dernières ne peuvent échouer car basées sur le repli sur soi.
Et si la France choisit cette voie du communautarisme... ne nous étonnons pas si demain, nous étions amenés à prendre position sur des Madrassas mais nous ne pourrions plus nous y opposer.
Marc Vasseur
09:49 Publié dans Actualités, agenda, Associations, Auto/Moto, Beziers, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


